Actualité - Bourse : les bancaires mènent le bal

Publié le par Apprendrelabourse.org

fotolia-actualit---675198.jpgDans le sillage du Dow Jones qui est allé terminer la séance d'hier soir à 14 101,86 points, les principales places européennes ont été tirées par les bancaires réalisant des gap haussiers à l'ouverture (trou de cotation entre la séance du jour et celle d'hier) qui sont toujours valides ce soir pour le CAC 40 ( + 0,45 % à 5 799,27), Francfort (DAX30 à 7946,79 soit + 0,31 %) et Zurich (+ 0,57 %), l'indice français connaissant un fort volume d'échanges.

Le Dow Jones cependant souffle un peu ce soir et cède - 0,30 % environ à 14 040 vers 18H30 (Paris) dans un environnement de repli du pétrole et de l'euro après la course à la hausse des dernières séances. Les promesses de ventes dans l'immobilier US ont reculé de - 6,5% en août après -10,87 % en juillet sur un mois  (+ bas depuis 2001). En France, les pourcentages de baisse dans l'immobilier sont plus faibles mais la couleur rouge se précise avec la parution d'un prix moyen des logements en baisse de - 0,5 % en septembre portant la progression à - 0,9 % sur l'ensemble du trimestre (données FNAIM)
Si le prix des appartements a cédé - 1,7 % sur 3 mois, ils sont restés stables pour les maisons et la hausse reste d'actualité en rythme annuel à + 4,6 % (contre + 7,1 % sur 2006)

Le taux de chômage dans l'Euroland est resté stable à 6,9% (7,8% en août 2006) et un peu plus faible dans UE27 (Europe des 27) à 6,7 %.

Beaucoup de très bons chiffres sont parus aujourd'hui sur la rentabilité des entreprises non financières britanniques, sur  les montants records de fusions-acquisitions entre sociétés et de l'activité de capital-investissement (prise de participations dans des sociétés) mais l'évocation de ces chiffres ne serait que de peu d'utilité car touchant le 1er semestre, le président de l'AFIC (Association française des investisseurs en capital) ayant déclaré par exemple que 'le marché est fermé' pour les grosses opérations de dettes depuis, sentiment relayé également au sujet des LBO par le patron de la  Banque de France qui  voit la crise du crédit comme ayant pesé fortement sur le secteur. Ces chiffres paraîtront d'ici quelques mois et donneront en la matière l'ampleur exacte de l'impact de la crise sur ces 3 éléments.

Lendemain de fête à Wall Street donc et continuation de celle-ci pour quelques places européennes compte tenu du décalage horaire...

'La crise est "peut-être" finie'
avait dit hier l'ancien patron de la Banque Centrale Américaine  résumant très bien l'ambiance des marchés décrites hier et leurs effets --> Record historique pour le Dow malgré les résultats des bancaires

En tout cas il est du 'bon-vouloir des marchés'  de voir les choses ainsi, l'ensemble de la presse relaye d'ailleurs très peu d'autres propos de ce 'géant' de la finance qui a déclaré ce jour à Londres : "Les politiques des banques centrales sont en train de changer, et elles vont devoir changer parce que le coût de l'erreur lorsqu'on abaisse les taux d'intérêt est beaucoup plus important que lorsque j'étais président" (source :Dow Jones Newswires). Compte tenu de l'inflation actuelle, la baisse des taux est effectivement un peu plus difficile à réaliser.

Anticipations de nouvelles baisses de taux, espoir de rebond de l'activité boursière, relativisation de la crise du crédit : telle est la psychologie dominante qui aura à se confronter dès demain avec l'indicateur de l'activité des services et vendredi avec les chiffres de l'emploi US pour le mois de septembre.

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