Dow Jones : le coeur n'y est pas...

Publié le par Apprendrelabourse.org

fotolia-actualit---675198.jpgLe secteur bancaire a du mal de se remettre des résultats décevants de Bank of America publiés hier, tout un symbole outre-atlantique et dans le monde, donnée qui  emporte à la baisse le secteur des financières à Wall Street avec une ouverture négative qui aura eu raison des faibles tentatives haussières européennes (toutes dans le rouge sauf Madrid à nouveau en hausse de + 0,15 %)

Ceci plombe la bourse tous secteurs confondus avec des craintes sur le crédit ravivées ce soir, les résultats de Google largement supérieurs aux attentes en hausse de + 46 % n'y faisant rien et Caterpillar pourtant également détenteur de bons résultats perd - 3,61 % compte tenu de prévisions annuelles révisées à la baisse. 3M a présenté un bénéfice par action (bpa) en hausse de + 7,4 % sur un an au 3ème trimestre et a indiqué relever ses prévisions de bénéfices .... mais perd près de - 7 % peu après 19 heures. 3M relève ses estimations de profits 2007 mais grâce notamment à la cession de ses activités pharmaceutiques en Europe et la société anticipe une croissance de son chiffre d'affaires  de 7/ 8 % contre 7 à 10 % anticipés lors de publication des chiffres du trimestre précédent.

Les opérateurs 'décortiquent' ainsi les choses et ont tendance à retenir le négatif à nouveau. Le coeur n'y est pas...


D'un point de vue graphique, 2 heures après l'ouverture soit au moment de la clôture de Paris, le Dow Jones avait perdu 250 points par rapport au dernier cours d'hier. Il cote 13 666 en baisse de - 1,601 %..entrain de tester le support à 13 700 en orange sur le graphe de notre dernière analyse graphique  dont une mise à jour est à suivre comme pour le CAC 40 qui limite la perte à 5740,48 soit - 0,46 % de baisse sur sa droite oblique baissière à 1 cheveu près et sous le support des 5750 pour la première fois du mois.

Est-ce le Krach du 19 octobre 1987 qui donne des palpitations aux opérateurs 20 ans après jour pour jour ? En tout cas la réaction est assez peu commune face à de bons résultats doublés de rehaussement de prévisions et va pour l'instant clairement au-delà des prises de bénéfices sur les valeurs concernées. Il en va ainsi souvent des périodes de doutes où si les résultats et les perspectives ne sont pas bons de 'bout en bout', le moindre détail est support et motif à désintérêt pour les valeurs concernées.

La pression baissière est aussi présente avec un dollar au plus bas contre euro et le baril de pétrole très haut, suivi de l'once d'or qui a touché les 770 $, les investisseurs allant largement chercher refuge dans les obligations d'Etat tant aux USA qu'en Europe pour la 3 ème journée d'affilée dans un mouvement de 'flight to quality' ou 'vol vers la qualité/sécurité' assez prononcé aucune statistique économique d'ampleur ne motivant un tel mouvement ou une anticipation de baisse des taux a priori.

En marge de ce mouvement, 2 statistiques sont parues : en Angleterre avec une croissance de l'économie de + 3,3 % au 3 ème trimestre qui représente le niveau le plus élevé en 3 ans alors que les prix à la production en Allemagne n'ont augmenté que de + 0,2 % en septembre et de + 1,5 % sur un an faisant mentir dans le premier cas le ralentissement européen en Grande-bretagne et infléchissant pour l'Allemagne les derniers éléments constitutifs d'une inflation en hausse.

Ceci est cependant des plus marginal dans l'esprit des opérateurs ce soir s'agissant de nouvelles passées.

Ayant attendu jusqu'à plus de 20 heures pour valider cette évolution et faire paraître ces news de fin de semaine, force est de constater qu'avec une perte de plus de - 2 % dorénavant (c'est le direct qui veut cela) aucune de nos lectures d'écrans et retour d'infos ne semblent pouvoir être infléchies... à moins d'un rebond violent lors de la dernière heure de cotations.

En cette fin de semaine, le pétrole, l'or et l'euro en hausse ne sont plus des nouvelles pour personne, le mouvement haussier des obligations l'est beaucoup plus d'autant que des investisseurs plus facilement déçus par les résultats que d'habitude en oublient également leurs craintes inflationnistes  (se 'fichant' ainsi du niveau relatif des taux d'intérêts pourvu que leurs avoirs soient un peu plus en sécurité)

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