Bourse : en baisse avec l'immobilier et Merrill Lynch

Publié le par Apprendrelabourse.org

Fotolia-haut-parleur-3227911-S-copie-2.jpgLe CAC 40 cède - 0,53 % à 5 674,67 points après un nouvel échec sur la résistance  matérialisée par  la droite oblique baissière supérieure en rouge reprise sur le graphe de l'analyse graphique publiée en début de journée  ( --> CAC 40 - Analyse graphique court terme : 2 gaps à combler) et avec un comblement du 1er gap qui invalide donc la figure de retournement sous forme d'ilôt de renversement.

Le retournement à la baisse a eu lieu peu après la parution de la statistique sur les ventes d'immobilier dans l'ancien aux Etats-Unis en septembre. Verdict : - 8% au plus bas depuis 1999 date du démarrage de cette stat et une baisse qui s'établit désormais à - 19,1 % sur un an, après - 4 % le mois précédent et une décélération de - 13 % sur un an à fin août.
  1. . Non seulement le point bas en matière d'immobilier américain n'est pas encore là ... mais la chute s'accélère sur les volumes... et ce mouvement concerne également les prix :
Prix médian sept 07 : 211 700 $              prix médian août 07 : 224 400 $
 
**** Le Dow Jones cède ainsi - 1 % environ vers 18 heures à 13 539 points sur ces éléments avec en arrière-plan les très mauvais résultats de la grande banque d'affaires Merrill Lynch (en perte de - 5,67 % à 63,28 $ ce soir) qui a passé des provisions pour dépréciation de créances douteuses et irrécouvrables à hauteur de 7,9 milliards $ au troisième trimestre (contre 5,5 Mds $ annoncé en début de mois) ... la perte s'élève en conséquence à - 2,3 milliards $ montant qui l'a amené à enregistrer sa première perte en six ans (+ 3 Mds $ au même trimestre 2006)
  1. Sont en cause : mauvaise gestion des risques, engagements de piètre qualité autant dans le secteur immobilier que dans les LBO pour des activités qui sortent un peu de son 'coeur de cible' historique, la banque ayant un savoir-faire en matière d'actions moins dans les secteurs de l'immobilier et des effets de levier.
Ces dépréciations représentent en montant plus que celles déclarées en cumulé par les 5 autres grandes banques d'affaires US jusqu'ici.

 

Est ce que la banque "a chargé la barque" ?... ou bien est-ce ses concurrentes qui ont moins déclaré ? A-t-elle réalisé d'aussi piètre affaires de façon aussi isolée que cela ? Voilà les questions qui tournoyent dans l'esprit des opérateurs ce soir avec un chiffre absolument calamiteux pour le produit net trimestriel qui passe de + 9,8 milliards $ au 3T06 à... (non, il n'y a pas d'erreur) 577 millions $ pour le trimestre passé soit une baisse de près de 95 % montrant l'assèchement complet des opérations.

Qu'arrive-til à une banque qui réalise de mauvais prêts ? Sa note de crédit est aussi dégradée comme pour tout un chacun et c'est l'autre information importante du jour, l'agence de notations internationale Standard & Poor's vient de dégrader la note de crédit de cette banque prestigieuse sinon la plus prestigieuse et très souvent vu comme un indicateur avancé de l'indice large US, le S&P 500 ou du Dow Jones comme déjà vu fin février : 
  1. . Les banques US en repli : l'histoire se répète ?
  2. . Les banques US en repli : l'histoire se répète ? (2 nd partie)
La suite ? Il reste suivant la déclaration de la banque pour environ 21 milliards $ de crédits titrisés dont la valeur dépend largement de la liquidité de ses titres comme de la volatilité de l'aversion au risque des opérateurs.

Le secteur technologique n'est pas en reste avec des décrochages prononcés sur le Nasdaq (en perte de - 2 % environ) à l'image de Broadcom et d'Amazon.com qui perd - 15 % envrion alors que Saint Gobain termine 2nd du CAC 40 surfant sur ses bons chiffres, Stmicroelectronics prenant la tête avec + 5,57 % suite à de très bons résultats comme Volvo à la bourse de Stockholm (2nd producteur mondial de camions) Détaillons comme pour Casino hier les choses pour bien comprendre ce qui se passe :
  1. Ventes Volvo :
  2. . Etats-Unis  : - 35 %. 350 000 ventes en 2006, 200 à 220 000 prévue pour 2007
  3. . Europe de l'Est : + 78 %
  4. . Amérique du Sud : + 14 %
  5. . Asie : + 200 % (avec acquisition de Nissan Diesel)
  6.  
Ce soir et après plusieurs mois pendant lesquels les statistiques de centaines de milliers d'américains se sont agglutinées emmenant à la faillite  à ce jour près de 170 prêteurs US ou organismes de crédit immobilier à risque (en dehors du statut bancaire) puis de banques allemandes (IKB), anglaises  (Northern Rock) ou américaines (Country wide financial) dans des positions  nécessitant des formes plus ou moins prononcées de "sauvetage", une des plus prestigieuses banques d'affaires de Wall Street fait ce soir l'objet d'une suspicion plus vue depuis des décennies.

Vous connaissez 'la musique' dorénavant lorsque l'aversion au risque progresse : les anticipations de baisse des taux s'affirment, le mouvement de fuite vers la qualité se renforce en direction des obligations d'Etat qui progressent fortement, le yen regagnant de l'altitude dans des débouclages d'opérations de carry trade, celles-ci étant par nature spéculatives.

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