Actualité - Bourse : la croissance américaine plus forte que prévue

Publié le par Apprendrelabourse.org

fotolia-actualit---675198.jpgAprès la surprise d'hier concernant l'hésitation supposée de la Fed concernant une baisse de - 0,25 % ou un statu quo concernant les taux d'intérêts alors que les anticipations oscillaient jusque là plutôt de - 0,25 à -0,50 %, la surprise du jour est venue de la 1ère estimation du PIB (Produit Intérieur Brut ou richesse créée sur le sol US) pour le 3 ème trimestre qui est ressortie à + 3,9 % contre + 3 % anticipé et après + 3,8 % au 2nd ce qui renverse le consensus portant sur un ralentissement et montre la résistance importante de l'économie aux déboires de l'immobilier et de la crise du crédit.
Ce sont surtout les dépenses de consommation (+ 3 % contre + 1,4 % au 2T07) et les exportations (+ 16,2 % grâce au dollar) qui ont tiré le chiffre vers le haut alors que l'investissement résidentiel chute de - 20 %.
Les dépenses dans la construction privée non résidentielle (bureaux, commerces, usines) ont même progressé de + 1,5 % à un niveau record.

Une bonne nouvelle étant souvent suivie par une autre : l'inflation calculée n'a augmenté que de + 0,8 % contre + 2 % anticipé, celle des dépenses de consommation (dit PCE) hors alimentation et énergie qui est un des indicateurs phares de la Fed pour jauger le niveau d'inflation ressort à + 1,8 % contre 1,4 %.


Sur le fond, rien ici ne motive une baisse des taux... en théorie et en temps normal.
Par ailleurs, 2 jours avant la parution de la statistique officielle des créations d'emplois, l'endquête ADP a fait ressortir un nombre de créations de 106.000 emplois en octobre contre 61.000 en septembre et 60 000 anticipé par les économistes.

L'inflation dans l'Euroland en octobre est ressortie plus forte que prévue à + 2,6 % contre + 2,1 % le mois précédent et + 1,7 % en août, bien au-dessus de l'objectif maximal de la BCE qui se situe à 2 %.  Avec un taux de chômage en baisse dans la zone, ces chiffres pourraient motiver sur le fond une augmentation des taux mais l'anticipation générale des économistes est au maintien des taux de la BCE à leur niveau actuel soit 4 % d'ici la fin d'année en l'état actuel.

Si l'activité reste fragilisée en tenant compte de
l'indice des directeurs d'achat (PMI) de Chicago (indicateur prospectif alors que le PIB mesure le passé) qui est ressorti aujourd'hui à 49,7 contre 53 attendu, 54 au mois de septembre et sous la barre des 50 qui marque une contraction de l'activité dans le secteur, les données du jour sont à l'inverse des anticipations du marché formulées depuis plusieurs jours et marquent une rupture positive face au flôt de statistiques en dégradation enregistrées jusqu'ici.

Evidemment, les obligations d'Etat chutent ce soir avec des taux qui se tendent. Le CAC 40 grimpe de + 0,76 % à 5 847,95 points alors que le Dow Jones progresse de + 0,50 % à 13 863 points dans l'attente de la décision à 20H15 19H15 (changement d'heures !) qui sera communiquée ici en fin de soirée après clôture de Wall Street.
  1. --> Rappel : demain 1er novembre, la réglementation MIF devient éffective :
  1. . Ouverture des marchés financiers - réglementation "MIF" : L'essentiel à savoir (Partie 2)
  2. . Ouverture des marchés financiers - réglementation "MIF" : l'essentiel à savoir (Partie 1)

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