Marchés financiers : Dégradation accrue des financières et indécision croissante

Publié le par Apprendrelabourse.org

Fotolia-haut-parleur-3227911-S-copie-4.jpgVoici les principales publications du jour:

. La production industrielle aux USA a baissé de - 0,5% en octobre contre une hausse attendue à + 0,1 % soit le plus fort repli depuis janvier et après + 0,2 % en septembre. La progression sur un an s'établit à + 1,8 %.

. En 1ère estimation, l'excédent commercial de l'Euroland s'élève à 3,1 milliards d'euros en septembre contre +2,3 milliards en septembre 2006.

. Les achats nets de titres américains à long terme par les étrangers se sont élevés à 26,4 milliards de dollars en septembre contre 66 milliards $ attendus et 70,6 milliards en août.
  1. ***** Mais ces données globales en dehors de la première qui est une 'surprise' sont à nouveau passées au second plan avec une nouvelle séance de baisse hier soir à New York, les bancaires payant un lourd tribut et notamment le géant du crédit hypothécaire Fannie Mae pourtant dans le giron de l'Etat Fédéral qui a perdu - 9,88 % et a redévissé ce jour en début de séance tout à l'heure sur les 36,88 $ soit - 14,31 % (dans des volumes importants) pour une entité créée dans les années 30 et dont l'une des activités actuelles est de racheter les crédits immobiliers aux courtiers, aux prêteurs et aux banques suivant différents critères afin de les revendre sur les marchés financiers sous forme d'obligations adossées à des emprûnts et auxquelles elle donne sa garantie dont sa valeur est de nature quasi-publique. La défiance est ici concernant le système de prêts immobiliers tout à fait importante désormais et touche des entités au sommet de la hiérarchie et de l'édifice financier américain, le dernier cran étant désormais le Trésor US et le gouvernement US.
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  3. Les marchés votent la défiance d'autant plus pour situer les choses que ces derniers mois et dernières semaines, Fannie Mae et d'autres organismes de ce type avaient fait l'objet de spéculations à la hausse de façon marquées notamment à partir de propos de politiciens et du patron de la Réserve Fédérale qui voyaient ces entités comme le réceptacle potentiel d'un plus grand nombre de prêts immobiliers (via une augmentation du volume des garanties autorisées de ces organismes)
La banque Dexia (européeenne mais en fait surtout franco-belge) a également plié en raison de résultats en baisse et de l'exposition de sa filiale FSA aux USA. L'action clôture en baisse de - 7,36 % en queue de peloton du CAC 40 à 17,87 €, les profits restant cependant globalement encore assez élevés.

L'indécision est telle que l'évocation des soubresauts du jour nous ferait tomber dans une forme  "d'explicationnite" très temporaire à laquelle nous nous refusons, les éléments essentiels ici étant ceux évoqués à la mesure de la peur, de l'aversion au risque et des doutes qui prennent racines chez les opérateurs notamment au travers de nos articles de mardi soir et mercredi.

Le CAC 40 termine en baisse de - 0,67 % dans des volumes assez élevés les plus importants de cette semaine qui se termine sur un score vierge (-0,01 % de perte sur les 5 dernières séances) à 5 523,63 points, Francfort perd - 0,71 % et comble ainsi le gap haussier ouvert le 18 septembre dernier comme vu dans
Dax - Analyse graphique - 10 ans de bourse à Francfort : panne ou respiration ? La surveillance de la bourse allemande fera l'objet donc semaine prochaine d'une attention particulière.

Pour sortir de ce contexte assez peu réjouissant, notez que les députés français se pencheront cette nuit sur la suppression de l'impôt de bourse à l'Assemblée Nationale, élément que nous détaillerons de façon plus complète très prochainement.

Finalement que retenir de tout ceci à la veille de ce week-end et à quelques semaines de la trêve des confiseurs ? L'année boursière présente une performance de - 0,33 % par rapport au 1er janvier avec une volatilité équivalente à celle du 3ème trimestre 2003 en plein début de la guerre d'Irak (mais qui alors était en décroissance, ce qui est l'inverse actuellement) et pour une perception des risques financiers sous-jacents à des années lumières de ceux qui étaient perçus par le consensus de marché au 1er janvier 2007.

2 éditos sont parus sur ce site en 2006, aucun encore en 2007 en dépit d'un annoncé sur la Chine que nous gardons encore 'sous le coude', il n'y a en l'état aucun élément nous permettant d'invalider l'un ou l'autre dans un sens ou dans l'autre, nous sommes toujours dans la direction de ce qui était évoqué dans l'un et l'autre : les difficultés d'appréciation du dollar, la récession immobilière et les faillites. Ce sont des rivières qui grossissent de jour en jour dans un contexte de croissance mondiale encore très élevée historiquement surtout dans sa durée et de bénéfices de sociétés toujours sur des plus hauts historiques.
Trader à court terme ou investisseur à long terme, ces données s'imposent à chacun d'entre nous sur une opération de 500 € ou de 500 000.

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