Actualité Bourse : Paris boosté par le "Black Friday" et les banques

Publié le par Apprendrelabourse.org

fotolia-actualit---675198.jpgBlack Friday  ('Vendredi noir' faisant référence aux magasins noirs de monde aux USA à l'occasion de Thanksgiving qui signe le grand départ de la saison  des ventes de fin d'année à ne pas confondre avec "Black thursday" ou jeudi noir du grand Krach qui s'est tenu le 24 octobre 1929) s'est déroulé à Wall street dans une atmosphère de hausse pour une bourse américaine qui vient de clore à 19 heures  exceptionnellement ouverte pour une demi-journée.

Le Dow Jones signe un rebond très attendu après être passé sous les 12 850 points, progressant de  + 1,42 % à 12 980,88 points dans des volumes évidemment très faibles, beaucoup d'opérateurs étant absents durant ce week-end prolongé.

L'euro  a connu un nouveau record à  1,497 $ dans la nuit avant de retomber et se stabiliser aux alentours des 1,485 $, l'or et l'argent-métal reprenant leur marche en avant à 822  $ et 14,75 $ l'once respectivement.

Egalement sur des seuils critiques pour certains indices, la Bourse de Paris aura raflé  avec ses principaux indices les toutes meilleures performances du jour, le SBF 80 fermant à + 2,64 %, le SBF 250 en hausse de + 2,02 % et le CAC  40 montant vigoureusement de + 1,94 % à 5 521,17 points.

Si l'effet "black friday" a permis d'assurer une progression régulière avec le Dow Jones,  le cavalier seul parisien du jour se fonde sur une "mini razzia" concernant les bancaires françaises (Dexia + 5,16 % en tête de liste) qui fait suite à une étude de l'agence de notations internationale  Moody's qui donne une perspective stable au secteur bancaire français, celui-ci apparaissant pour l'agence bien armé pour faire face à la crise actuelle surtout par rapport à leurs consoeurs américaines ou britanniques. La diversification des activités et la faiblesse des dépréciations les placent dans des configurations de réduction de profitabilité mais pas face à une remise en cause potentielle de leur solvabilité. L'anticipation reste cependant à une augmentation des dépréciations et pertes diverses sur le sujet pour l'avenir.

En France, la consommation de produits manufacturés a baissé plus que prévu (-0,2 %) en octobre de -1,1 %, la croissance s'établissant à + 2,7 % dorénavant sur un an, le chiffre du mois de septembre ayant par ailleurs été révisé de + 0,1 % en 1ère estimation à - 0,3 %.

  1. . Cette dégradation s'est accompagnée pour la zone euro d'une baisse de l'indice PMI des directerus d'achat du secteur des services à 53,7 après 55,8 en octobre, à son plus bas en 27 mois. Les attentes se situaient à 55,2.  L'enquête fait ressortir les prix les plus hauts payés depuis 2000.
  2. . Pour le secteur industriel, le chiffre ressort à 52,6 contre 51,5 en octobre (qui marquait un plus bas de 26 mois)

    --> Le chiffre de l'indice 'composite' qui fait la synthèse de ces 2 données ressort à 53,8 contre 54,7 le mois dernier, signalant donc a priori un ralentissement de l'activité globale.
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Comme d'habitude, d'autres articles sont à suivre ce week-end et dès demain notamment la suite de Graphiques de bourse : échelle linéaire ou logarithmique ? (Partie 1)

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