Les bourses refluent, l'euro / dollar au-delà de 1,60

Publié le par Apprendrelabourse.org

Sentiment diffus aujourd'hui avec un grand nombre d'informations contradictoires qui s'entrechoquent sur un grand nombre de sujet. Le CAC 40 perd - 0,77 % à 4 872,64 points et le Dow Jones - 0,82 %. Les volumes régressent encore à Paris et la hausse sur les 5 dernières séances reste aux environs de + 2 %... cela reste en l'état un mouvement de consolidation de la hausse précédente.

Au chapitre des résultats de sociétés, si McDonald's, AT&T parmi les plus importants auront reçu un accueil plutôt favorable bien que modéré, Texas Instrument aura semé le doute parmi les technologiques avec des perspectives de résultats revues pour le 2nd trimestre de 0,48 $  à une fourchette plus timorée 0,42/0,48 $ par action.  DuPont perd - 4 % compte tenu de perspectives pour 2008 qui s'assombrissent dans le 'ton' du discours, même s'il confirme ses objectifs financiers pour l'année en cours pour l'heure.

Indice de confiance - SSGM/State Street - des investisseurs des principales zones (entre mars et avril) :
· USA : 72,8 après 77,2 (- 5,7 %)

· Europe : 76,8 contre 87,7 le mois précédent (- 12,5 %)

· Asie : s'érode à 86,2 au lieu de 87,9 ( - 2 %)



Les ventes d'immobilier ancien le mois dernier aux USA ont baissé de - 2 % sur un mois après + 2,9 %. Les stocks progressent à 9,9 mois alors que les prix médians ressortent en baisse de - 7,7 % d'une année sur l'autre selon la Fédération Nationale des promoteurs immobiliers (Nar). Le prix médian s'établit désormais à 207 000 $ pour des ventes en baisse de - 19,3 % sur un an.

A quelques jours de la décision de la Banque Centrale américaine sur sa politique de taux (30 avril), son homologue canadienne a baissé les siens de - 0,50 % aujourd'hui. Cette décision couplée à des discours de gouverneurs de la BCE en Europe laissant supposer qu'elle serait prête à augmenter les siens pour limiter l'inflation (le statu quo reste toujours en l'état le scénario central encore pour l'heure toutefois)  a préparé le terrain d'un nouvelle glissade du dollar contre euro (compte tenu du différentiel de rémunération qui résulte de ces informations de part et d'autres de l'Atlantique) et établi les bases d'un nouveau record de l'euro qui a passé les 1,60 $ pour la première fois après la statistique immobilière ci-dessus. Est-il utile de rappeler que le dollar encaisse les problèmes immobiliers de façon systématique depuis des mois sur ce type de nouvelles ?

Comme attendu la Royal Bank of Scotland a fait part d'une augmentation de capital de 25 milliards $ pour améliorer ses ratios de solvabilité notamment avec l'acquisition d'une partie du hollandais Abn Amro et encaisser environ 12 milliards de dépréciations liées aux crédits. Un montant de levée de fonds pour une banque jamais vu au Royaume-Uni.

Demain sont attendus les chiffres de la consommation des ménages en France pour mars et les commandes à l'industrie européenne en février ainsi que les résultats trimestriels de Boeing.

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carotte 24/04/2008 20:27

C'est incroyable cette dégringolade du $. A votre avis, peut elle continuer longtemps ?Bien à vous

Gilles Caye 25/04/2008 09:48


€ / $ . Je n'ai malheureusement pas de diplôme de devin :-)

L'essentiel du site est de vous donner des éclairages et des grilles de lecture vous permettant de fonder sur quelques principes vos propres anticipations et jugements en s'enraçinant dans
l'évolution concrète des marchés financiers jour après jour les connaissances et les approches délivrées.

En vous donnant les charnières, les principes et rouages essentiels, vous pouvez de manière dynamique et autonome comprendre et suivre au fur et à mesure (enfin je l'espère) mieux l'évolution des
choses et devenir autonome progressivement. Qui plus est un avis n'est valable qu'à un instant 't' et susceptible de varier à tout moment surtout dans notre domaine.

Vous trouverez différents éléments d'appréciation dans l'article qui vient justement de paraître pour fonder votre opinion :

Taux et euro / dollar : une
liaison critique

Avec des taux qui remontent aux USA et un indice IFO médiocre qui réouvre plus largement les anticipations de baisse des taux en Europe, la situation est entrain de s'inverser avec la précédente
qui prévalait jusqu'en ce début de printemps où les taux US baissaient pendant que la BCE détenait des armes pour maintenir ses taux rigoureusement en l'état. Le différentiel de rémunération qui en
résulte et qui est donc entrain d'évoluer influe et influera sur les parités de change des 2 principales monnaies mondiales au moins pour partie.

Cordialement,