Bourse : Le pétrole fait le tri, la Fed étrille

Publié le par Apprendrelabourse.org

Le pétrole passe les 132 $ le baril et emmène dans son sillage les parapétrolières telles que Vallourec en tête du CAC 40 en hausse de + 2,17 % ou Technip en progression de + 3,37, Gaz de France, Suez ou encore Total alors que les 3/4 des valeurs de l'indice phare parisien cloturent dans le rouge. Les valeurs de l'automobile à l'inverse avec un pétrole cher sont à la peine (Peugeot - 4,61 % ou Renault - 3,32 %) de même que Michelin ou Air France. Les bancaires alourdissent la note, UBS faisant l'objet de rumeurs de recapitalisation sans doute insuffisante. Le CAC 40 ferme la séance en baisse de - 0,54 % à 5 027,55 points sur sa moyenne mobile  à 20 jours comme le DAX à Francfort qui aura repris appui sur la sienne pour clore en baisse de - 1,09 % à 7 040,83 points.

L'indice IFO du climat des affaires en Allemagne en  mai est pourtant ressorti supérieur aux attentes à 103,5 après 102,4 en avril →
Historique de l'index IFO

L'indice se calcule à partir  d'une enquête auprès de 7.000 entreprises qui ont fait part d'une situation globale, présente et future en amélioration d'un mois sur l'autre tant dans les services que dans l'industrie. Entrecoupée seulement de quelques jours de baisse début avril la hausse du Dax se sera réalisée pratiquement sans heurts depuis 2 mois. Impact du pétrole, soucis bancaires et saine reprise de souffle se mêlent ici à la bourse de Francfort pour la plus forte baisse en Europe. Les technologiques allemandes terminent toutefois dans le vert très légèrement comme Amsterdam (aidée par Shell + 3,44 %), Londres et Milan.


A noter, les 2 surprises au programme du jour pour l'or noir aux USA : l'inventaire des stocks de pétrole brut de la semaine dernière ont reculé de 5,4 millions de barils contre une hausse de 600 0000 barils attendue et de - 800 000 barils pour l'essence contre une hausse anticipée de 700 000 barils.

L'IFO aura dopé l'euro qui a accéléré en direction des 1,58 à 1,5778 $ peu après. D'un point de vue graphique, l'euro/dollar est ainsi revenu au-dessus du niveau de la cassure du biseau ascendant vu la dernière fois et 'bute' contre le support en bleu devenu depuis une résistance après avoir largement repassé à la hausse sa moyenne mobile à 90 jours →
Taux et euro / dollar : une liaison critique

L'autre moment fort du jour concerne la publication du rapport du Comité Monétaire de la Banque Centrale US qui avait décidé fin avril d'une baisse de taux à hauteur de 0,25 %. L'Institut émetteur de la première devise mondiale a ainsi fait connaître son inquiétude sur la réduction de richesse encourue par les ménages actuellement consécutivement à la baisse des prix de l'immobilier et à la hausse des prix du pétrole. Elle souligne s'attendre à un premier semestre particulièrement faible en terme d'activité qui devrait engendrer une forte hausse du chômage. Paralèllement, les incertitudes concernant l'inflation sont très élevées ce qui a motivé une baisse de - 0,25 % des taux... 'sur le fil'.

L'information principale concerne donc l'évolution assez importante du delta entre l'appréciation à la hausse du risque inflationniste et la révision des prévisions de croissance à la baisse. Désormais, la Fed anticipe une croissance du PIB de 0,3 à 1,3 % pour 2008 contre une fourchette de 1,3 à 2 % précédemment.

Le Dow Jones casse allègrement les 12 800 points sur la nouvelle et se trouve rejeté sur sa moyenne mobile à 50 jours aux environs de 12 600 points.

Les marchés s'ajustent ce soir en faveur de l'Europe via l'euro  qui est reparti à l'assaut des 1,58 $, encore un peu plus haut à 1,5792 et plombent complètement les marchés actions avec un duo 'inflation -croissance' assez peu favorable et à la 'guérison' décalée dans le temps.

'Modération de l'inflation remise à un peu plus tard' et 'regain de croissance également' étaient au menu du jour.

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