La Fed laisse son taux directeur inchangé

Publié le par Apprendrelabourse.org

Les commandes de biens durables aux USA sont restées stables en mai après une baisse de - 1 % en avril conformément aux attentes. Le recul n'est que de - 0,1 % en cumulé sur les 5 premiers mois de l'année par rapport aux 5 premiers mois de 2007. Ceci confirme la relative résistance déjà évoquée les mois passés.

Au chapitre de l'immobilier en revanche les ventes de logements neufs toujours aux USA ont à nouveau cédé - 2,5 % en mai plaçant le curseur de la baisse annuelle au-delà des - 40 % désormais. Le chiffre est globalement conforme aux attentes. Le nombre de maisons invendues représente 10,9 mois de stock contre 10,7 en avril. Après avoir observé le mois passé le prix médian dans son évolution historique qui passe à 231 000 $ ce mois-ci en baisse annuelle de - 5,7 %, voyons avec le graphe ci-dessous sur près d'un demi-siècle les interactions entre les ralentissements ou les crises immobilières et l'évolution de l'économie en général :

Les choses sont très claires. Les phases de repli des ventes finissent en récession (périodes signalées en rose) sauf lors du Krach rampant de la bulle internet en 2000 et lors de la récession de 2001. Baisse historique des taux, allongement de la durée des prêts, engouement général des ménages pour l'immobilier, relâchement des normes de crédit et afflux de capitaux via les techniques de titrisation ont permis entre autres éléments à l'économie de s'adosser sur la croissance immobilière pour perpétuer sa marche en avant à cette période. La correction est à la hauteur du boom qui l'a précédé. Une chute sans précédent pour un boom et dorénavant une crise également sans précédent depuis la guerre.


Tendus à l'extrême les marchés européens ont regagné du terrain avec un courant acheteur un peu plus perceptible que lors des tentatives de rebond précédentes. Les achats à bon compte et les prises de bénéfices sur les positions baissières des banques permettent à celles-ci d'opérer un rebond conséquent sur la séance notamment à Paris qui termine en hausse de + 1,40 % à 4 536,29 points.

D'un point de vue graphique, en complément de l'analyse parue ce matin, vous trouverez ci-dessous une analyse graphique plus court terme du CAC 40 qui résume les principales résistances à la hausse. Il s'agit en fait ni plus ni moins du résumé des principaux supports précédents vus tout au long de ces derniers temps avec à chaque fois les décrochages qui s'en sont suivis. Les supports en vert correspondent en 'fin' à la borne haute du gap de mars avec sa phase initiale de test de ses qualités en tant que support avec les mouvements saccadés de comblement progressif de la mi-juin puis en  'gras' la rupture définitive.


En noir, le biseau et les excès baissiers en dehors débouchant ce soir sur la première réelle tentative de sortie à la hausse depuis 13 séances. Un nouveau mouvement va s'enclencher. Vous en connaissez donc les implications dans un sens comme dans l'autre et le balisage.

La FEd sans surprise a décidé de laisser ses taux directeurs à 2 % et a indiqué que les craintes sur la croissance se sont légèrement dissipées alors que l'attention et les anticipations concernant l'inflation ont en revanche augmenté. Statu quo et discours dans la droite ligne des attentes...

Depuis cette annonce le marché est en pleine tergiversation avec un encéphalogramme des cours qui s'est un peu affolé dans tous les sens à plusieurs reprises (mais avec une amplitude assez limitée) alors que le dollar a été propulsé à la baisse contre euro avec nettement moins de doutes. Le Dow Jones termine à l'équilibre, l'élan haussier quelque peu coupé.

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