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comprendre le monde de la Bourse, de la Finance et de l'Economie de manière pédagogique et neutre pour agir concrètement ou à titre
purement intellectuel
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Le CAC 40 progresse in extremis de + 0,38 % à 3 310,87 points et le Dow Jones + 2,02 % avec près de 500 points
gagnés dans la dernière heure de cotations.
→ Le fait notable aujourd'hui est lié aux aspects purement techniques :
L'indice parisien ci-dessous est venu valider son support (hier simplement noté en pointillés puisque ce dernier ne passait que par 2 points) à partir duquel un rebond s'est opéré de manière
vive. Pour le Dow Jones, illustré hier dans l'article intitulé 'La chute de la demande déprime la
bourse', celui-ci ferme également sur son support
signalé en rouge et validé dès hier soir.
Le Dax, lourd, termine en revanche en baisse de - 1,12 %, très proche de ses plus bas après avoir été malmené par les
valeurs industrielles et par le soufflé qui retombe sur le titre Volswagen.
Indépendament de l'actualité économique, politique ou financière, les prochaines heures de cotations sont ainsi
susceptibles d'impulser un nouveau mouvement au sortir de cette configuration dans laquelle les cours sont coïncés désormais. A ne pas oublier : le gap toujours ouvert entre
3418 et 3436 pour le CAC 40 (trou de cotations entre les séances d'hier et d'avant-hier) et la publication du chiffre des ventes de
logements anciens aux USA pour le mois dernier qui paraîtra à 16 heures de Paris et qui pourrait animer la séance à ce moment précis, une des rares données statistiques
générales de cette semaine.
On sort d'une séance très volatile, nerveuse et très excitée qui a imprimé de nouveaux écarts importants entre les
valeurs qui sont étrillées si les résultats et perspectives ne sont pas au rendez vous. Essilor gagne 14,19 % grâce à un chiffre d'affaires sur 9 mois en hausse de + 5,4 % qui est en ligne avec
le rythme de croissance historique et qui rassure ainsi les opérateurs. En revanche le groupe ABB perd - 20 % à Zurich pour avoir réalisé 927 millions $ de bénéfice net au 3 ème trimestre
contre 973 attendus, mais en hausse de 26 % par rapport aux 738 Mio réalisés il y a un an à la même période. Le groupe connaît une baisse des commandes. Alstom tombe dans son sillage de
- 10,54 % à 34,535 €.
La hausse provient principalement des pétrolières avec un gain de + 9,01 % pour Exxon Mobil dans la foulée du baril qui tente de rejoindre les 70 $. A l'inverse, les compagnies aériennes
souffrent comme Air France qui lâche - 12,82 %, dont le cours est divisé par 2 depuis le 1er janvier, et qui vient de se poser sur un support non négligeable. Le secteur automobile perd
- 7,22 % à Paris derrière celui des ressources de base à - 9,7 %.
L'indice de fret maritime BDI perd encore - 5,90 % à 1149 soit la 14 ème séance de baisse d'affilée et une division par 10 depuis les plus hauts historiques du 1er semestre
(Cf. Edition Spéciale : l'économie plie, le commerce mondial plonge)
On en oublierait presque les bancaires...
Ces dernières (ci-dessus pour les américaines) sont en passe de terminer pourtant la semaine très proche de leurs plus bas.
Au final,, que ce soit en termes financiers ou en terme de sociologie de groupe (le groupe des acteurs du marché par exemple), quel est la réalité d'un "support" ?
Le néophyte a tendance à se raccrocher à sa sensibilité et à ses connaissances dans d'autres domaines pour tenter de percer ce milieu et le domaine de la bourse.... géométrique, topologique, astrologique, sociologie sont des associations qui pourraient être chez un autre d'ordre politique, artistique, morale que sais-je encore ? C'est là quelque chose de fréquent et de fort naturel, chacun y allant de son ressenti et évoquant alors sous diverses formes des analogies imagées...
Il m'est impossible de vous répondre valablement en terme 'DE'... c'est à dire de réduire le sujet à quelque chose d'autres et d'extérieur qu'il n'est pas forcément
Le sujet est juste ce qu'il est.
Il ne s'agit ici que de le vivre dans sa représentation factuelle, réelle et quotidienne et d'en tirer des éléments remarquables permettant une synthèse, une compréhension, un outil de décision éventuel pour ceux qui sont actifs en bourse. Se basant sur des chiffres, des données et des statistiques, la bourse évolue également au gré de nos sentiments humains (peur et cupidité au premier chef) et de notre tendance grégaire et de notre propension à agir par mimétisme. Il y a là une dimension plutôt rationnelle (celle des bilans et des comptes de résultats) et celle plutôt irrationnelle qui résulte de la psychologie de tous les acteurs qui forment au travers de la rencontre de leurs ordres les cours, soit le marché. C'est la première réalité celle qui s'impose par le jeu de millions de transactions qui amènent sur un indice à constater une identité remarquable, représentative d'une psychologie de groupe.
Il s'agit ainsi de faire parler le marché en quelque sorte et voir où sont ses points cruciaux, ses tendances et ses lignes de fracture potentielle comme pour une personne. Les forces et faiblesses d'une configuration, les forces en présence pour approcher une probabilité d'évolution ultérieure si on casse, si on franchit...
L'analyse technique se base sur la psychologie. Les ouvrages mis en lien sur ce site aux chapitres 'Analyse technique', les rubriques 'se former' ou 'trader/trading', vous renseigneront plus avant mais hier Michel Delobel a fait quelques rappels que je vous invite à lire pour une première approche. Des chapitres entiers ont été écrits sur les supports par beaucoup d'autres, difficile de tout vous dire dans un commentaire :-)
C'est là où, les forces en présence sont susceptibles de basculer, lieux des combats acheteurs/vendeurs les plus vifs, les endroits où les uns et les autres sont susceptibles de placer des ordres stop pour déclenchement d'achat ou de ventes si jamais les cours les enclenchent, les zones à partir desquels on se fixe comme limite de ne pas perdre plus etc.
C'est un moyen de poser les choses à plat, de dialoguer avec le marché et non pas avec soi ou ce qu'on voudrait que fasse le marché. C'est un moyen pour se positionner concrètement et poser des limites pour le cas où le trade n'aille pas dans le sens souhaité. C'est un des procédés parmi de nombreux autres pour mener une analyse.
Enfin, dans le cas d'espèce, c'est l'occasion pour moi de vous montrer parmi les milles et une analyses qu'on peut lire, qu'une simple droite aujourd'hui encore reste pour Monsieur le Marché 'essentielle'. Et ça, ça vaut mille discours :
Les pièces du jeu tombent une à une
Cela permet de ne pas tout 'expliquer' justement car tout ne s'explique pas, tout ne se justifie pas forcément, c'est impossible. Notez aussi : comme à force tout le monde a les mêmes supports et les mêmes résistances, il y a là une 'auto-réalisation', une sorte 'd'appel visuel' pour les traders, un autre aspect de la psychologie des intervenants...
D'ailleurs en revenant aux aspects financiers plus rationnels comme les bilans fiscaux et financiers. Qu'est ce qui fait que telle ou telle chaîne de magasins de vetêments marche mieux qu'une autre ? La mode... vous avez des chiffres d'affaires, des résultats nets et des ratios qui se fondent largement sur de l'irrationnel... bref, l'air du temps.
L'économie et la finance sont aussi largement humains, irrationnels et très peu scientifiques dans leur vécu. Il faut en tenir compte. Et nul besoin d'opposer l'un à l'autre, la bourse est faite de rationnel et d'irrationnel, il s'agit juste d'accaparer les informations d'un côté et de l'autre. C'est un des moyens d'en tenir compte et d'en tirer profit si vous le souhaitez au quotidien et concrètement.
La réalité d'un support ne vous échappera alors plus, surtout en temps de krach ;-)
Et c'est tout à fait juste que le post précédent était déjà très éclairant. Malheureusement mon agrégateur me propose les articles en ordre anti-chronologique.
Pour mémoriser concrètement et pour que vous puissiez sortir des 'comparaisons' et rentrer un peu plus dans le sujet :
Les résistances (validées à partir de 3 sommets reliés) ou les supports (validés par une droite qui passe par 3 creux au moins) sont une des bases de l'analyse technique qui se fonde sur l'étude des cours.
Les cours sont issus de la confrontation entre des acheteurs et des vendeurs. Ils représentent des transactions concrètes qui résultent de l'anticipation et des décisions des 2 parties prenantes. C'est un reflet de la psychologie du marché.
Pour mettre en relief cette psychologie et tout d'abord la comprendre simplement, un support vous montre où les acheteurs pensent qu'il devient intéressant de se positionner, c'est là qu'on est susceptible de les voir réapparaître en masse pour optimiser leurs 'entrées' alors que les vendeurs se préparent. Si les vendeurs sont plus forts, le support casse, les acheteurs vont avoir tendance à jeter l'éponge et les vendeurs détenir un meilleur moral, ils emportent la partie à partir d'un certain point, soit le dit 'support'.
Le support sous-tend une tendance donnée (haussière, baissière ou neutre). C'est pourquoi lorsqu'un support est 'brisé', 'rompu' ou 'cassé' il y a une probabilité élevée d'avoir un changement de tendance et souvent suivant la configuration avec des volumes et des décalages importants. Pourquoi ? Parce que la psychologie entre acheteurs et vendeurs a changé et notre support est devenu 'résistance', un endroit où les vendeurs (les derniers gagnants en date sur ce point) vont venir en plus grand nombre chercher des points d'entrée intéressants. Il va falloir une force complémentaire aux acheteurs pour repasser ce point. Plus un support est enfoncé plus vous avez de probabilités de voir des acheteurs retirer leurs ordres et même se mettre à vendre leurs positions pour couper leur pertes, ils deviennent ainsi vendeurs renforçant le mouvement (violence du mouvement et volumes en hausse)
Essayez dans la mesure du possible de supprimer 'divinatoire' et 'astrologique' par 'outil'. C'est un outil utile pour dégager des forces et des faiblesses d'une configuration donnée et approcher des probabilités concernant les scénarios possibles à partir de certains points. Les cours arrivés à certains points sont en fait des 'signaux' qui vous sont envoyés par le marché pour prendre position. Vous pouvez ainsi vous mettre dans le sens du vent, dans le sens de la psychologie qui vient de basculer en quelque sorte...
Un des grands bienfaits très basique est que chacun, suivant son orientation ou son profil, même en tant que 'grand débutant', à partir de là a une base claire bien mise à plat et susceptible de vous aider à prendre des décisions essentielles : 'à partir de ce point, je coupe', je fais ci, je fais ça'
Vous ne maitriserez jamais les cours totalement mais avec un graphe étudié vous avez la possibilité de 'prendre le dessus' en disant dès le départ 'voilà ce que je fais à tel ou tel point', 'voilà le risque maximum que je suis prêt à prendre', après les cours enclenchent les choses ou pas...
Nul ne sait dans quel sens ça va partir mais vous pouvez à tout moment vous donner la chance d'étudier les probabilités d'évolution à partir de points remarquables et définir ce que vous allez faire ou ne pas faire à tel ou tel endroit.
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En d'autres termes, je ne suis pas intéressé par une vision mechanistique de la bourse, mais par la notion première de celle-ci: un investisseur investit dans une entreprise à laquelle il croit. Il croit qu'elle est capable de faire mieux si elle dispose d'un peu plus de capital. Lorsque je pratique une augmentation de capital sur ma propre entreprise, c'est en tout cas ce que je vends, et c'est ce qu'entende mes investisseurs potentiels. Vous saisissez le décalage avec votre analyse, je suppose.
Maintenant, les deux se rejoignent. Lorsque je suis une entreprise, qui, par temps de crise dispose d'un produit "Must have" et qui me semble être moins potentiellement touchée que les autres par la crise économique, je peux optimiser mon achat à l'aide des outils que vous explicitez. Mais en aucun cas, je n'irai investir sur des courbes, sans connaître la réalité économique de telle ou telle "valeur".
Que j'utilise ou pas l'analyse technique ou l'analyse fondamentale n'intéresse pas grand monde pour ceux qui veulent progresser. Ce serait même aller contre la ligne directrice de ce site, clairement mise en avant tout en haut : vous aider à devenir autonome. Mon job est de vous décrire les techniques. neutre avec avantages et limites, pour quelle utilisation, quel profil d'investisseur. Celui qui veut placer des trades pendant quelques dizaines de minutes trouvera quelques éléments pour démarrer et à approfondir, là où d'atures sont plus en recherche d'articles de syntèse sur la conjoncture pour se placer à plus long terme. C'est ouvert à tous et d'ailleurs lorsque vous pouvez très bien alterner les techniques à travers le temps, autant vous donner dès le départ toute la palette et l'étendue des techniques
Vous trouverez dans mes ouvrages ou ici des descriptions sur l'analyse fondamentale, les augmentations de capital, la qualité d'un bilan etc. Bien sûr. C'est juste un autre chapitre de formation, pas un avis ou une conviction quelconque. Ceci n'est pas en décalage. ça existe, je l'ai décrit. Neutre. Chacun est libre d'utiliser cela comme bon lui semble.
A titre personnel, je saisis d'ailleurs d'autant moins le décalage que j'ai été banquier auprès de groupes et de sociétés pendant de longues années en prise directe avec ce que vous décrivez pour votre entreprise et que j'utilise autant les aspects de l'analyse fondamentale que ceux de l'analyse technique pour certains investissements directs dans telle ou telle société.
La surréprésentation des graphes actuelle (que certains peuvent ressentir) sur le site est néanmoins nécessaire depuis un bon moment et les aspects fondamentaux sur les sociétés un peu écartés malheureusement comme je l'ai mentionné il y a quelques mois de cela car les éléments macro-économiques et la psychologie ont pris le dessus.
Former de manière neutre, c'est sympathique mais ce site offre aussi de l'info et des outils d'aide à la décision via les graphes justement. Qu'auraient dit les lecteurs si depuis des mois on leur parlait des qualités fondamentales des sociétés avant tout alors que la moindre rupture de certains supports et quelques nouvelles bancaires à des milliers de kilomètres de la France ont cassé en 2, puis en 3, puis en 4 voire plus certaines valeurs dont la réalité économique apparaissait pourtant extrêmement belle sur le papier ?
Vous avez raison, les 2 se rejoignent mais parfois certains aspects priment sur d'autres . C'est ce qui fait la différence entre les théories ou les avis et les connaissances pratiques. Et pour cela il faut connaître à la base un grand nombre de techniques pour savoir quand et où les utiliser au mieux. Si vous regardez bien, récemment la production industrielle américiaine a chuté avec les bourses et semaine dernières un grand nombre de sociétés ont vu leur cours décapité pour manque de résultats et perspectives. C'est d'ailleurs noté dans cet article où vous avez apposé votre commentaire. Oui cela se rejoint.
Que l'analyse technique suscite chez vous les sentiments que vous décrivez, je le comprends et le je respecte. Maintenant sur un site de formation, vous dire que vous avez raison pour vous plaire ou pour gagner votre lectorat en donnant tel ou tel avis, telle orientation comme on le voit souvent pourrait être terrible et irresponsable pour vos investissement concrets. Entrer dans un débat qui n'existe pas vraiment en fait serait encore pire car le débat est souvent simplificateur et fige alors qu'en bourse tout n'est que dynamique
On voit actuellement que la psychologie , c'est en fait très concret. il suffit qu'une masse d'investisseurs se pointent au guichet d'une banque pour retirer leurs avoirs pour qu'elle tombe. C'est excessivement plus tangible qu'une litanie de ratios financiers que je pourrais vous présenter sur le sujet (il ya 2 ans c'était l'inverse). Il y a un temps pour tout et des techniques pour chaque temps et chaque usage
Puisse ce site vous éclairer un peu et vous aider suivant votre profil et vos objectifs