S&P ne porte plus le même regard sur la solvabilité du Royaume-Uni

Publié le par Apprendrelabourse.org


Dans le sillage de Wall Street hier soir et des prévisions de croissance de la Fed revues à la baisse, la séance a démarré sous de mauvais hospices dans des volumes les plus faibles enregistrés depuis la séance du 6 février dernier.


→ Le CAC corrige de - 2,60 % à 3 217,41 points. Où en est on ce soir ?

En reprenant 
le graphique de lundi, force est de constater que si le score est assez lourd en pourcentage, l'essentiel est préservé puisque le repli s'effectue précisément sur le support mis en évidence depuis le 13 mai.



En élargissant le champ de vision aux cours en données quotidiennes et au DAX (encadré en gris) le même constat s'impose : la bourse de Francfort corrige assez sévèrement sur la séance (- 2,74 % à 4 900,67 points) mais le support essentiel est préservé au travers de la moyenne mobile  200 jours.


Royaume-Uni : l'agence de notation Standard & Poor's a abaissé la perspective de la note de la dette souveraine britannique de 'stable' à 'négative'. La notation "AAA" est confirmée mais cela ouvre une possible perte de cette note à l'avenir.

  Que retenir ? Inutile de revenir en détails sur la problématique de la dette des Etats largement traitée tout au long du mois de mars et dans le dernier Edito. Ce n'est donc sur le fond ni pour vous ni pour le marché une grande surprise. 2 éléments émergent toutefois :

- après l'abaissement des notes de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal  et surtout de celle de l'Espagne le 19 janvier dernier, c'est un nouveau cap psychologique qui est passé sur les grandes nations et qui 'officialise' le fait que nul n'est désormais intouchable alors qu'il y a 18 mois en arrière, le débat sur la mise en cause éventuelle des notes 'AAA' des grands Etats se faisait plutôt dans le cadre d'une évocation timide du type 'et si on s'autorisait à penser l'impensable ?'.
Que ce soit un simple "coup de canif" ou un "coup de massue" pour les différents points de vue qui circulent, qu'importe, une chose reste : le regard n'est plus le même.

- comme pour beaucoup de courbes sur l'endettement qui vous sont présentées régulièrement sur le site, le manque de perspective est criant pour le Royaume-Uni.
Ainsi, S&P motive non seulement sa décision du fait de l'attente probable d'un niveau d'endettement public représentant 100 % du PIB mais insiste sur le fait que le pays risque d'y rester cantonner durablement.


→ D'un point de vue statistique, les chiffres en Zone Euro continuent à pointer vers le haut puisque l'indice PMI composite de mai qui regroupe les secteurs manufacturiers et des services du continent progresse de 41,1 en avril à 43,9 en mai (données préliminaires)
Pour la France, il s'agit du meilleur score en 8 mois et en 7 mois pour l'Allemagne. Ces chiffres désignent pourtant toujours une contraction de l'économie mais à un moindre rythme.


Aux USA, l'indice des indicateurs avancés pour mai progressent de + 1 % en mai, 1ère progression depuis juin 2008, légèrement supérieure aux attentes. 
Parmi la dizaine de composantes qui entrent dans le calcul de cet indice, ce sont la hausse des bourses, l'évolution des taux d'intérêts et l'amélioration de la confiance des consommateurs qui expliquent quasiment à eux-seuls cette progression. L'évolution annuelle reste toujours négative.

Le "philly fed", quant à lui, c'est à dire l'indice d'activité manufacturière de la région de Phildalphie, progresse également à - 22,6 après - 24,4 mais moins qu'attendu (-18)
Le sous-indice des prix continue son rétablissement progressif depuis le début d'année à 47,5 contre 7,4 en janvier dernier mais le sous-indice des nouvelles commandes rétrograde de 2 points. 'Stabilisation' à nouveau ne signifie pas 'reprise'.

Le Dow Jones cède également du terrain avec un repli de -1,50 % en début de soirée.

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