Bourse de Paris : le terrain reste encore un peu piégeux

Publié le par Apprendrelabourse.org

La bourse de Paris reprend le terrain perdu hier grâce à une progression de 1,48 % qui permet au CAC 40 de clôturer à nouveau au-delà des 3 500 points. La décision de la Banque de Norvège - évoquée hier et traitée à la fin de cet article - puis la bonne orientation de Wall Street ont permis à l'indice français de réintégrer son canal ascendant. Détail de la séance du jour dans le graphe ci-dessous (cliquer plusieurs fois si besoin - grand format) 






En reprenant nos bases graphiques habituelles sur plusieurs séances en données horaires (2nd graphe), la rupture du canal haussier hier se solde ce soir comme on pouvait le craindre par une 'fausse sortie' identique à celle du 3 août dernier (flèches blanches) L'autre enseignement ce soir est la validation d'un canal baissier (en orange)




Le graphe 'se charge', devient moins lisible et tout cela apparaît bien complexe. Oui et non.

Non, car à la base comme le reprend l'illustration ci-dessous, nous sommes en face d'un mouvement simple presque basique de rotations en 1 - 2 - 3 qui se rencontre assez fréquemment au sein des consolidations et retournements. Complexe, oui, car en bout de course se présente évidemment un inévitable enchevêtrement assez inextricable. C'est l'endroit type pour être confronté à des ornières, fausses sorties, fausses entrées ou retour, trap et autres pièges en tous genres. Leur milieu de prédilection.



→ Conclusion ce soir donc : cette configuration et la clôture du jour ne lèvent pas totalement l'alerte baissière envoyée hier par les cours tant que la borne haute du trading range en bleu et la résistance du canal descendant en orange n'auront pas été franchies.



Le S&P500 retrouve les 1 000 points à 1 005,80 exactement et le Dow Jones gagne 1,30 % à 9 361,38 points.

Le déficit budgétaire US s'est élevé à 180,7 milliards $ en juillet comme attendu après 102,8 Mds $ en juin. Ceci porte le déficit depuis le début de l'exercice fiscal à 1 267 Mds $ et à 1 402,4 Mds $ sur 12 mois en adéquation avec les prévisions de début d'année (Cf. 
Comprendre l'économie : dynamique historique du déficit budgétaire américain ) et les prévisions du bureau du Budget détaillées en mai, article dans lequel vous retrouverez également la tendance à l'amélioration du déficit commercial américain.
Ce dernier est d'ailleurs ressorti relativement stable à 27 milliards $ en juin, entre le chiffre de mai à 26 MDs $ et des anticipations qui se situaient à - 28,7 MDs $.


Le marché était beaucoup plus dans l'attente du communiqué de la Fed, la banque centrale américaine - le banquier des banquiers - qui a maintenu comme anticipé son taux directeur entre 0 et 0,25 %. Elle réaffirme par ailleurs sa volonté de les maintenir bas durant "une période étendue".
On note une inflexion dans son diagnostic de la situation économique puisqu'il n'est plus question de ralentissement de la récession mais de hausse de l'activité économique.

En parallèle, elle s'apprête à réduire ses rachats d'obligations du Trésor d'ici peu dans le cadre de son programme d'achat de 300 milliards $ de ces titres sur 6 mois tel qu'annoncé en mars dernier (Cf. 
La Fed tente l'électrochoc)
Quasiment complété, la date d'expiration de ce programme est toutefois repoussé d'un mois, donc en octobre.
Nous sommes encore loin des hausses de taux et d'un virage restrictif mais  la politique monétaire ne comporte plus de nouvelles décisions accommodantes (Pour mémoire : Comprendre la finance : politique monétaire restrictive ou accommodante ?)


√ La Norvège - cas d'école de la reprise et poisson-pilote des taux


La Banque de Norvège a maintenu à 1,25 % son taux directeur et met donc fin comme attendu à un cycle de baisse accéléré qui avait démarré en octobre 2008 à partir de 5,75 % pour connaître des baisses de taux à chaque réunion mensuelle de son comité de politique monétaire. Elle conclue que si la situation actuelle continue à s'améliorer, bien que des incertitudes demeurent, il peut être appropprié de relever les taux d'intérêt plus tôt que prévu.

Nous avions régulièrement observé les pays "en pointe" lors de la chute des marchés et de l'économie durant l'hiver : les pays de l'Est, la Hongrie par exemple, les pays baltes, le dur retour à la réalité en Espagne ou en Irlande quand ce n'était pas la déconfiture islandaise portée à bout de bras par les instances internationales  et l'UE depuis.

Quelles sont les perspectives réelles de cette économie très résistante dont le taux de chômage ne s'élevait qu'à 2,8 % en juillet et qui apparaît 'en pointe' dans la remontée ?

Les prévisions de la banque centrale norvégienne reprise ci-dessous désigne à peine 1 % de croissance d'ici la fin 2010, au-dessus du niveau de ses partenaires commerciaux.

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