Actualité - Bourse - Finance : Les ventes dans l'immobilier ancien rassurent les bourses

Publié le par Gilles Caye

Après un début de séance dans le rouge dans le prolongement de la baisse de la consommation des ménages en France en Février de - 0,4 % (Janvier ayant été révisé de + 1,2 à + 1 %), le CAC 40 est resté sur le seuil des 5600 points dans l'attente des chiffres des ventes des logements anciens aux USA.

La progression des reventes de logements aux Etats-Unis a été de + 3,9% en février, soit la plus élévée depuis 3 ans, contre une baisse de - 2 % attendue par les économistes. Le chiffre est cependant en baisse de - 3,6 % par rapport à celui de février 2006.


Concernant la valeur des habitations anciennes :

Le prix médian est ressorti à 212.800 dollars, soit en baisse de 1,3% comparé à février 2006. Pour prendre un peu de recul, il convient de noter que le prix médian s'élevait à 195 400 $ en 2004, à 219 600 $ en 2005 et 221 900 $ l'année dernière en moyenne. Il est en hausse de + 0,9 % par rapport à Janvier mais en baisse de - 4 % par rapport à Décembre dernier mais, plus significatif, accuse une baisse de - 7,55 % par rapport au chiffre le plus haut constaté en juillet 2006 au niveau national. Les disparités sont d'ailleurs grandes entre les régions avec des baisses de - 12 % par rapport aux plus hauts mais également quelques hausses par endroits.


Compte tenu du niveau atteint par cette publication, surprise satisfaisante pour les marchés, l'ensemble des bourses ont pris le chemin de la hausse pour finir parfois même sur des records en séance et en clôture comme Amsterdam qui gagne à nouveau + 0,95 % et qui aura  repris plus de 8 % en 8 séansce sur les plus bas de la crise. Pour la bourse d'Amsterdam et grâce à l'opération de Barclays sur Abn Amro, la correction de février/mars est plus qu'éffacée ce soir.
Paris termine en hausse de + 0,65 % à 5634,75 points continuant sa progression dans son canal haussier très étroit emprunté depuis les plus bas aux alentours des 5300 mais reste comme Francfort ou New York encore assez loin des plus hauts annuels.

Wall Street reste pour l'heure plus timoré par rapport à la statistique, le Dow Jones grapillant + 0,20 % environ.

Si le nombre de ventes atteint rassure, les prix amènent à considérer le ralentissement en cours et la résurgence de fond que cela peut avoir sur les ménages qui avaient l'habitude de réaliser des crédits gagés sur la valeur de leurs habitations en constante augmentation depuis 10 ans et principalement depuis 2002.

Toujours concernant la situation de l'immobilier et des crédits hypothécaires, l'un des 2 géants du refinancement hypothécaire, Freddie Mac a enregistré une progression de + 4 % de son bénéfice en 2006 mais accuse une perte de 480 millions $ au dernier trimestre 2006.

Rappelons les moteurs de cette hausse depuis lundi :
  • - les spéculations dans le domaine bancaire, éprouvé jusque là, et de manière générale les rumeurs de fusions-acquisitions très nombreuses
  • - le discours de la FEd
  • - et la statistique du jour
Le dollar porté par la bonne stat immobilière d'aujourd'hui reprend des couleurs contre l'euro à 1,33.

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