L'Europe et Francfort snobent l'Amérique (Actualité - Bourse - Finance)

Publié le par Apprendrelabourse.org

Comme indiqué dans l'article de ce matin, la parution du compte rendu de politique monétaire de la Fed aura raffermi hier soir les anticipations de baisse des taux aux USA en raison d'une croissance économique qui est vue par l'Institution émettrice du dollar comme devant être pénalisée plus durablement que prévue en raison des difficultés du secteur immobilier permettant au Dow Jones de clore sur un nouveau record historique à plus de 13 600 et en dépit des craintes sur la bourse chinoise quelques heures auparavant.

Cet élément a été validé à nouveau aujourd'hui par les chiffres du PIB (Produit Intérieur Brut ou richesse créée sur le sol US) puisque l'estimation d'une croissance de + 1,3 % délivrée en première estimation a été revue à + 0,6 % à un niveau inférieur donc face aux anticipations des opérateurs qui estimaient une révision suivant les panels d'économistes repris dans les consensus considérés à + 0,7/0,8 %. Il s'agit de la plus faible croissance de la 1ère économie mondiale depuis le 2T 2002 qui avait vu la croissance fléchir à + 0,2 %, lesquels 0,6 % sont à comparer aux + 2,5 % du 4ème trimestre 2006.

Peu après l'annonce de la statistique, les bourses ont progressé restant rivés sur les OPA en cours et l'atmosphère haussière sur fonds de croissance mondiale toujours fringante comme dans les pays émergents et en hausse comme au Japon ou en Allemagne, le regain d'intérêt supplémentaire pour les actions ayant été ravivé par les espoirs encore plus important qu'hier soir concernant une baisse des taux d'intérêt à l'avenir, sans compter un sentiment toujours présent et largement répandu que le 1er trimestre serait le plus faible de l'année annonçant ensuite une éventuelle reprise...

..laquelle reprise trouvait 'du grain à moudre' 1 heure 1/2 après avec la publication de l'indice des directeurs d'achat de la région de Chicago pour mai qui a bondi à 61,7 contre 52,9 en avril et très au-delà des anticpations qui se situaient à 54. Ce chiffre préfigure en général une forte expansion du secteur considéré et reste un élément plus précurseur que le chiffre du PIB qui concerne une période 'passée'.

Mais l'information du jour réside à nouveau à Francfort avec un véritable ramassage en règle de valeurs comme E.ON, Infineon, RWE, BASF, BAyer ou encore Allianz qui ont propulsé l'indice DAX 30 à 7883,04 points à la clôture en hausse de + 1,52 %..à nouveau en tête du palmarès européen...chose banale depuis 2 mois jusque là il est vrai...mais qui montre une décorrélation notoire avec le Dow Jones stable à 13 653,81 en hausse de + 0,15 % actuellement dans ce contexte de creux pour son économie domestique.

Le fait marquant concernant le CAC 40 réside dans une hausse du jour qui atteint + 1,02 % à la clôture (après un gap haussier à l'ouverture 'sautant' par dessus la moyenne mobile des cours à 20 jours et une clôture au-delà des 6100 points mais surtout en dehors du trading-range débuté en début de mois) le tout en dépit d'un secteur financier pourtant le plus important au sein de l'indice à la traîne, Crédit Agricole et BNP notamment étant les lanternes rouges du jour. Avec Total à + 0,86 % et Sanofi progressant de + 1 % dans la moyenne des hausses pour des valeurs également à forte pondération, on 'sent' une force haussière 'large' que le résultat global de l'indice ne laisse pas percevoir à première vue

Demain une salve de statistiques paraîtront avec l'emploi, les revenus et dépenses des ménages US ainsi que le niveau de confiance dans l'industrie aux USA. Pour l'heure, le dow Jones continue dans son canal supérieur intermédiaire proche de ses résistances comme vu dimanche dernier (pour avoir une vue plus large voir l'article de ce matin signalé dans le lien en début d'article)

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