Bourses en Europe : retour sur les plus hauts

Publié le par Apprendrelabourse.org

Francfort aura connu une nouvelle flambée sur la séance, le DAX terminant en hausse de + 2,31 % avec une clôture supérieure aux 8000 à 8030,64 soit dorénavant à quelques 34 points du record historique de l'an 2000. Zurich, Londres, Amsterdam, Madrid et Milan suivent puis le CAC 40 en hausse de + 0,96 % à 6105,28 points soit à quelques encablures du record de la 1ère séance de juin.

Les volumes sont à nouveau très importants et même en progression de 15 % par rapport à hier validant la force haussière du mouvement à presque 11,5 Milliards d'euros sur l'indice phare parisien soit le plus fort niveau depuis la séance du 1er Mars.

Comme hier, c'est l'inflation aux USA qui aura été le motif de la course à la hausse  avec une hausse de + 0,7 % pour l'indice général contre + 0,4 % en avril et contre + 0,6 % anticipé mais qui n'a augmenté que de + 0,1 % pour l'indice dit 'de base' (hors énergie et alimentation) contre + 0,2 % attendu. L'indice général a pourtant connu sa plus forte hausse en 20 mois en raison des prix de l'énergie donnés un peu plus bas dans le texte.

Vous le savez maintenant, la Banque Centrale Américaine (ou Fed ou Federal Reserve) scrutant avant tout l'indice de base et les investisseurs s'inquiétant surtout de ce que la Fed pourrait déduire des chiffres de l'inflation...un tel chiffre à + 0,1 % est entré dans l'esprit des investisseurs comme une indication que la prochaine hausse de taux n'est sans doute pas pour tout de suite, d'autant que sur un an l'indice de base ne progresse plus que de + 2,2 % le niveau le plus faible en glissement annuel depuis 14 mois (donc revenant vers la limite supérieure de la FEd de 2 %) Pour l'indice de base, la hausse annuelle est de + 2,7 % ( +5,4 % pour l'énergie et + 0,3 % pour l'alimentation)

Après l'acte I du communiqué de la Fed mercredi soir n'amenant pas d'éléments plus négatifs sur l'inflation, après l'acte II enregistré hier avec des Chiffres d'inflation à la production concernant l'indice de base plutôt mesuré, l'acte III d'aujourd'hui est venu rassurer presque définitivement 'la planète finance' et un grand nombre d'opérateurs quant au maintien fort probable des taux pour l'heure et donc au maintien de l'attrait actuel des marchés actions. Quelques soient les anticipations des uns et des autres, c'est le soulagement qui a dominé un peu partout.

D'autres éléments sont passés plus en arrière plan comme la stabilité de la production industrielle en mai toujours aux USA, la baisse de l'indice de confiance des consommateurs en juin (dit 'Michigan') à 83,7 contre 88 attendu et 88,3 en mai (raison : taux d'intérêts en hausse ? baisse de l'immobilier ? toujours est il que les anticipations d'inflation à 1 an par les ménages sont à un plus haut de 10 mois mais un peu en régression sur l'anticipation à 5 ans)

Sans doute un peu sommaire, direct et réducteur mais bel et bien réel à la lecture des oscillations en temps réel du jour: l'apaisement est revenu encore plus largement sur les marchés obligataires et de taux...l'euphorie pouvait donc reprendre sur les marchés actions.

D'autres articles sont à suivre ce week-end comme d'habitude (avec notamment un point avec des analyses graphiques qui seront réalisées si quelques petits soucis informatiques veulent bien se dissiper d'ici là)

Dans cette attente, je vous recommande vivement (pour ceux qui lise l'anglais malheureusement) la lecture de l'excellent article de Economist.com intitulé 'Not so risk-free' (trad: pas tant sans risque que cela) sur les marchés obligataires. L'article en question est accessible en cliquant sur le graphe, lequel montre à chacun le chemin parcouru en un quart de siècle par les taux US (ici 'le 10 ans' du Trésor US) et le seuil historique atteint ses 10 derniers jours expliquant les manoeuvres chahutées des marchés financiers. C'est la tendance baissière des taux qui est tout simplement en jeu actuellement. Une tendance de très long terme.

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