La correction des bourses se poursuit

Publié le par Apprendrelabourse.org

Le rouge reste de mise aujourd'hui sur les principales places boursières mondiales, seule Madrid réussit à grapiller + 0,35 %. Amsterdam plie de - 1,19 %, Londres de - 0,82 %, Francfort de - 0,76 %, le CAC 40 terminant à 5643,96 points en baisse de - 0,55 %. Le Dow Jones corrige également encore de manière plutôt soutenu en baisse actuellement de - 1,03 % à 13 334 points.

Rien n'arrive à maintenir à flot le courant acheteur qui sévissait jusque là alors que la croissance américaine au 2nd trimestre a pourtant accéléré à + 3,4 % contre + 3,2 % attendu et contre + 0,6 % au 1er trimestre marquant le rebond tant espéré. Cette performance est due aux exportations et aux investissements des entreprises en hausse de + 8,1 %, les dépenses des ménages ralentissant.

2nd nouvelle positive, l'inflation de base (hors alimentation et énergie) est ressortie à + 1,4 % soit au plus bas depuis 4 ans.

Une croissance non inflationniste, voilà qui en temps normal enthousiasme les marchés... sauf ici où les banques et les courtiers sont au coeur de la crise actuelle et surtout ces chiffres sont déjà du passé alors que le regard se porte déjà sur la fin d'année, période d'ici laquelle certains opérateurs ne cachent plus leurs inquiétudes de voir les choses continuer à se dégrader. La simple anticipation d'une vitesse d'évolution du phénomène au 2nd semestre conforme au rythme du 1er fait 'froid dans le dos'.

Simple faux pas de la Finance américaine ? ...ou pas, l'heure est au questionnement et selon l'adage 'la bourse aime le noir ou le blanc, pas le gris'

Même le moral des ménages US au plus haut en 5 mois ne réussit pas à inverser le courant vendeur même s'il est vrai qu'à 90,4 l'indice ressort sous le niveau des anticipations (91,2) et sous les 92,4 de la 1ère estimation de cette statistique. Il marque cependant un rebond par rapport aux 81,5 de juin qui était un plus bas de 10 mois (cet indice est calculé par l'université du Michigan, le 'Michigan' étant l'expression renvoyant à cette donnée)

Dernière donnée intéressante délivrée ce jour (estimations) : l'inflation allemande est en hausse à + 1,9 % en juillet contre + 1,8 % en juin, en données dites IPCH (norme européenne permettant une comparaison entre états) le chiffre ressort à + 2,2 % contre + 2 % en juin avec une évolution mensuelle de + 0,7 % contre + 0,1 % en juin. Nous connaîtrons les chiffres définitifs le 16 août prochain.

Le secteur immobilier est touché à Paris à l'image de la foncière UNIBAIL qui après avoir perdu - 4,37 % hier, reperd aujourd'hui - 2,65 % dans des volumes en hausse et décroche de plus de - 12 % sur la semaine soit le plus mauvais score hebdomadaire du CAC40, son score étant dorénavant négatif de 10 ,59 % depuis le 1.1.2007. Les bancaires également souffrent comme SG qui perd plus de 7 % sur la semaine, clôturant ce jour à 125,74 € contre près de 160 € le 7 mai dernier.

La performance de l'indice phare français est de - 5,26 %  sur l'ensemble de la semaine. L'or et l'argent continuent à s'éroder alors que les obligations d'Etat voient toujours le flux de capitaux venir vers elles pour un marché plutôt 'endormi' habituellement en cette période estivale.

Ce soir, on a un peu du mal à imaginer la réaction qu'auraient eu les marchés face à une statistique de la croissance trop faible sachant qu'à nouveau les scores ont été guidés également par les facteurs techniques déjà évoqués, le CAC 40 ayant comblé le gap de début avril, clôturant sur son niveau supérieur hier soir et clôturant ce soir sur son niveau inférieur. Rien de moins. Cette 'chasse aux gaps' graphiques se termine à 5518 points niveau de la mi mars. En-deça le calibre du gibier à chasser augmenterait encore évidemment.

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