Bourses européennes : rebond dans le sillage de Wall Street

Publié le par Apprendrelabourse.org

Qui dit marché nerveux... dit volatilité importante à l'image de la séance à New York hier soir qui s'est soldée par un gain de + 2 % sur le Dow Jones celui-ci clôturant à 13 468,78 points avec un rebond marqué des financières et des grandes banques d'affaires comme nous vous l'indiquions dans l'article d'hier en début de soirée.

L'ensemble des bourses en Europe ont donc démarré sur les chapeaux de roue ce matin, le CAC 40 suivant Wall Street avec un retour en force des financières et des foncières parmi les premières places du CAC 40, 6 d'entre elles terminant dans les 8 premières ce soir avec en tête AXA en hausse de + 3,94 % ou Société générale de + 3,17 %.

Les rebonds sont marqués notamment à Londres (+ 1,93 %) qui démontre depuis le 27 juillet une résistance à la baisse importante de même que Francfort en queue de peloton du palmarès européen du jour à + 0,93 % mais après avoir été la seule à progresser hier. Début du rebond ou pas... de nombreux indices en Europe à l'exception d'Amsterdam et de Paris arrivent à clore la séance au-dessus de leurs moyennes mobiles des cours à 7 jours laissant ici et là des anticipations de retournement potentiel que nous étudierons un peu plus tard via une analyse graphique de court terme.

Pour l'instant les opérateurs sont dans des dispositions, après celles consistant à imiter New York, purement et simplement d'attente compte tenu du communiqué sur les taux que doit rendre la Banque Centrale américaine (ou 'FEd' ou encore 'Réserve Fédérale') à 20H15 et qui sera suivi non plus seulement 'à la loupe' mais 'au microscope' en ce qui concerne la teneur des propos relatifs à d'éventuelles possibilités de baisse de taux et à la situation du crédit immobilier bien sûr. Sur la décision même, l'ensemble des économistes attendent ce soir un maintien des taux à 5,25 %.

Ceci dit, vous noterez que la crise des subprime aura eu comme effet de voir certains commencer à anticiper des taux en baisse jusqu'à - 0,50 % d'ici la fin d'année voir plus alors que le consensus jusqu'ici était à la stabilité et à l'abandon de tout espoir de baisse en raison de l'inflation. Comment la Fed va 'tourner' son communiqué pour rassurer à la fois les marchés des changes pour le dollar (des taux en baisse lui confére une moindre rémunération et donc une force relative moindre par rapport à d'autres devises), les marchés obligataires sur les risques d'inflation (si l'inflation pointe, comment baisser les taux au risque de voir l'épargne placer de la sorte s'éffriter ?) tout en rassurant l'ensemble des marchés sur les possibilités d'une baisse en cas de dégradation de l'immobilier (des taux en baisse allégeant le poids des dettes surtout pour des ménages endettés avec des taux variables..)... réponse d'ici 2 heures... mais la 'partie' devient difficile tout en sachant qu'une baisse des taux trop rapide aurait potentiellement la possibilité d'inquiéter les opérateurs pouvant laisser supposer un diagnostic un peu trop négatif de la FEd sur la situation actuelle.

La bourse est ainsi faite d'analyses techniques, d'analyses fondamentales, de suivi statistiques divers et variés mais également de 'décodage littéraire' à ne pas négliger surtout concernant cette institution.

Pour l'heure, les marchés auront été un peu refroidi par une productivité en hausse de + 1,8 % contre + 2 % attendu au 2nd trimestre aux USA et contre + 0,7 % au 1T07 (révisé en baisse de + 1 %)...alors que les coûts du travail ont pris + 2,1 % contre + 1,8 % anticipé et + 3 % au trimestre précédent (révisé de  + 1,8 % en 1ère estimation). Une productivité en baisse avec des coûts salariaux en hausse (+ 4,5 % maintenant sur 1 an) n'est pas ici, de façon isolée, de nature à rassurer sur l'état d'avancement de l'économie ni sur la qualité de maîtrise de l'inflation.

Enfin, si la production en baisse en Allemagne a baissé de - 0,4 % en juin, cela est à relativiser avec une hausse de + 5,1 % sur 1 an et compte tenu des très bonnes statistiques de commandes à l'industrie parues hier.

Le pétrole qui avait décroché de - 3 % hier se stabilise aux alentours de 72 $ le baril, alors que Natixis continue son fort rebond après la tempête en hausse ce soir de + 8,98 % à Paris à 15,90 €. Le Dow Jones affiche un équilibre parfait pour l'heure dans l'attente de la FED..

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