Finance - L'heure des comptes après la purge

Publié le par Apprendrelabourse.org

fotolia actualit 675198-5Après la purge, le marché a réussi à se stabiliser même si la bourse de Paris rend - 1,02% à la clôture, soit le delta entre sa clôture vendredi et celle du Dow Jones à la veille du week-end. Le profil en séance a tourné essentiellement autour de valeurs en décantation après les soubresauts ce qui renvoie à nouveau assez difficilement aux grands titres concernant les annonces sur les banques de la semaine passée (même si on ne peut éluder leurs impacts éventuels à plus long terme)

→ On retrouve ainsi parmi de très nombreux exemples :

- Société Générale en tête du CAC 40 à 43,03 € (+ 1,39%) contre BNP à - 1,77%, la première ayant fait les frais d'annonces de possibles nouvelles dépréciations dès jeudi dernier lui infligeant une baisse de 5,20 % vendredi mais bénéficie ce jour de rumeurs sur la réalisation d'une co-entreprise avec le Crédit Agricole.

- Le secteur bancaire américain à l'équilibre la semaine passée (-0,77%) reprend quelques très maigres 0,17% et reste stable finalement depuis  plus de 15 jours alors que le secteur des semi-conducteurs, dont la faiblesse avait été signalée dès le 15 janvier et très affecté vendredi, comme depuis 15 jours, connaît un rebond à l'image d'Intel dont les dégagements à la suite de ses résultats décevants ont été appuyés vendredi (en tête du Dow ce soir)

- le  conglomérat General Electric, l'un des baromètres mondiaux des affaires, en hausse à contre courant du marché vendredi, grâce à de bons résultats trimestriels, conforte son avance ce jour de plus à + 2% également.

Le basculement d'ensemble est beaucoup plus probant que les éventuelles thématiques sur tel ou tel secteur ou à partir de tel ou tel fait particulier, en dehors de réactions ciblées liées aux résultats trimestriels. Dans un marché qui a retrouvé un peu son calme, en concordance avec un faible  repli du Vix sous sa moyenne mobile long terme journalière, les opérateurs se sont montrés très réactifs cependant :

- sur Philips qui s'envole de 5,07 % à 21,365 € grâce à l'annonce de résultats meilleurs que prévus avec un bénéfice sur le 4ème trimestre de 260 millions d'euros contre une perte de 1,180 milliard d'euros l'an passé.

- et lors de la parution des ventes dans l'immobilier ancien aux USA en décembre en baisse de 16,7 % sur un mois contre - 9,8% attendu. Les stocks remontent à 7,2 mois de ventes contre 6,5 le mois précédent. Les prix sont par contre en légère hausse sur 1 an + 1,5 % désormais. Cette publication aura envoyé le CAC 40 sous 3 800 points.


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Les enseignements graphiques sont assez faibles, les baissiers ayant réussi à repousser les cours sur de nouveaux plus bas mais sans remettre en cause le support.

L'éventuel pic de pessimisme attendu après le pic d'optimisme il y a 15 jours au travers d'un excès baissier ne s'étant pas réalisé, la configuration à très court terme reste largement indécise.


La meilleure orientation de la bourse américaine à l'inverse de l'Europe (la bourse de Francfort perd 1,12%) dresse cependant un bilan un peu plus favorable, Dow Jones (+0,23%) et S&P500 se sont littéralement posés sur leur MM90 respective à l'inverse du DAX30 ou du CAC40 qui évoluent en deçà de la leur.

 


√ Enfin, et pour rester sur des données purement factuelles, il est à noter le regain de tensions sur la solvabilité des grandes banques (graphique de gauche) au cours de cette phase de baisse, après plusieurs mois d'amélioration à l'inverse de l'indice de solvabilité des grands États (courbe de droite) qui prolonge plus avant sa jambe de hausse débutée à l'automne rejoignant ainsi, au-dessus de sa moyenne historique les niveaux du printemps dernier (Cf. Finance - Risque crédit : le G7 mal orienté )

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Milou 25/01/2010 23:58


Bonsoir Gilles, et, merci.
Même un poisson mort rebondit. Je me base en general sur le S & P. J'attend un retracement vers 1127 pts (61.8%), et en extension 1130 environ (overlap du 29 décembre). Au dessus des 1150 tout
serait remis en question.
Je viens d'écouter Sarko. Tout baigne ! Il ne nous a pas du tout parlé des craintes qu'il pourrait avoir à cause de la chute historique du crédit en 2009 (-13.3% quand même).
A demain.