Flash - Vive réaction de la bourse de Milan au coup de théâtre politique italien

Publié le par Gilles Caye

L'annonce ce week-end du retour de Silvio Berlusconi en politique pour les législatives de 2013 a dissous de fait la coalition du gouvernement Monti.

Le PDL, le Parti de la Liberté, qui soutient Berlusconi retire donc son appui à Mario Monti, l'actuel Président du Conseil italien et ex-commissaire européen, lequel avait été appelé aux commandes en pleine crise des dettes souveraines en 2011 afin de redresser le pays.

En l'état actuel des informations, la démission de Monti est irrévocable. Elle interviendra une fois le vote du budget 2013 réalisé.

C'est donc toute la trajectoire du redressement long et douloureux des finances publiques qui est mise à mal, et à travers elle, potentiellement la trajectoire du marché obligataire italien.

En réaction immédiate, le rendement de la dette gouvernementale de l'Italie à progressé de 0,25 à 0,30% portant à 2,21% et 4,80% le 2 ans et le 10 ans italiens.

Les conséquences apparaissent cependant plus lourdes et surtout plus nettes pour le moyen terme à la bourse de Milan, dont l'indice MIB cède plus de 3%.

D'un point de vue graphique, la formation d'un gap (zone de cours non cotée) de rupture en données hebdomadaires entre 15 567 et 15418 points est de nature à pouvoir relancer la crise européenne.

Tant que ce gap n'est pas comblé et invalidé (idéalement par une clôture hebdomadaire au-dessus de 15700 points), l'environnement boursier en Europe restera soumis à de nouvelles pressions baissières.

 

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