La bourse de Francfort à la recherche d'un second souffle

Publié le par Apprendrelabourse.org

Francfort-trading-floor.pngLe DAX 30, l'indice phare de la bourse allemande, est à la peine. Sur la séance, les valeurs énergétiques E.ON et RWE AG ont fait les frais de l'annonce du désengagement total à compter de 2022 du nucléaire annoncé ce jour par le gouvernement allemand.

Il ne s'agit pas ici d'apprécier à très court terme ces évolutions dans un marché européen particulièrement apathique aujourd'hui en raison de l'absence des investisseurs américains pour cause de Memorial Day mais d'étudier différents facteurs de risque qui émergent progressivement dans l'environnement immédiat de la bourse de Paris sur les unités de temps longues.

Tout d'abord, rappelons que le DAX30 reste coiffé à la hausse par un gap entre 7228 et 7217 points qui maintient la pression sur les acheteurs (encadré - ci-dessous) Le précédent gap hebdomadaire (rare) avait renvoyé les cours assez profondément sur le support en mars avant une reprise haussière.

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Mai s'apprête au contraire à clore sur un chandelier mensuel parmi les plus fragiles en près de 2 ans et demi. Moyennes mobiles, RSI et MACD confirment d'autre part l'épuisement de tendance en cours.

→ Une baisse en réponse aux questionnements sur la croissance ?

Passé sous la barre des 3 % (2,995 % vendredi dernier – 3,004 % ce jour), le bund, l'obligation gouvernementale allemande de référence à 10 ans fait toujours figure de refuge en Europe et jouit d'une belle prime de risque (contre 3,357% aujourd'hui pour l'OAT TEC 10 en France). La détente des taux d'intérêts allemands fait suite par ailleurs au reflux des anticipations d'inflation du marché obligataire qui sont passées de 2,40 % début avril à 2,093 % aujourd'hui.

Si rien n'a évolué donc quant à la position relative favorable du marché obligataire allemand par rapport à ses challengers européens directs, le marché action allemand sous-performe par contre assez nettement depuis 3 semaines (et les déconvenues sur la croissance mondiale) l'indice parisien, pourtant en pleine période de détachements de dividendes ainsi que la bourse espagnole  toujours sous pression.

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Parmi les grandes publications macro-économiques à suivre cette semaine, avec en tête pour l'Allemagne l'indice PMI manufacturier à paraître en milieu de matinée mercredi, on notera un premier revers sur le marché domestique en mai pour la première économie européenne qui a vu son indice d'activité des ventes au détail (Retail PMI selon Markit) chuter de 54,6 à 51,1 à un plus bas de 7 mois sous le coup de l'affaiblissement du pouvoir d'achat des ménages et de la hausse des prix, notamment des carburants.

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Publié dans INVESTIR EN BOURSE

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Milou 30/05/2011 23:37



Bonsoir Gilles


On suivra ça de près, mais également le case shiller demain.


Oui les volumes de ce jour sont vraiment anémiques. C'est dans ces moments là que l'on voit que notre CAC n'est qu'un "suiveur", et, que les grosses mains étaient dans les poches à Wall Street.