APPRENDRE LA BOURSE http://www.apprendrelabourse.org/ 2009-06-26T23:55:21Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://fdata.over-blog.net/0/40/52/94/avatar-blog-5341924-tmpphp0MbaOG.jpg Une formation progressive et complete pour apprendre la bourse, devenir autonome, comprendre, agir avec succès et plaisir. Un maximum de connaissances et des outils pour décrypter les informations bourse. http://www.apprendrelabourse.org/article-33139232.html Economie - USA : les ménages sur le chemin de l'épargne 2009-06-26T23:55:21Z 2009-06-26T23:50:00Z Apprendrelabourse.org http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/fotolia_haut_parleur_3227911_s.jpg" /> Les revenus des ménages sont ressortis à un niveau bien plus élevé qu'attendu en mai aux USA. Le marché attendait + 0,3 % après + 0,7 % en avril (révisé de + 0,5 %) La progression s'élève à + 1,4 % sur un mois. En terme de dépenses, la hausse est conforme aux attentes à + 0,3 % après une stabilité enregistrée le mois précédent. Ces chiffres mettent en lumière le différentiel important entre l'évolution des revenus et des dépenses. En variation annuelle, les dépenses de consommation qui alimentent 70 % de l'activité économique continuent à chuter alors que les revenus ne font qu'au mieux stagner. Au lieu d'être consommé, les ménages ont épargné ce supplément de revenu. La tendance à épargner pour faire face à la crise passe un cap très important en mai. Le taux d'épargne des ménages (2nd graphique) explose à la hausse et rompt une tendance très lourde vieille de 30 ans au bout de laquelle l'épargne avait disparu au profit d'un recours au crédit quasi généralisé dans la population avant le déclenchement de la crise. Source : Fed Voilà une confirmation que nous attendions (Taux d'épargne US : une amélioration en trompe l'oeil *) et qui porte en elle des inquiétudes à court et moyen terme. Certes, une à 2 confirmations ces prochains mois sont encore à attendre dans le cas où mai ne serait qu'un cas sporadique mais il s'agit là déjà d'un évènement. Une petite révolution. Les comportements sont très importants en économie. L'effet des plans de relance est donc bel et bien visible dans les revenus mais au lieu de les dépenser les américains ont préféré visiblement les épargner. Plus globalement tous les efforts pour restaurer les marchés du crédit et faire redémarrer la croissance sur ces bases tombent quelque peu à l'eau vis à vis d'une population qui ne semble plus aussi encline à solliciter ce type de financements. Sain pour l'économie à long terme, une telle évolution est problématique pour les prochains mois en terme de consommation et de croissance du PIB. Si on pose le raisonnement non plus via le taux d'épargne mais en monnaies sonnantes et trébuchantes, l'évolution est encore plus saisissante. Entre les 2 extrêmes à moins de 5 ans d'intervalle, on note ainsi un différentiel de 1 000 milliards $. C'est en fait l'équivalent d'un 13 ème mois qui disparaît pour l'économie américaine et qui n'irrigue plus l'économie au quotidien (à titre de comparaison extérieure, ce différentiel entre la phase de pic du boom du crédit et le mois dernier correspond à un peu plus de 2 fois le PIB d'un pays comme la Suède en 2007) Nous y reviendrons plus en détail ultérieurement mais si on ajoute à ces revenus épargnés, la baisse du recours au crédit classique plus la chute du recours au crédit hypothécaire (les américains ayant la possibilité d'extraire des sommes via emprunt en fonction de la valeur de leur habitation) la masse financière totale présente dans l'économie est considérablement réduite et même les sommes gigantesques des plans de relance ne suffisent pas à compenser la perte de cette manne antérieure qui se déversait des années durant. Plus favorable et paradoxalement, cette épargne permet au gouvernement américain (si la tendance se confirme) d'être un peu moins dépendant vis à vis des financements extérieurs (les ménages représentent d'ailleurs selon les informations divulguées ici le 15 juin une bonne part des apporteurs de fonds au Gouvernement - dernier graphique : part en bleu &quot;household&quot;) En terme de moral, les consommateurs continuent selon l'indice de l'Université du Michigan à progresser. Il ressort à 70,8 contre 69 attendu et 68,7 précédemment mais toujours sur des niveaux historiques faibles. Ambiance du jour ? Sans direction. Qui va tirer la consommation maintenant ? Le CAC cède - 1,04 % à 3 129,73 points et le Dow Jones - 0,40 % à 8 439,39. * Article lié : Radiographie des taux d'épargne des ménages http://www.apprendrelabourse.org/article-33103957.html Economie - Zone Euro : le redressement de l'industrie se fait attendre 2009-06-25T23:15:23Z 2009-06-25T23:00:00Z Apprendrelabourse.org http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/2009/capu.gif" /> La production dans la zone euro avait déçu vendredi 12 juin avec un repli de -1,9 % en avril sur un mois mais jusqu'ici les entrées de commandes dans l'industrie s'était stabilisée laissant augurer d'une suite plus favorable. Une confirmation était attendue via des chiffres 'réels' et non plus au travers des indicateurs avancés d'activité se basant sur des enquêtes (PMI / Zone euro : les indicateurs d'activité toujours contrastés ) et ce, dans un contexte où les taux d'utilisation des capacités de production sont faibles un peu partout sur la planète (ci-dessous en %) Cet espoir a été douché ce matin par l'annonce d'une baisse de - 1 % sur un mois en avril des commandes dans l'Euroland après - 0,2 % en mars (-1,1 % en Allemagne après + 3,3 % en mars mais + 0,5 % en France contre - 2,1 %) La variation annuelle reprise dans le graphe ci-dessous reprend donc le chemin de la baisse (- 39,5 % en Allemagne, - 30,9 % en France et - 35,5 en moyenne dans la zone) Source : Eurostat Les bourses en Europe ont eu une entame de séance très négative dans le sillage de Wall Street et peu soutenues par la nouvelle. L'ensemble des gains d'hier ont été reperdus avant de se redresser grâce à la meilleure orientation de Wall Street et à une révision à la hausse du PIB américain pour le 1er trimestre. Le chiffre définitif est en effet ressorti à -5,5 % contre - 5,7 % à la précédente estimation et - 6,1 % pour les résultats préliminaires. Ceci à comparer avec une chute de - 6,3 % au 4 ème trimestre 2008. La fin de séance à New York a été marquée par un rebond que n'est pas venu ternir comme hier soir le patron de la Fed qui témoignait devant une Commission du Congrès sur le très controversé épisode du rachat de Merrill Lynch par Bank of Americaà l'automne dernier. La très forte demande pour une émission d'obligations du Trésor à 7 ans pour 27 milliards $ a enfin dissipé les quelques doutes qui avaient vu le jour lundi sur le sujet. Le Dow Jones s'octroie un gain de + 2,08 % à 8 472,40 points, proche de son sommet du jour. Le CAC 40 rend - 0,68 % seulement à 3 163,10 points. http://www.apprendrelabourse.org/article-33061828.html Les commandes de biens durables rassurent mais la Fed déçoit 2009-06-24T22:40:48Z 2009-06-24T22:30:00Z Apprendrelabourse.org http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/2009/duryoy-copie-1.gif" /> Les commandes de biens durables aux USA ont progressé de + 1,8 % en mai sur un mois comme en avril contre un chiffre attendu en baisse aux alentours de - 1%. En rythme annuel, le creux devient donc plus consistant. Le marché a fortement apprécié cette bonne nouvelle permettant au CAC 40 de gagner + 2,18 % à 3 184,76 points. La bourse de Francfort prend + 2,74 % rebondissant fortement à partir de sa moyenne mobile à 200 jours. * Cet engouement haussier n'a été que très brièvement douché par la statistique suivante sur les ventes de logements dans le neuf, assez décevante. En effet, attendues en hausse de 3,6 %, les ventes de mai s'effritent à nouveau de - 0,6 % sur un mois et le chiffre d'avril a également été révisé à la baisse à hauteur de 2,3 %. En variation annuelle il s'agit d'une chute de - 32,8 %. Le prix médian remonte à 221 600 $ contre 212 600 $ le mois précédent mais toujours sous le niveau de la fin 2008 et en baisse de - 4,7 % sur un an. * 3ème temps fort du jour, après clôture des bourses en Europe, la Fed a indiqué maintenir ses taux (sans surprise) entre 0-0,25 % pour une longue période et n'a pas dévoilé d'autres mesures anti-crise. Son analyse de la situation économique fait part d'une dégradation qui baisse en intensité en dépit d'une consommation qui fait face à la peur du chômage, à la baisse de la valeur de l'immobilier et à des conditions d'octroi de crédit toujours ressérées. Parmi, les points positifs on notera les signaux de rétablissement de l'activité avec une activité qui évolue de plus en plus en parallèle avec les stocks (Economie : signes concrets de fin de destockage ) La prudence était de mise. Wall Street n'a visiblement guère apprécié ce statu quo sans mention particulière ou indice sur la suite de la politique monétaire. Un retour dans le rouge s'est effectué dans la foulée et la séance se solde finalement par une clôture en baisse de - 0,28 % à 8 299,86 points. Le S&amp;P 500 ferme en hausse de + 0,65 % toutefois. CAC 40 - Point graphique : double cliquer sur le graphe pour l'agrandir D'un point de vue plus large, les cours s'inscrivent toujours dans le cadre de l'analyse graphique du 19 avril dernier, le support en intraday ci-dessus testé hier et ce matin correspond à la droite oblique baissière long terme inférieure en blanc (accès direct au graphe) http://www.apprendrelabourse.org/article-33020011.html Zone euro : les indicateurs d'activité toujours contrastés 2009-06-23T22:46:06Z 2009-06-23T22:32:00Z Apprendrelabourse.org http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/fotolia-actualit---675198-copie-1.jpg" /> L'indice des directeurs d'achat (PMI) pour l'Euroland a continué à progresser en juin à 44,4, selon les données préliminaires, après 44 en mai mais sous les attentes du marché et avec un chiffre inférieur à 50 qui signifie que l'activité est toujours entrain de se contracter, à un moindre rythme certes mais toujours en baisse. → Par ailleurs, cet indicateur dit 'composite' qui regroupe à la fois les données du secteur manufacturier et des services cache une différence d'évolution entre ces 2 secteurs : . le secteur manufacturier progresse de 40,7 à 42,4 au plus haut depuis 9 mois . mais les services se replient de 44,8 à 44,5, soit 1 point sous les anticipations. L'indice composite français est dans la même situation avec une hausse d'ensemble à 47,7 contre 46,6 mais les services se dégradent de 48,3 à 47,5 au contraire du secteur manufacturier qui se rétablit un peu plus à 45,5 contre 43,3. En Allemagne, l'indice composite a reculé de 44 à 43,4, l'amélioration dans l'industrie (40,5 contre 39,6) étant largement contrebalancée par la baisse du secteur des services (44,3 après 45,2 en mai et 46 attendus, les commandes sont pourtant bien orientées) ** Aux USA, les ventes de logements dans l'ancien pour le mois dernier ont progressé de 2,4 % sur un mois mais sous les attentes. En rythme annuel on observe toujours un replis de - 3,6 %. Les stocks se résorbent un peu à 9,6 mois de ventes contre 10,1. Les prix évoluent aussi un peu plus favorablement à 173 000 $ pour le prix médian contre 166 600 $ précédemment. Ces chiffres restent néanmoins en-deçà de ceux de 2008 avec une baisse de - 16,8 % sur un an (et de - 30,6 % dans l'Ouest, une région qui ne participe pas à l'amélioration en volumes de ce mois avec une nouvelle baisse de - 0,9 % ni à la hausse temporaire du prix médian des logements anciens qui tombe pour la première fois sous les 200 000 $, à comparer avec les 342 700 $ atteints en 2006) Demain, ce sera au tour des ventes de logements dans le neuf toujours pour mai ainsi que les commandes de biens durables. Les opérateurs sont par ailleurs dans l'attente du communiqué de politique monétaire qui sera délivré par la Fed à 20 heures à l'issue d'une réunion de 2 jours qui a démarré tout à l'heure. Le CAC finit mitigé en baisse de - 0,21 % à 3 116,82 points comme le Dow Jones qui cède - 0,20 % à 8 322,30. La question des déficits publics : * Le Trésor américain met aux enchères de nouveau cette semaine des montants importants d'obligations nécessaires au financement du déficit public. La petite baisse d'appétit observée hier sur une échéance à 3 mois ne s'est pas renouvelée aujourd'hui sur une maturité à 2 ans et un montant très conséquent de 40 milliards $. Le taux de couverture (bid/cover ratio) atteint même un record en 2 ans. * En France, le président de la Cour des Comptes a fait une présentation des comptes publics de la nation devant la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale. Ce dernier observe &quot;une dégradation sans précédent&quot; avec un déficit public attendu à - 7% du PIB et une dette au-delà des 3/4 du PIB français pour cette année. 4 risques ont été évoqués face à l'approche d'une &quot;zone dangereuse&quot; : - le risque &quot;que la dégradation des finances publiques nourrissent l'inquiétude&quot; - &quot;l'appauvrissement de l'Etat&quot; (avec son corrolaire, la baisse des prestations et services) - l'emballement de la dette : avec &quot;un phénomène d'auto-alimentation (..) sous son propre poids&quot; (charge d'intérêts) - in fine, le risque concernant &quot;la crédibilité de la signature de la France&quot; L'atteinte du cap des 100 % d'endettement par rapport au PIB est néanmoins attendue assez tardivement par rapport à certains pays, en 2018 selon ses prévisions (rappel : dernières prévisions du FMI) http://www.apprendrelabourse.org/article-32981437.html Actualité - Bourse : nouveau coup de froid 2009-06-23T21:23:08Z 2009-06-22T23:45:00Z Apprendrelabourse.org http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/2009/GSK_220609_Uhr.gif" /> Comme lundi dernier, les marchés actions européens ont assez sévèrement corrigé à la baisse. Le CAC 40 cède - 3,04 % à 3 123 points sous le poids du secteur technologique, de l'industrie, des financières et du secteur pétrolier. Francfort perd également - 3,02 % à 4 693,40 points alors que l'indicateur IFO du climat des affaires a pourtant été publié dans la matinée en amélioration. Le marché a été complètement sourd à cette publication tout comme l'euro qui en général a tendance à se renforcer sur ce types de parution. L'amélioration des perspectives à 6 mois se confirment et la situation actuelle bien que toujours ancrée profondément en récession a connu sa plus forte progression depuis le début de la crise. Source : cesifo-group.de Comme semaine dernière, le marché est assez insensible aux nouvelles et envoie à la baisse de concert marchés actions, euro, financières (- 5,81 % aux USA) et matières premières (- 2,66 % pour le CRB) un peu comme aux pires heures de la crise financière. En contrepartie, le dollar se renforce et les investisseurs vont trouver refuge dans les obligations d'état. √ Il est vrai que le contexte n'était pas très bon compte tenu de la parution du rapport de la Banque mondiale qui a revu ses prévisions de croissance : le PIB mondial est attendu en baisse de -2,9% en 2009, un record, contre une précédente prévision de -2,1%. 2,0% sont escomptés en 2010 et + 3,2% en 2011 à ce stade des évaluations. En ce qui concerne les pays émergents, après 8,7 % de croissance en 2007 et 5,9 % en 2008, le PIB des pays concernés ne progresseraient plus que de + 1,2 % en 2009. En excluant l'Inde et la Chine, une baisse de - 1,6 % est même anticipée pour cette année. + 4,4 % sont attendus ensuite en 2010 et + 5,7 % en 2011. On notera par ailleurs que les émissions d'obligations américaines pourtant à court terme (3 et 6 mois) réalisées ce jour ont remporté moins de succès que lors des mises aux enchères précédentes. A titre d'exemple ci-dessous pour celle à 3 mois à hauteur de 31 milliards $, le taux de couverture (bid/cover ratio) s'est assez nettement affaibli passant de 3,42 semaine dernière à 2,79 cette fois-ci. La demande de la part des investisseurs était donc moins forte. Le Dow Jones perd - 2,35 % à 8 339,01 points et le S&amp;P 500 - 30,6 % à 893,04 points. Demain sont attendus à 16 heures les chiffres de ventes de logements dans l'ancien Outre-Atlantique pour le mois de mai. → Dernières parutions : . Matières premières : tendances long terme hors effets dollar et pétrole . Matières premières - Indice CRB - Analyse graphique depuis 1958 http://www.apprendrelabourse.org/article-32878582.html Matières premières : tendances long terme hors effets dollar et pétrole 2009-06-22T14:05:27Z 2009-06-22T14:00:00Z Gilles Caye http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/2009/crb-euros.png" /> Vendredi, nous avons vu ensemble l'évolution sur 50 ans de l'indice CRB des matières premières. → Matières premières - Indice CRB - Analyse graphique depuis 1958 Comme vous le savez, la monnaie de cotation est bien sûr le dollar et le pétrole comme l'énergie y sont fortement pondérés. Quelles sont les dernières évolutions si on retraite ces 2 aspects ? • En euro tout d'abord, pour un investisseur européen, l'orientation haussière n'est plus d'actualité depuis le krach de cet automne. • En reprenant maintenant l'indice CRB tel qu'il existait avant sa révision en 2005, c'est à dire l'indice CCI (1) qui ramène la part de l'énergie de 39 à 17 %, la tendance haussière apparaît toujours présente mais sous un angle de progression plus faible. • Enfin, l'indice CCI des matières premières exprimé en euro permet de re-situer pleinement les choses Le Krach n'est dès lors plus qu'un simple mouvement intermédiaire au sein d'une tendance de fond haussière toujours active. On pourrait être tenté par souci de simplicité ou de rapidité de ne retenir que l'indice CRB, celui qui a cours actuellement, et se &quot;méfier&quot; de l'indice CCI. C'est en fait tout l'inverse. Vous retrouverez les grandes lignes de leurs différences dans le lien en fin d'article. Je poursuis ci-dessous pour vous donner quelques détails complémentaires et traduire en termes très simples les 2 dernières courbes : L'indice CRB a connu 10 révisions depuis sa création à la fin des années 50. Les 9 premières révisions comme pour tout indice portaient essentiellement sur le remplacement d'une matière première par une autre pour tenir compte de l'évolution de l'économie. En 1973, le café a ainsi été intégré à l'indice comme le baril de brut 10 ans plus tard. Autre exemple : la pomme de terre n'est plus aussi représentative qu'autrefois par exemple de l'économie actuelle et des habitudes de consommation. Elle n'y figure donc plus. Mais ces 9 révisions n'ont jamais remis en cause le principe jusqu'alors présent d'une pondération équilibrée entre les diverses matières et denrées. Seule la 10 ème est venue chamboulée cela. Il ne s'agit donc pas d'une nième révision mais bien d'un bouleversement. Emblématique : le baril de brut qui n'est qu'une des 4 composantes énergétiques du CRB est passé de 5,9 % du CRB à 23 % en 2005. La 9 ème révision datant de 1995, le second graphe permet ainsi d'avoir un indice CRB parfaitement stable dans sa composition sur pratiquement les 15 dernières années. Pour le 3ème graphe en euros, nous avons donc sur la plus grande partie de la courbe une bonne vision de la pression des prix des matières premières à la base qui se diffusent ensuite dans l'économie via les prix à la production puis à la consommation. En retenant une valeur médiane de 1,6 en 91 et de 3,0 en 2009, cela constitue un quasi doublement soit entre 3 et 3,5 % par an sur près de 20 ans. Pour l'instant et en dépit de variations rapides et prononcées, la crise n'a strictement rien changé à cette tendance de fond. (1) Apprendre et comprendre la bourse en temps réel : Bien suivre les matières premières (Partie 2) http://www.apprendrelabourse.org/article-32864508.html Matières premières - Indice CRB - Analyse graphique depuis 1958 2009-06-20T00:05:36Z 2009-06-19T23:42:00Z Gilles Caye http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/2009/sc-copie-18.png" /> Les matières premières se sont un peu reprises depuis 2009 et les dernières semaines ont été favorables à l'énergie. Alors... simple rebond ou hausse durable ? * Pour commencer, voyons tout d'abord ce que tout le monde a à l'esprit peu ou prou. L'indice CRB(1), fortement corrélé au pétrole et à l'énergie, s'est progressivement envolé jusqu'à atteindre un record il y a un peu moins d'un an avant de s'effondrer. Sur le 1er graphique, le rebond actuel apparaît ainsi encore comme étant très fragile. ** Voyons maintenant les choses sous un angle beaucoup plus large, c'est à dire sur 50 ans. Finalement, la chute ne remet pas en cause la tendance haussière de long terme et le rebond fait suite à l'atteinte d'une zone de sur-vente historique classique sur laquelle se sont réalisés tous les creux majeurs depuis 50 ans. Points bas historiques OK... mais pas record puisqu'une zone de sur-vente extrême avait été atteinte en 99. Cette mise en perspective permet donc de relativiser ce krach. Tout cela est cependant un peu plus complexe qu'il n'y paraît à première vue. *** En effet, face à ce maillage de droites blanches qu'on pourrait pratiquement tracer à l'infini de manière parallèle, une tendance baissière en opposition enserre toujours les cours à l'heure actuelle. De plus la première moyenne mobile de long terme en bleu a été atteinte mais pas la seconde. Enfin, le RSI est toujours englué dans une configuration qui ne permet pas encore d'annoncer autre chose qu'un simple rebond technique. → Beaucoup de choses vont dépendre de cette zone 275/300 en jaune ... √ Pour mémoire : Comparaison de la performance sur 50 ans de l'indice CRB et du marché action représenté par le S&amp;P500 (1) Apprendre et comprendre la bourse en temps réel : Bien suivre les matières premières (Partie 1) http://www.apprendrelabourse.org/article-32812103.html Le CAC 40 sort légèrement de l'ornière grâce aux indicateurs US 2009-06-18T19:23:07Z 2009-06-18T19:04:00Z Apprendrelabourse.org http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/2009/bos0609chart.jpg" /> La majeure partie de la séance s'est déroulée sans direction précise autour de l'équilibre. 2 indicateurs sont venus à 16 heures sortir de leur apathie les marchés actions lors de leur parution: Après les mauvais signes précurseurs de l'industrie publiés lundi pour la région de New York puis, mardi, en ce qui concerne la baisse de la production industrielle en mai, le &quot;philly fed&quot; (indice d'activité manufacturière de la région de Philadelphie) est ressorti en très forte hausse à - 2,2 contre - 17 anticipé et - 22,6 en mai (ci-dessous en gris) Source : FRB philadelphia → Les résultats de cette enquête concernant les anticipations à 6 mois (Six-Month Forecast en noir) sont même propulsés à 60,1 se rapprochant de la configuration observée en fin de récession en 2001 et non loin des records de 2003. A 47,5 en mai, ces perspectives se situaient encore à 14,5 en mars. Dans la même veine l'indice des indicateurs avancés de l'économie américaine confirmait en même temps sa progression d'avril. Source : Conference Board Cet indice qui compile une dizaine d'indicateurs allant des permis de construire, aux taux d'intérêts en passant par le moral des consommateurs ou la consommation de biens durables progresse ainsi à nouveau de plus de 1 % à + 1,2 %. Avril a même été révisé à la hausse de + 0,1 % dans la foulée. Le CAC 40 gagne + 1,04 % sur la journée à 3 194,06 points avec une configuration un peu plus haussière à la base, aidé par l'orientation de Wall Street à l'ouverture à 15H30 alors que le marché prenait connaissance des dernières évolutions jugées plus favorables sur le secteur bancaire, tout cela au fil de l'eau avec l'allocution de T.Geithner qui s'exprimait devant le Sénat. Les 2 statistiques détaillées ci-dessus ont ensuite permis aux acheteurs de prendre la main avec un dernier &quot;coup de rein&quot; décisif. http://www.apprendrelabourse.org/article-32780719.html Bourse : le coup de froid se poursuit en Europe 2009-06-17T22:35:20Z 2009-06-17T22:30:00Z Apprendrelabourse.org http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/2009/sc-copie-16.png" /> Les bourses en Europe sont décidément beaucoup plus faibles depuis le début de semaine. La bourse de Francfort concède à nouveau - 1,86 % à 4 799,98 points. Le Dow, plus solide une nouvelle fois, reste à l'équilibre (-0,09 %) Le DAX repasse très légèrement négatif depuis le 1 er janvier comme le CAC 40 qui termine en baisse de - 1,64 % à 3 161,14 points dans des volumes qui s'étoffent comme déjà constaté lundi. D'un point de vue sectoriel à Paris, la séance offre un profil tout à fait différent par contre puisque les valeurs cycliques (matériaux de base, industries etc...) et de l'énergie affichent des reculs allant de - 2,5 à - 4,5 %. Les secteurs défensifs comme celui de la santé par exemple progressent de plus de 1 % comme les télécoms. Comme évoqué lundi, le lien de cause à effet entre les parutions et le mouvement des cours est quasi inexistant. Les financières (de part et d'autre de l'Atlantique) avec un repli plus net sont venus encore fragiliser les velléités haussières un peu plus profondément. • L'indice XLF des financières US ci-dessous étudié vendredi soir reste seulement soutenu par sa moyenne mobile à 50 jours. • Quant au DAX, il vient de se poser à 4 800 sur ses moyennes mobiles à 200 et 50 jours (graphe disponible également dans l'article de fin de semaine dernière mis en lien ci-dessus) → Le biais reste haussier mais c'est juste sous ces niveaux que le &quot;coup de froid&quot; pourrait se transformer assez rapidement en &quot;coup de torchon&quot;.Pour le CAC 40, la clôture s'est réalisée sous l'ensemble des moyennes mobiles mais seulement à 17 points sous sa MM50. L'inflation aux USA le mois dernier a progressé de + 0,1 % contre 0,3 % attendus et après une stabilité en avril. Hors alimentation et énergie le progression est identique, à + 0,1 %. La variation annuelle s'enfonce encore un peu à -1,3 % alors que l'indice 'core' persiste dans sa stabilité et ne décroît que de + 1,9 % le mois précédent à + 1,8 % en mai. http://www.apprendrelabourse.org/article-32727538.html L'euro reprend un peu de hauteur sans les marchés actions 2009-06-16T18:55:33Z 2009-06-16T18:50:00Z Apprendrelabourse.org http://www.over-blog.com/profil/blogueur-255209.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/40/52/94/2009/konjunkturerwart_jun_engl.jpg" /> La devise européenne reprend près de la moitié du terrain perdu hier (- 1,58 %) contre la devise américaine et repasse les 1,39$ à la faveur de la parution de l'indice ZEW meilleur que prévu. Source : Zew.de L'indice du climat de confiance des milieux financiers allemands est ressorti à 44,8 en hausse de 13,7 points contre 35 attendus, un niveau désormais bien supérieur à la moyenne historique de cet indicateur qui se situe actuellement à 26,3. . Rappel : l'indice Zew ne traduit que les attentes des investisseurs consultés dans cette enquête et non pas leurs évaluations de la situation actuelle comme détaillé dans notre article du mois dernier. La situation présente reste à des niveaux très faibles mais progresse toutefois de + 2,5 points pour l'Euroland à - 90,7, + 3,1 en Allemagne et + 4,1 pour la France. Les marchés actions européens n'en ont guère profité au-delà de quelques heures. Après leur glissade hier, ils réussissent à se stabiliser néanmoins puisque le CAC clôture en baisse de - 0,17 % à 3 213,95 points et le DAX termine à l'équilibre (+ 0,02 %) √ Immobilier : Les mises en chantier aux USA (housing starts) ont grimpé de + 17,2 % en mai sur un mois mais ce 'bond' est à relativiser dans la mesure où les permis de construire ne progressent que de + 4 % et surtout la progression reste dans le trend baissier et la lame de fond qui sévissent depuis 3 ans. source : Barron's Econoday Déjà en juin l'an dernier, les mises en chantier avaient laissé entrevoir un espoir après 6 mois de relative stabilité et la rupture de la moyenne mobile de cette statistique sur 6 mois (en bleu) En tout cas le marché n'a pas montré de grandes convictions sur la nouvelle. Il est vrai que parallèlement les chiffres sur la production industrielle alimentaient le flux de news pour les opérateurs... √ Industrie : Les prix continuent de baisser à un rythme de - 4,7 % annuellement, du jamais vu depuis 1949 mais sur un mois en mai, le gain s'élève à +0,2% . Hors alimentation et énergie, la variation annuelle reste largement positive au contraire à + 3 %, n'étant pas affectée dans le calcul par la hausse record du pétrole l'an dernier à pareille date. Au chapitre de la production industrielle, l'enthousiasme n'était pas de mise avec une révision du chiffre d'avril de - 0,5 à - 0,7 % et une baisse de - 1,1 % en mai au-delà des - 1 % attendus. Le rythme annuel passe de - 12,7 à - 13,4 % (Russie : - 17,1 % en mai sur un an) Demain le marché a rendez vous à 14 heures 30 avec les chiffres de l'inflation anticipés à + 0,3 % pour mai sur un mois (et de + 0,1 % en ce qui concerne l'indice hors énergie/alimentation) • La clôture tout à l'heure à Wall Street est à surveiller pour confirmer ou invalider les seuils graphiques évoqués hier soir actuellement travaillés avec un Dow Jones qui qui s'enfonce à 8540 peu avant 19 heures.