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Jeudi 8 janvier 2009

Les news de ce soir se font un peu sur un autre mode qu'habituellement car l'actu du jour réside en fait non dans une donnée, un fait, une évolution d'un cours mais plus dans un doute alimenté par quelques nouvelles en Allemagne qui laissent ce soir les opérateurs face à quelques étonnements. Indécis, le CAC 40 baisse de -0,65 % et le Dow Jones de -0,31 %. Voyons tout d'abord quelques éléments parus aux USA qui ramènent à des choses connues et ensuite celles qui alimentent le doute.

Les crédits à la consommation aux USA ont baissé de près de 8 milliards de $ soit - 3,7 % en novembre, très largement au-delà des attentes. Il s'agit d'un des plus forts reculs enregistrés jusqu'ici. Restrictions du crédit, moindre demande et volonté de se désendetter de la part des ménages sont à l'origine de cette évolution analysée plus profondément dans Taux d'épargne US : une amélioration en trompe l'oeil (voir graphe 3 particulièrement sur la dette des ménages en contraction)
 
L'actualité sur les chaînes de grande distribution et de commerces aux USA a donné le biais négatif sur la séance à New York, le flot du crédit se réduisant, les ventes également ne suivent pas dans les magasins.  Wal Mart avec des chiffres décevants pour décembre et une révision de ses prévisions de résultats pour le 4 ème trimestre ferme en baisse de - 7,49 %.

√ En Allemagne :

- les exportations ont chuté de -10,6 % en novembre, un record depuis la réunification. L'excèdent commercial tombe à 10,7 milliards € contre 15,8 en octobre. Chacun s'attendait à une réduction compte tenu de l'importance des exportations de la première puissance économique européenne et de sa sensibilité à la conjoncture internationale mais la décrue est significative.

- le 15 décembre, rendez vous avait été pris pour suivre les premières émissions (adjudications) des obligations d'état : une tranche de 6 MDs € à 10 ans en Allemagne n'a trouvé preneur hier que pour 4 Mds € et suscite quelques interrogations, ces difficultés commençant à être récurrentes même si quelques facteurs techniques peuvent venir donner quelques explications. Psychologiquement, ce 'couac' restera dans les mémoires pour l'ensemble de 2009 s'agissant de la première émission de l'année.
Les résultats concernant la France :  3 tranches (échéances 2018,2023,2038) pour un montant total de 6,286 milliards € sous forme d'OAT -Obligations assimilables du Trésor) ont été couvertes à 100 %. Le volume demandé est même à plus du double de celui offert pour celle ayant une maturité 2038. Les volumes demandés par les investisseurs sont cependant en baisse en tendance et restent bien inférieurs à ceux observés sur certaines émissions en fin d'année tout particulièrement pour des échéances très courtes à quelques mois sur lesquelles les investisseurs se sont rués.
A suivre avec les montants colossaux de dettes que les états vont lever sur les marchés tout au long de l'année de part et d'autre de l'Atlantique.

- Après des réticences à participer au plan de relance européen Angela Merkel a encore fait évoluer son discours constatant que les états 'accumulent des montagnes de dettes' mais voyant en cela 'la seule possibilité' de contrer la crise.

- enfin, le marché reste surpris quelque peu par la hauteur de l'entrée de l'état allemand dans Commerzbank (qui dégringole de - 13,79 % à 5,25 € sur la séance) La prise de participation s'élève à 25 % + 1 action, équivalent à un montant de 10 milliards € et à une nationalisation partielle pure et simple, sans précédent dans le pays.
Première également, un emprunt obligataire de 1 MD € sur 3 ans a été initié avec la garantie de l'état dans le cadre du programme de soutien et de garantie de 500 MD € annoncés plus tôt en 2008. Commerzbank inaugure en quelque sorte la procédure.

Rien d'alarmant, beaucoup voudrait avoir un excédent de la sorte, une note de crédit aussi élevée et le soutien allemand aux banques était 'dans les tuyaux', mais ceux qui "se grattent le front" avec doute sont un peu plus nombreux après cette journée et ces éléments.
 

** Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre a abaissé son taux directeur de 2 à 1,5 %, une première depuis sa création en 1694.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mercredi 7 janvier 2009


L'enquête ADP sur l'emploi ne figure pas sur tous les agendas des opérateurs mais elle constitue toujours un test de part sa parution 2 jours avant les statistiques officielles du chômage aux USA.

Elle a pris aujourd'hui plus d'ampleur que d'habitude pour plusieurs raisons que nous allons détailler alors qu'elle était mentionnée ici occasionnellement le plus souvent de manière rapide :

- une révision de la méthodologie de calcul a été réalisée ce mois-ci pour mieux coller aux chiffres officiels. ADP reconnaît donc explicitement et publiquement les lacunes de cet outil et tente de le corriger.
Avec une étude qui couvre pourtant plusieurs centaines de milliers de sociétés, ADP n'appréhende cependant qu'un peu plus de 20 % du total des personnes employées dont le nombre figure sur l'infographie ci-dessus et ne concerne que le secteur privé.
C'est un très gros échantillon mais un échantillon tout de même... c'est la raison essentielle qui explique le traitement 'ambivalent' de cette donnée par le marché ... "pas aussi fiable que souhaité, mais on y jette toujours un oeil pour cerner la tendance".

- cette nouvelle méthodologie a eu pour impact de réviser de 250 000 à 476 000 les emplois supprimés en novembre. Le chiffre du jour au titre de décembre ressort enfin à 693 000 très au-delà des 473 000 attendus. Le marché se retrouve donc avec une perte de près d'un million de postes sur les 2 derniers mois de l'année et de 2 000 000 depuis juillet (hors emplois agricoles)

- en terme de répartition, le secteur tertiaire  a détruit 473 000 postes et le secteur industriel 220 000.  87 % des destructions sont l'objet d'entreprises ayant - de 500 employés.


* Le CAC 40 corrige de - 1,48 % à 3 346,90 points et le DAX 30 à Francfort de - 1,77 %. Londres baisse - 2,83 %.

* Par ailleurs, les stocks de brut américain en hausse de près de 7 fois le montant attendu pour la dernière semaine de 2008 infligent une correction de 7 % au baril à 45 $ après les plus hauts.

En Europe, l'Allemagne voit son nombre de chômeurs repasser à la hausse pour la 1ère fois en 34 mois au-delà des 3 millions avec + 18 000 inscrits le mois dernier. A 7,6 % de la population active, le taux de chômage reste toujours cependant inférieur aux 8,2 % de janvier 2008 et aux 11 % d'il y a 3 ans.

La crise du crédit semble par ailleurs s'étendre aux sociétés Outre-Rhin, le gouvernement étant susceptible de réfléchir à un plan de garantie de 100 milliards € pour le financement des entreprises allemandes.

Alors que l'actualité internationale est marquée par l'arrêt des livraisons de gaz de la Russie à l'Ukraine dans un conflit de type commercial mais aussi géopolitique, c'est également ce jour que les difficultés économiques russes s'expriment plus ouvertement avec la première baisse depuis 1999 du PIB à - 1,1 % en décembre, en rythme annuel, suivant les informations de la banque VTB, dans un contexte de forte baisse des prix des matières premières et du rouble. Différentes usines en Europe Centrale et de l'est sont forcées de s'arrêter en raison de la pénurie de gaz comme l'usine Suzuki en Hongrie ou Peugeot Slovaquie.



A New York, le n°1 mondial de l'aluminium, Alcoa baisse de - 8,17 % en début de soirée après l'annonce de la baisse de sa production, d'un objectif de diversification de ses fournisseurs pour réduire ses coûts de 20 % et l'annonce de la suppression de 15 000 emplois pour faire face à la chute de la demande et des prix du métal. Intel perd un peu moins de 4 % avec l'annonce d'un chiffre d'affaire en baisse de - 20 % au 4 ème trimestre par rapport au 3 ème (suivie de pertes légèrement supérieures à 1 milliards) et de - 23 % sur un an. Le Dow Jones évolue en baisse de - 1,69 % vers 18 heures.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mardi 6 janvier 2009

Les commandes à l'industrie pour novembre ont déçu les investisseurs aux USA en baisse de - 4,6 % sur un mois contre - 2,3 % attendus et après - 6 % en octobre.
Cette donnée est néanmoins plus ancienne et surtout moins importante que l'indice ISM d'activité du secteur des services qui paraissait également ce jour au titre du mois de décembre et qui alimente la plus grande partie de l'activité Outre-Atlantique.

A ce niveau, la dégradation attendue à 36,5 après 37,3 en novembre n'est pas au rendez vous, l'indicateur reprenant un peu d'altitude à 40,6. Le niveau d'activité est en hausse assez nette et passe de 33 à 39,6.

Les nouvelles commandes grimpent de 35,4 à 39,9 et  la composante concernant l'emploi passe de 31,3 à 34,7 (rappel : elle était à 29,9 en baisse pour le secteur manufacturier) Enfin, les prix tombés à 36,6 se stabilisent à 36.

La 'grosse déprime' se dissipe donc un peu au travers de cette statistique qui est le reflet d'un sondage auprès des directeurs d'achat de plusieurs centaines de sociétés.




En Europe, l'indice d'activité du secteur des services (PMI) s'érode par contre un peu plus pour la zone euro en décembre à 42,1 après 42,5 le mois précédent, soit un plus bas de 10 ans.

En France, la chute est sans précédent passant de 46,2 à 40,6, le nombre de nouvelles affaires se dégradant fortement. L'indice tombe à 34,9 pour le secteur industriel et à 33,9 pour la zone euro.

En Allemagne, en revanche, l'indice PMI des services réussit à reprendre de la hauteur à 46,6 après 45,1. Le secteur industriel est toujours par contre à un record de faiblesse à 32,7 après 35,7 en novembre.

Le CAC 40 gagne + 1,08 % à 3 396,22 points et le Dow Jones + 0,69 % à 9 015,10 points.

LA grande information qu'attendent les investisseurs cette semaine, comme chaque début de mois, concerne le taux de chômage américain pour le dernier mois de 2008 à paraître vendredi. Les anticipations sur le sujet se situent à 7 % ce soir après 6,7 % le mois précédent et à des destructions d'emplois de 475 000 postes après les - 533 000 du mois de novembre.


→ paru ce jour :



Contenu :

. Quelles orientations pour la politique économique en 2009 ? (5'11")

. Le couple euro dollar en 2009 (2'13)

. Afrique du Sud : des comptes externes vulnérables (4'05")
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Lundi 5 janvier 2009

Le CAC 40 réussit à aligner une 5 ème séance de hausse consécutive de + 0,31 % à 3 359,92 points dans des volumes très menus. Le Dow Jones cède en revanche -0,91 % à 8 952,89 points.

Les principaux mouvements ont eu lieu sur les marchés des changes qui ont la réunion de la BCE du 15 janvier prochain en ligne de mire. Les anticipations de différentiel en terme de taux d'intérêt ont basculé un peu plus en défaveur de l'euro (Pour mémoire :
Marché des changes : Insaisissable dollar ... (Suite)) d'autant que le vice-président de la BCE et le gouverneur de la Banque du Portugal, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, ont clairement laissé entendre que des ajustements à la baisse des taux auraient lieu si besoin. Ces propos ne concernaient pas directement la réunion à venir mais étaient centrés sur le risque de voir le taux d'inflation plonger un peu trop bas sous l'objectif des 2 %.

L'euro chute de - 2,34 % à 1,3633 $ et de - 3,55 % à 0,9267 £.

→ Plus à l'arrière-plan de l'actualité, sont parues les dépenses de constructions privées aux USA pour octobre en baisse de - 0,6 % sur un mois et de - 3,3 % sur un an.

Parallèlement, le nouveau Président américain a fait également un nouveau pas vers son entrée officielle  le 20 janvier prochain en présentant un peu plus précisément les modalités de son plan de relance. Entre réductions d'impôts et diverses mesures qui ne seront pas votées et appliquées avant début à mi-février, la statistique du jour est l'occasion de percer un peu plus un des aspects importants de ce plan concernant les mesures prises pour réaliser de grands travaux d'infrastructures, de rénovation de routes, écoles et autres hôpitaux. Chacun cherchant à savoir quels effets de telles mesures vont avoir, voici quelques éléments pour vous forger votre opinion :

La situation de la construction est extrêmement déprimée pour la construction résidentielle - plus personne n'en doute - mais l'activité non-résidentielle (usines, bureaux, centres commerciaux etc...), au sujet de laquelle différents éléments au printemps dernier nous alertaient sur le changement de tendance est entrain également de commencer à donner de grands signes de faiblesse
 :


En complément voici un indice d'activité des architectes qui montre un indicateur sur des plus bas records.

√ Les dépenses totales de construction représentent 1000 / 1100 milliards $ annuellement soit environ 7 % du PIB américain mais surtout engendrent des besoins connexes importants pour le reste de l'économie (financement, assurance, aménagements, mobilier, etc...)

- la construction privée représente 70 % qui se répartissent ainsi :
   . 30 % pour le résidentiel
   . 40 % pour le non-résidentiel

- Construction publique : 30 % qui se répartit ainsi :

    . 27 % par les états et au niveau local
    . 3 % seulement par le budget fédéral

Sur un an la construction privée chute de - 7,4 % alors que la construction publique grimpe de + 7,9 %.

La situation est assez simple : la construction publique n'arrive pas à compenser celle d'ordre privée compte tenu de son importance et le moteur du 'non résidentiel', le plus important, menace désormais de passer en zone négative.
Plus difficile encore, les états américains et les collectivités locales dont une partie des financements provient des taxes et impôts sur la construction et l'immobilier rencontrent des difficultés accrues à boucler leur budget. Ce sont autant de problèmes pour initier de nouveaux projets et même lancer ceux déjà décidés.

Exemple le plus connu : c'est l'E
tat d'urgence fiscale en Californie, état dans lequel 235 000 fonctionnaires sont menacés d'être licenciés selon les indications du Gouverneur délivrées peu avant Noël. Tout récemment il est fait état de coupures budgétaires dans les remboursements et couvertures de santé.

1 moteur a lâché, les 2 autres sont à la peine et représentent les 2/3 des dépenses de construction, le budget fédéral reste là aussi le dernier à pouvoir initier encore une quelconque poussée.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Vendredi 2 janvier 2009

1 ère séance de l'année, toujours dans de très faibles volumes - congés obligent - mais qui offre un gain de + 4,09 % à 3 349,69 points pour le CAC 40 et même + 5 % à Amsterdam.

Sans véritable thématique sectorielle, les investisseurs ont prolongé de manière un peu plus appuyée leurs achats de valeurs massacrées comme GM ou Alcoa (n°1 mondial de l'aluminium) ou les bancaires en France comme Dexia, BNP mais aussi Arcelor (+ 8,12 %)

Pour le 13 ème mois d'affilée, les nouvelles commandes du secteur manufacturier américain sont en baisse (courbe bleue ci-dessous) à 22,7. L'indice global de l'ISM ressort en baisse à 32,4 après 36,2 en novembre.


En terme de prix et comme évoqué dans l'article précédent avec l'indice de l'activité de la région de Chicago, la chute des prix reste l'autre donnée clef : 18 après 25,5


Résistance puis décrochage de l'activité. Hausse des prix puis chute. Ces 2 graphes résument assez bien l'évolution en 2008 ... tout comme la séance du jour qui dénote toujours un marché qui n'arrive plus à baisser depuis le 21 novembre  malgré des données économiques toujours en forte dégradation et servies en rafales depuis des semaines. Le Dow Jones progresse de + 2,94 % et repasse les 9 000 points.

Voici donc 2 graphes que nous suivons depuis novembre et qui résument aussi bien le rebond en cours avec même la cassure à la hausse d'une résistance horizontale en vert à confirmer dès semaine prochaine.


et l'indice de la peur ci-dessous qui aura poursuivi sa consolidation mais toujours sur sa tendance haussière. Le marché évolue donc encore sur son socle de peur.


Bonnes résolutions ou pas, incantations des politiques de relance ou pas, effet Obama ou pas, que vous ayez une approche catastrophiste ou plutôt du type 'après l'orage, le beau temps', quoi qu'il en soit la psychologie du marché n'a pas encore changé fondamentalement. C'est ce qui reste en attente. Voilà ce que nous dit ce graphe simplement. Nous le suivons depuis plusieurs semaines, mais un jour nous le quitterons comme nous avons observé l'évolution du cuivre et Docteur Copper ou les soucis de la bourse sud-coréenne qui nous ont montré le chemin à la fin de l'été, puis nous les avons un peu oublié. Les indicateurs sont ainsi faits qu'ils sont très intéressants à certains moments puis moins et parfois nous envoient de mauvais signaux, puis on les reprend. En fait, certains sortent du lot à un moment donné par rapport aux autres, inutile d'en tomber amoureux ou de s'en servir comme boîte à miracle, comme objet de collection ou comme anxiolytique permanent. L'indicateur doit simplement montré ce qui est le plus important pour le marché à un moment donné et ça, ça change très souvent...

Plus que tout, en 2009, l'observation dynamique primera encore plus sur ce site et si nous avons conscience que les choses peuvent vous échapper parfois, vous paraissent hors de portée, l'observation est accessible à tout le monde au moins sur le principe et la méthode. C'est le meilleur moyen d'emmener le maximum de personnes pour comprendre ce nouveau monde qui se dessine et ce sera un contrepoids indispensable face à l'énoncé de certaines théories, dogmes et notions classiques que nous aborderons un peu plus au courant de l'année pour nous éclairer.

Dernier regard dans le rétroviseur et 2008 avec les principales places de la zone euro :


et dans les autres devises :


Bonne Année 2009 !

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Mardi 30 décembre 2008

Selon le Conseil International des centres commerciaux, les chaînes de magasins américains seraient susceptibles d'enregistrer une des pires saisons de ventes de fin d'année depuis 1969.

Le moral des consommateurs est d'ailleurs ressorti à un nouveau plus bas depuis 1967, à 38, suivant la mesure du Conference Board pour le mois de décembre contre 44,9 le mois dernier. On retrouve là en fait le niveau d'octobre à 38,8 qui a marqué le moment de la rupture nette et de l'aggravation de la crise après les 61,4 de septembre.
Si les anticipations pour les mois à venir se dégradent légèrement, la situation actuelle est jugée en forte baisse à 29,4 contre 42,3 précédemment. La peur du chômage est la crainte principale. Par contre et en dépit de la baisse des matières premières, de nombreux biens de consommations et de l'immobilier, les anticipations des ménages concernant l'inflation, toujours suivant cette statistique, ne régressent que très légèrement passant de 6,8 % en octobre à 5,8 % ce mois-ci.

Les prix immobiliers, suivant l'indice Case-Shiller ci-dessous, continuent leur dégringolade avec une nouvelle décote de - 2,2 % sur un mois en octobre après - 1,85 % en septembre pour les 20 plus grandes métropoles. La décrue atteint désormais - 18 % sur un an. Retour aux prix de mars 2004... avec une baisse des prix moyenne qui est de 23/25 % par rapport aux records constatés courant 2006 (à consulter également : L'immobilier américain : puits sans fond)



Meilleure évolution par contre pour l'indice d'activité de la région de Chicago qui progresse à 34,1 après 33,8 le mois dernier (rappel : août se situait à 57,9)  A noter surtout : le sous indice des prix payés chute encore à 30,5 contre 50,7 en novembre, 80,6 en août et plus de 90 au plus haut en milieu d'année.

Les tendances lourdes ne changent donc pas. Par contre, le Trésor est intervenu à hauteur de 6 milliards $ pour aider la filiale de General Motors, GMAC, spécialisée dans le crédit auto permettant à GM de gagner + 5,56 % et éloignant le spectre d'une possible faillite de cette entité.

Le CAC 40 gagne + 2,76 % dans de très faibles volumes à 3 217,13 points, Peugeot et Renault surfant sur la nouvelle américaine concernant GMAC terminent en hausse de plus de 5 %. Demain, la bourse de Paris sera ouverte mais pour une séance écourtée à 14 heures comme le 24 décembre dernier.



Sur le marché des changes, l'effondrement de la Livre Sterling continue avec en ligne de mire la parité entre l'euro et la devise britannique.

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Mercredi 24 décembre 2008

Volumes insignifiants, séance fermée à 14 heures, le CAC 40 termine la semaine avec une 6ème séance négative d'affilée à 3 116,21 points en baisse de - 0,39 %.

Les données du jour méritent cependant qu'on s'y attarde quelques instants avant le réveillon de noël.

Les commandes de biens durables aux USA en novembre n'ont perdu que 1 % sur un mois après les - 8,4 % du mois précédent (révisé de - 6,2 %) C'est bien moins que les - 3,1 % anticipés.
Toutefois la baisse sur un an baisse encore à - 17,6 % et celle, hors défense et aviation, est en recul de - 5,2 %.

Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine dernière ressortent à 586 000 et constituent un nouveau plus haut (pour visualiser la courbe long terme -->
Bourse: temps mort)

Enfin, les revenus des ménages sont ressortis en baisse de - 0,2 % le mois dernier contre une stabilité attendue et une progression de + 0,1 % en octobre (revue à la baisse de + 0,3 %)
Les dépenses cèdent - 0,6 % sous les attentes qui se situaient à - 0,8 % après - 1 % en octobre.

La variation annuelle là aussi ne fait pas débat :



Au sein de cette statistique, un indice d'inflation est également communiqué. Il s'agit de l'indice PCE (Personnal Consumption Expenditures = dépenses de consommation personnelles/des ménages) Cet outil est très regardé par la Fed  pour juger de la situation des prix à la consommation en plus de l'indice classique qu'on retrouve un peu partout dans chaque pays et qui ressort aux USA ou en Europe sous les lettres CPI (Consumer Price Index = Indice des prix à la consommation / En France, cela correspond au chiffre délivré par l'Insee mois après mois)

Alors que le CPI est issu d'un calcul tiré d'un panier type avec 'x' références de produits, l'indice d'inflation PCE  tient compte des dépenses réellement effectuées et donc dispose de la pondération exacte de la consommation des ménages par produits avec les variations de prix les plus récentes, promotions comprises. 

 √ 
L'indice PCE est un indice dit 'core' ou 'central', c'est à dire qu'il exclue les éléments volatils tels que l'alimention et l'énergie.


La variation mensuelle ressort en parfait équilibre mais la variation annuelle passe sous les 2 % à 1,9 % en novembre, en baisse depuis juin et au plus bas depuis 2004.

→ Point graphique pour le CAC 40 : (cliquez sur le graphe pour l'agrandir)

 


Bonnes Fêtes à Tous !

par apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mardi 23 décembre 2008

Dans un marché quasi désert le CAC 40 cède - 0,73 % à 3 128,41 points.

Le PIB US pour le 3 ème trimestre a été confirmé à - 0,5 %. Pour le Royaume-Uni, le recul est plus important que prévu à - 0,6 % contre - 0,5 % initialement annoncé. En Espagne, suivant les premières estimations, cette fois pour le 4 ème trimestre, pointent vers une baisse de - 1,5 % contre - 0,2 % au 3 ème, + 0,1 % au 2 nd et + 0,3 % au premier (rappel : + 3,7 % en 2007)

Aux USA, le sentiment du consommateur révisé selon l'Université du Michigan se redresse un peu à 60,1 contre 58,8 attendus et 59,1 précédemment.

En ce qui concerne l'immobilier, les ventes de logements anciens ont encore chuté de - 8,6 % sur un mois en novembre, un nouveau record. Le prix médian baisse de - 13,2 % sur un an désormais contre - 11,3  le mois précédent et pratiquement le double enregistré en juillet à - 7,1 %. Les stocks grimpent encore à 11,2 mois de ventes. Il existe cependant une forte disparité entre la région Ouest qui accuse une chute de - 25,5 % sur un an des prix alors que le Nord Est reste stable à - 0,1 %.

Pour les logements neufs, la baisse est de - 2,9 % sur un mois, au plus bas depuis janvier 1991 et représente une baisse de 35,3 % sur un an. La baisse du prix médian sur un an s'élève à - 11,5 % contre - 8,4 % en octobre et - 3,6 % en juillet.

Le prix médian est cependant en hausse sur un mois à 220 400 $ contre 214 600 $ en octobre et 249 100 en novembre 2007. Le prix moyen se redresse également à 287 500 contre 279 500.

En lissant les évolutions mensuelles de manière trimestrielle, la pente reste la même :



En france, la bonne surprise est venue de la consommation des ménages en hausse de + 0,3 % sur un mois en novembre. Selon l'Insee, les dépenses en produits manufacturés gagnent + 1 % et celles en matières de biens durables progressent de + 0,6 % contre - 0,6 % le mois dernier malgré un effritement constant de la part dévolue à l'automobile (- 2,1 % contre - 1,5 %)


Les marchés actions, à l'image du S&P 500 ci-dessus (pour mémoire : "Rally" de fin d'année ? (Partie 1) ) ont passé un premier 'cran' à la hausse mais la progression plus large reste cantonnée par une seconde résistance (en orange) alors que quelques éléments de faiblesse viennent de réapparaître en ce début de semaine. L'indice de la peur (VIX) se situe à 45 (pm. : "Rally" de fin d'année ? (Partie 2) ) et confirme sa consolidation mais toujours dans le cadre de sa hausse débutée fin 2006/ début 2007.

Le Dow Jones perd - 1,18 % à 8 419,49 points.

La bourse de Paris est ouverte demain mais pour une séance écourtée qui fermera à 14 heures (comme pour la séance du 31) Les 25 et 26 décembre sont fermés.

Le baril de pétrole clôture sous les 40 $. La baisse du dollar, la baisse de la production annoncée par l'OPEP, la baisse des prix pour le consommateur ou encore l'hiver rigoureux outre-atlantique ne changent rien à la 'donne'. La consommation de produits pétroliers aux USA a cassé sa tendance long terme cette année (Btu) :


D'ailleurs la consommation globale toutes énergies confondues au sein de la première économie mondiale est en chute : 



En france, malgré la baisse des prix de l'essence sur un an, la consommation de carburant a baissé de - 12,3 % en novembre sur un an (- 16,2 % pour le super sans plomb 95)

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Lundi 22 décembre 2008

Le CAC 40 cède - 2,31 % à 3 151,36 points dans des volumes faibles, une partie des opérateurs étant dorénavant en congés. Le Dow Jones perd - 0,69 %.

L'annonce du plan de sauvetage à destination de GM et Chrysler ne rassure pas vraiment. Le premier rechute de - 21,60 % à 3,52 $ alors que le second n'a plus d'usines en fonctionnement Outre-Atlantique pendant un mois...

Par ailleurs, les anticipations moroses sur Toyota se sont confirmées ce jour avec la possible réalisation d'une perte d'exploitation de - 1,2 milliards € au titre de 2008. Le constructeur accuserait ainsi les premières pertes de son histoire.
Les exportations du Japon ont baissé à une vitesse sans précédent en novembre, suivant les premières estimations, à hauteur de - 26,7 % (- 33,8 % vers les USA) alors que les importations ne cèdent 'que' - 14,4 %. Ces chiffres engendrent un déficit commercial léger (-2,5 Mds €) sur le mois qui confirme la tendance observée le mois précédent.

Très rapide décélération également pour l'économie russe dont nous avons observé il y a quelques semaines en arrière la chute des cours de bourse dans le prolongement de celle des hydrocarbures et des matières premières. La croissance du pays tombe en novembre à + 1,6 % contre + 5,9 % en octobre, calculée en rythme annuel. Sur les 11 premiers mois de l'année, l'économie a progressé à un rythme de + 6,5 %.

Il y avait peu de statistiques à l'agenda des marchés aujourd'hui. Signalons cependant 2 éléments qui confirment la rapide baisse des prix dans le sillage des matières premières avec un léger décalage :

- les prix à la production chutent de - 1,9 %, un record, en novembre en France, soit plus du double attendu. La progression annuelle après avoir culminé à + 7,7 % en juillet, et encore à + 4,3 % en octobre, n'est plus que de + 1,6 %.
- en Allemagne, les prix à l'importation pour le mois dernier chutent à nouveau de près de 3,5 % à + 2,9 % la progression annuelle devient négative de - 1,3 %.


Demain, le marché prendra connaissance du chiffre du PIB pour le 3 ème trimestre 2008 aux USA, des ventes de maisons anciennes et neuves parmi d'autres parutions générales.


 → "De retour de week-end" :

  . La chine a abaissé de - 0,27 % ces taux à 1 ans, la 5 ème baisse depuis la mi-septembre pour aider son économie. Ci-dessous un graphe qui reprend les baisses des principaux pays industrialisés et en bleu foncé, les baisses qui ont suivi semaine dernière la décision de la fed.


Source : WSJ.com


    . Belgique : "l'affaire" Fortis ou le "scandale" Fortis a finalement conduit le roi à accepter la démission du gouvernement Leterme ce week-end. Si les difficultés de ce dossier ont jusqu'ici été peu suivies d'effet sur les taux d'intérêts belges ces derniers jours, cela ranime le spectre d'une nouvelle période d'absence de stabilité politique. La lecture de l'article bien que datant de cet été vous donnera par ailleurs un autre exemple concret de l'éclatement des spreads ou différentiel de taux d'intérêts entre pays depuis le déclenchement de la crise en 2007  (Cf. Zone Euro : entre éclatement et attraction) La crise financière renforce les problèmes structurels de chaque pays. Le spread en moyenne sur novembre entre Belgique et Allemagne était de 0,70 % (bleu ciel), + 0,28 % avec la France et + 0,30 % avec la Hollande (+ 0,40 % entre l'Allemagne et la Hollande - bleu foncé et,  + 0,42 % avec la France - bleu clair) La note de la Belgique contrairement aux 3 pays précédents qui disposent de la note suprême 'AAA' est de AA1 (Moody's)

Pour Fortis, un échec de la fusion avec BNP pourrait engendrer un abaissement de la note de crédit de l'établissement. En cas de succès, S&P pourrait par contre la relever.

Source : Trends.be

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Vendredi 19 décembre 2008

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Si le CAC 40 termine sur un score à l'équilibre de + 0,38 % pour l'ensemble de la semaine, l'indice français a réédité aujourd'hui, en modèle réduit, la séance de vendredi avec un décrochage en début de matinée et une impulsion haussière grâce à l'annonce par le gouvernement américain de l'octroi d'une bouée de sauvetage de 9,4 milliards $ pour GM et de 4 Mds $ pour Chrysler. Ce dernier constructeur auto ferme ce soir pour un mois l'ensemble de ses 30 usines en Amérique du Nord pour écouler les stocks d'invendus.

Devant la gravité de la situation, décision a donc été prise à titre exceptionnel de prendre ces fonds sur l'enveloppe du plan Paulson initialement dévolue aux banques et accordée par le Congrès pour une première tranche de 50 % de l'enveloppe totale de 700 Mds $. Dans le cas où la seconde tranche devait être votée par le Congrès, GM bénéficierait d'une aide sous forme complémentaire de 4 Mds $. L'opération pilotée par le Trésor US est assortie de conditions de restructurations très importantes (dont la conversion d'une grande partie de l'endettement en capital)

Le CAC 40 termine en baisse de - 0,26 % à 3 225,90 points alors que le Dow Jones cède - 0,30 % à 8 579,11 points avec GM qui flambe de + 22,68 % grâce à cette aide qui lui évite l'abîme.

BNP Paribas continue à céder du terrain, en queue de peloton du jour à nouveau à 30,37 € (- 7,97 %) dans un contexte de plus en plus aléatoire pour le rachat de Fortis dont le dossier est entré dans une phase politique houleuse de grande dimension. Le Ministre de la Justice belge accusé d'avoir fait pression sur les juges dans le cadre d'un procès intenté par 2000 actionnaires s'estimant lésés dans le cadre du plan de sauvetage de Fortis et son démembrement notamment en faveur de BNP, a présenté sa démission. Cette démission a été suivie quelques temps plus tard par la totalité du gouvernement belge qui l'a présentée au roi.

Derrière ces évènements très médiatisés par ailleurs, le moral des industriels français au plus bas depuis 1993 en décembre (seule statistique du jour de part et d'autre de l'Atlantique) ou encore le rebond du dollar à 1,3915 contre euro après l'échec sur sa résistance vue hier, l'information du jour pour les opérateurs se situaient sur les marchés du crédit.

En effet, l'Allemagne a fait part de son plan d'émissions d'emprunts pour l'année 2009 avec une grande partie qui sera levée au 2nd trimestre (un test important que nous suivrons) Les montants en question passeront de 213 milliards € pour 2008 à 323 Mds € l'an prochain, le différentiel, pour la quasi totalité, étant en fait destiné au marché monétaire et non au marché obligataire.

A découvrir pour ceux qui veulent aller plus loin :

. le site de la
German Finance Agency équivalent Outre-Rhin de l'AFT (Agence France Trésor) qui gère la dette de l'état et du Trésor français.
. le détail des annonces du jour en une page (
en anglais / fichier pdf.)

Rappel 1 : le 'primary market' est le marché primaire, c'est à dire celui sur lequel la dette sous forme d'obligation d'état est émise pour la première fois alors que le 'secondary market' ou marché secondaire est celui sur lequel les titres une fois émis, c'est à dire une fois que les fonds ont été transférés des investisseurs à l'état dans le cadre de son emprunt, sont ensuite échangés entre les investisseurs.

Rappel 2 : si l'évocation de temps à autres du DAX ou de la bourse de Francfort dans le news du soir permet de comprendre l'environnement général des marchés actions en Europe, le suivi du marché obligataire allemand est d'autant plus nécessaire qu'il est le plus important en Europe et celui qui fait référence. C'est par ailleurs une signature de tout premier plan au niveau mondial. La compréhension de l'évolution de l'impact de la crise financière, économique et bancaire sur les états en 2009 ne peut s'affranchir de ce suivi de temps à autre surtout en zone euro.

→ Pour mémoire : Zone Euro : entre éclatement et attraction

Ambiance du jour ? Les états sont la dernière pompe active pour alimenter le crédit. Très sollicités, ils commencent à peiner au grand jour de manière très diverse et concrète.

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Jeudi 18 décembre 2008

Diverses relatives bonnes surprises sont venues un peu éclaircir le tableau actuel en Europe avec la progression de + 0,3 % des ventes au détail en Angleterre en novembre contre une baisse attendue à - 0,6 % (+ 1,5 % sur un an) Par ailleurs, la zone euro aurait enregistré en octobre suivant les premières estimations un excédent de son commerce extérieur contre un déficit en septembre,  les importations ayant baissé de 4 % 2 fois plus vite que les exportations. Cela reste cependant des chiffres du passé qui pèsent assez peu face à l'indice IFO du climat des affaires de décembre en Allemagne pour le secteur industriel qui plonge encore avec une évaluation des anticipations à 6 mois encore légèrement dégradée.



 Francfort en pointe arrive à progresser de + 1,02 %, grâce à des rumeurs de prise de contrôle de Schäffler sur Continental en hausse de + 12,70 %. Paris encaisse à l'inverse l'avertissement sur résultat de Carrefour en baisse de - 7,37 %, poids lourd au sein du CAC 40 (- 0,24 %), qui n'a révisé sa croissance annuelle de son chiffre d'affaires que de + 7 à + 6,5 % mais constate un ralentissement de la consommation en Europe. Un avertissement en pleine période d'achats de noël  pour le n°2 mondial de la grande distribution, qui vient d'ouvrir son 57 ème hyper à Taïwan, jette un froid chez bon nombre d'analystes. Mais, l'actualité aura été à nouveau centrée sur les devises et moins sur les marchés actions.


Le dollar est allé 'taper', avant de se retourner à la hausse, les 1,472 contre euro correspondant à la résistance vue hier mais aussi à la résistance majeure reprise sur le graphe ci-dessous présentant le rebond actuel comme un pull-back sur l'ancien support de la tendance haussière décennale antérieure.


La devise américaine a été un peu soutenue par ailleurs par la statistique un peu meilleure sur les demandes d'emplois semaine dernière ainsi que par l'indice d'activité de la région de Philadelphie qui se redresse de - 39,3 le mois dernier à - 32,9 ce mois-ci. Les indicateurs avancés cèdent par ailleurs pour novembre - 0,4 % après - 0,9 %.

En ce qui concerne la Livre Sterling, la chute continue en revanche au-delà des 0,95 contre euro sous le coup d'anticipations de baisses de taux similaires en Angleterre à celles constatées aux USA. Anticipations très bien pilotées en fait par le vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre qui n'a pas caché que des taux à zéro étaient envisageables.
C'est le 2 ème jour d'affilée où un haut responsable anglais s'exprime de manière non voilée dans le sens de la baisse de la devise nationale laissant assez peu de doutes sur les intentions de s'en servir pour  doper les exportations.

La crise financière prend ici une tournure qui commence à ressembler à une crise de changes, si ce n'est un début d'atmosphère de crise monétaire. Après le coup de semonce il y a quelques jours des chinois avant un sommet USA / Chine qui portait sur les parités (aujourd'hui tout est
'rentré dans l'ordre') les russes ont à nouveau dévalué le rouble face au panier dollar-euro, pour la 3 ème fois en quelques jours et la 7 ème depuis la première quinzaine de novembre. Le Japon, 2nd économie au monde, qui s'attend à un marché automobile intérieur au plus bas en 2009 depuis 31 ans et qui est pénalisé par la hausse du yen depuis l'été 2007, a fait savoir ouvertement ce jour qu'il interviendrait pour freiner cette évolution. Le mot 'nécessaire' a été employé par le porte-parole du gouvernement.

Le dollar reprend près de 3 % contre la devise nippone.

Le Dow Jones perd - 2,49 % à 8 604,99 points avec GM en chute de - 16,25 % toujours dans l'expectative sur la survie du groupe et General Electric en baisse de - 8,22 %. La dette du conglomérat industriel passe à "négative" chez l'agence de notation S&P, la note 'AAA' ayant une chance sur trois d'être dégradée dans les 2 ans toujours selon son analyse. 

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