<![CDATA[APPRENDRE LA BOURSE]]> http://www.apprendrelabourse.org/ Une formation progressive et complete pour apprendre la bourse, devenir autonome, comprendre, agir avec succès et plaisir. Un maximum de connaissances et des outils pour décrypter les informations bourse. fr http://fdata.over-blog.net/0/40/52/94/avatar-blog-5341924-tmpphp0MbaOG.jpg <![CDATA[APPRENDRE LA BOURSE]]> http://www.apprendrelabourse.org/ Tue, 16 Mar 2010 04:05:13 +0100 Tue, 16 Mar 2010 04:05:13 +0100 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Copyright 2010, Gilles CAYE Pro http://www.rssboard.org/rss-specification/ <![CDATA[CAC 40 : légère dérive baissière]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-legere-derive-baissiere-46750283.html fotolia-actualit---675198-copie-1.jpgLa production industrielle américaine a progressé de 0,1 % le mois dernier en deçà des 0,9 % enregistrés en janvier. Il s'agit d'un chiffre en ligne avec les attentes puisque le consensus des économistes attendait en moyenne une stabilité, ce qui constitue plutôt un signe de force compte tenu des conditions climatiques vécues alors.

Le taux d'utilisation des capacités de production gagne 0,2 % à 75,7 %.

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L'indicateur d'activité manufacturière pour la région de New York (Empire State Index) présente toutefois un profil moins flatteur avec une baisse de 24,91 à 22,86 sur un mois en mars conforme aux attentes.

→ Les opérateurs n'ont pas pris beaucoup d'initiatives avant la séance de demain qui sera particulièrement chargée :

- ce sera l'occasion pour le marché de prendre connaissance des chiffres de l'immobilier avec les permis et les mises en chantier en février après la baisse de 2 points à 15 de
l'indice NAHB/WellsFargo du sentiment de confiance des constructeurs immobiliers en mars.

- la Fed fera également part de sa décision en matière politique monétaire. Aucune action n'est anticipée sur les taux mais le marché attend d'éventuelles précisions sur les modalités de sortie des mesures exceptionnelles prises au plus fort de la crise.

- enfin, en Europe où s'est ouvert aujourd'hui la réunion des ministres des finances de la zone euro (Eurogroup), nous sommes à la veille de la date butoir pour la Grèce qui doit présentater ses mesures de réduction de son déficit pour 2010. Le Conseil pour les affaires économiques et financières de l'Union Européenne (Ecofin) est attendu demain dans la foulée à ce sujet.

- enfin, l'indice ZEW de confiance des investisseurs institutionnels allemands paraîtra demain en matinée.

La bourse de New York est restée stable. Le S&P 500 campe toujours sur ses plus hauts comme les taux des obligations grecques légèrement au-delà de la barre des 6 %, sans donc réelle normalisation encore, et même plutôt erratiques durant la séance.

L'absence d'initiative en Europe s'est traduite notamment à la bourse de Paris par des volumes très faibles et une glissade de - 0,93 % poursuivant clairement la dérive baissière décelée vendredi dernier. Le marché européen est assez touché avec un indice DJ Euro Stoxx 50 qui n'enregistre que 2 hausses sur 50 valeurs (Sanofi et RWE)

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Il est assez difficile de conclure en l'état de manière pertinente à la réelle reprise en main des vendeurs comme nous avions pu déceler celle des acheteurs début février à l'aide de différents indicateurs. L'abstention des acheteurs semble plus à l'oeuvre ici.

Ambiance du jour ? En attente de catalyseur.
 


   → Article paru ce week-end : 

         . Tout savoir (ou presque...) sur les bandes de Bollinger 


  → "De retour de week-end" :    Europe - 2010 - Qui va solliciter le plus les marchés obligataires ?

Standard  & Poor's évalue à 1 446 milliards € le montant des émissions d'emprunts concernant les 46 pays européens pour 2010, soit 52 milliards € en plus qu'en 2009 selon détail des principaux émetteurs ci-dessous. Si le Royaume-Uni reste de loin la première nation à devoir solliciter le marché pour ses obligations, on notera que les 2 pays réputés 'les plus orthodoxes' (Allemagne et Pays-Bas) sont les seuls à enregistrer un accroissement de leurs besoins (hors Russie/Pologne)


Sov-borrowing


Attention à "l'effet d'éviction" compte tenu de montants records pour une situation qui dure depuis longtemps et pour de longs mois encore et malgré l'accroissement des taux d'épargne.

* Qu'est ce que l'effet d'éviction ? Face à des levées de fonds massives de la part du secteur public, la demande pour les obligations du secteur privé a tendance à en pâtir, les obligations d'Etat 'siphonnant' l'épargne disponible sur les marchés financiers de manière générale, un facteur potentiel de réduction de l'investissement productif privé au profit des dépenses publiques de soutien. Devant la raréfaction de l'épargne, les taux peuvent avoir tendance à subir à partir d'un certain point des pressions à la hausse pour les entreprises. Il s'agit d'une forme de 'combat pour l'épargne' en quelque sorte entre les différents acteurs avec son corrolaire et principal risque, la distorsion des taux suivant les différents emprunteurs ou type d'emprunteurs.

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Mon, 15 Mar 2010 22:38:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-legere-derive-baissiere-46750283.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-legere-derive-baissiere-46750283-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Tout savoir (ou presque...) sur les bandes de Bollinger]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-tout-savoir-ou-presque-sur-les-bandes-de-bollinger-46497576.html fotolia_se-former-90860.jpg bol1.png

    La définition

Les bandes de Bollinger sont devenues quasi incontournables dans la plupart des analyses techniques. Mises en avant par le désormais célèbre John Bollinger, financier américain toujours en activité, elles permettent d'encadrer l'évolution des cours au sein d'une sorte d'intervalle de confiance.


Avant de voir comment les utiliser, et pour bien comprendre à quoi elles correspondent, il est important de détailler la façon dont elles sont construites. Cela va faire appel à quelques notions mathématiques et statistiques, mais pas de panique, nous allons nous limiter au strict minimum.


Les bandes de Bollinger sont constituées de deux courbes, qui forment une sorte d'enveloppe autour des cours. Ces deux courbes sont positionnées de part et d'autre d'une moyenne mobile arithmétique, en général une moyenne mobile à 20 jours (c'est à dire 4 semaines de cotation, soit à peu de choses près un mois). La distance entre ces courbes, appelées bandes de Bollinger, et la moyenne mobile (MM) est de deux écarts-types.


Arrêtons nous là un instant, car je sens que les non-matheux ne suivent plus. Qu'est-ce qu'une moyenne mobile arithmétique tout d'abord ?


    La notion de moyenne mobile

Une moyenne mobile arithmétique (MMA), ou moyenne simple, est tout simplement la somme de n entités non pondérées, divisée par n. Dans le cas des marchés financiers, la moyenne mobile arithmétique à 20 jours est tout simplement la somme des 20 derniers cours de clôture, divisé par 20.


Elle est dite mobile car chaque jour qui passe, la donnée la plus ancienne est remplacée par le dernier cours de clôture. Le résultat final change donc progressivement au fur et à mesure du temps qui passe, donnant une vision lissée de l'évolution des dernières semaines.


L'intérêt d'une moyenne est de gommer les variations quotidiennes qui peuvent parfois ne pas être significatives.


Dans le cas des marchés financiers, il existe toutefois plusieurs moyennes mobiles. Certaines peuvent être pondérées, en accordant plus d'importance aux dernières séances qu'aux plus anciennes, d'autres peuvent s'appliquer non pas au seul cours de clôture, mais à un cours « moyen » construit à partir des extrêmes du jour, du cours d'ouverture et du cours de clôture. Il est d'ailleurs possible de faire dans ce domaine un peu tout ce que l'on veut, à condition que cela reste bien sûr cohérent par rapport au but recherché. Les bandes de Bollinger pourraient d'ailleurs très bien s'articuler autour d'une moyenne mobile autre que la MMA retenue, mais là n'est pas le sujet.



    La notion d’écart type

Maintenant que vous savez ce qu'est une MM, venons-en à la notion d'écart type. Je ne vais pas rentrer ici dans le détail de l'écart type, car nous pourrions y passer des heures, et il faudrait que j'introduise la notion de variance, d'intégrale ou d'espérance mathématique.


Je vais donc juste essayer de vous faire toucher du doigt cette notion d'écart type, pour que ce soit le plus concret possible.


Si on considère un échantillon donné d'évènements ou de valeurs, l'écart type va permettre de mesurer la dispersion de cet échantillon autour de sa moyenne. Ainsi, lorsque l'on considère un nombre donné de cours de bourse successifs pour une même valeur ou un même indice, ces derniers vont se retrouver plus ou moins regroupés autour d'un niveau central, ou au contraire très dispersés lorsque le marché part dans tous les sens.


De même, si on prend un échantillon de 100 personnes dans un village, et que l'on étudie la répartition de leur âge (la fameuse pyramide des âges), il est facile d'imaginer que les résultats seront bien plus étalés que si on fait le même exercice sur la population d'une école élémentaire.


L'écart type représente justement la dispersion moyenne des données étudiées (les cours de bourse, l'âge, etc...) par rapport à la moyenne de ces données. En bourse, il donne ainsi une indication de la volatilité du marché, c'est à dire la capacité du marché à bouger plus ou moins fortement dans un laps de temps donné.


Je n'irai pas beaucoup plus loin dans la définition d'un écart type, mais je ne peux vous laisser avec ce raccourci sans vous avoir mis en garde sur les deux façons de calculer un écart type (au moins pour votre culture générale), si l'envie vous prenait à partir de votre calculatrice ou d'un simple tableur.


Selon que l'on considère que l'écart type calculé s'applique à un échantillon ou à une population globale de « n » données, le calcul est légèrement différent. Il existe donc en fait deux écarts types. Le premier, dit écart type sans biais, est obtenu par la racine carrée de la somme des carrés des distances à la moyenne divisé par n-1, tandis que pour le second, dit écart type descriptif, la division se fait par n.


Dans le cas qui nous intéresse, cette nuance n'est toutefois que d'une importance secondaire, puisqu'il ne s'agit pas de vouloir analyser les cours de bourse au centime près.


    Que représentent les bandes de Bollinger ?

Nous avons donc vu ce qu'est une moyenne mobile, et plus ou moins ce qu'est un écart type. Revenons-en donc maintenant à nos moutons, j'ai nommé les bandes de Bollinger. Ces bandes sont positionnées de part et d'autre de la MM à une distance de deux écarts types. Pourquoi et que cela représente-t’il ?


Lorsqu'on se livre à l'étude statistique d'évènements donnés dits aléatoires (comme peuvent l'être des cours de bourse), il est très fréquent que la distribution des résultats forme ce que l'on appelle une courbe de Gauss, ou courbe en cloche. On dit que la variable aléatoire ainsi étudiée suit une loi normale.


C'est par exemple a priori ce que l'on obtiendrait si on analysait la taille ou le poids des hommes sur Terre, ou les températures relevées années après années à un endroit donné et une date donnée. C'est l'hypothèse qu'a fait Bollinger quant à la distribution des cours de bourse. Des cours qui formeraient une cloche dont la partie centrale correspond à la moyenne mobile.


EcartType.png


Et lorsqu'une variable suit une loi normale, les lois de la statistique nous indiquent que 95% de la population étudiée se trouve à plus ou moins deux écarts types de la moyenne.


Les bandes de Bollinger permettraient donc de matérialiser une enveloppe dans laquelle les cours auraient 95% de chances de se trouver à un instant donné. Ceci n'est en fait pas tout à fait vrai, et ce pour deux raisons principales :

- la première est que l'hypothèse de distribution des cours selon une courbe de Gauss est loin d'être acquise, et ce d'autant plus qu'on se limite à 20 séances seulement,

- la seconde vient du fait que la moyenne mobile que nous avons prise est calculée uniquement à partir des cours de clôture. C'est donc uniquement le cours de clôture qui a en théorie 95% de chances de se trouver à l'intérieur des bandes de Bollinger.


Mais peu importe, puisque le but n’est pas d’effectuer une analyse statistique précise de l’évolution des marchés, mais bien de construire un outil susceptible de nous aider dans la lecture des cours. Les approximations peuvent donc être un mal pour un bien - l’essentiel étant d’être conscient des limites pour savoir prendre parfois une certaine distance par rapport aux résultats obtenus - même si on a pu voir ce que des approximations trop poussées donnaient pour la théorie sur l'efficience des marchés.
L'idée de cette première partie était surtout de vous définir la notion de bande de Bollinger et de bien en comprendre les tenants et aboutissants, tout comme les limites, pour vous permettre de les utiliser en toute connaissance de cause.


Nous verrons justement la semaine prochaine comment les utiliser, et en quoi elles peuvent nous être utiles pour prendre nos décisions d'investissement sur les marchés.

Ressource pégagogique: Fenêtre sur cours  FSC.png
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Sun, 14 Mar 2010 08:01:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-tout-savoir-ou-presque-sur-les-bandes-de-bollinger-46497576.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-tout-savoir-ou-presque-sur-les-bandes-de-bollinger-46497576-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Marché actions : en proie avec des données un peu perturbantes]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-marche-actions-en-proie-avec-des-donnees-un-peu-perturbantes-46582544.html fotolia_actualit__globe_552450-15-copie-1.jpgDerrière des scores très étriqués (la bourse de Paris cède 0,04 % et la bourse de New york gagne 0,12 %), cette dernière séance de la semaine est riche en informations à plusieurs titres.

Économie :

  Revirement de situation pour la production industrielle en zone euro

Très surpris le mois dernier vis à vis de la production industrielle pour décembre en zone euro qui s'est repliée de 1,7 % à contre-courant des anticipations mais aussi et surtout des indicateurs avancés (IFO & indice PMI manufacturier) et de la production américaine, la publication du chiffre pour janvier s'est avérée encore plus surprenante pour les opérateurs.

La progression pour janvier s'est élevée à 1,7 % sur un mois contre 0,7 % seulement attendue, soit la plus forte hausse jamais enregistrée depuis 20 ans, et le chiffre de décembre a été révisé de - 1,7 % à + 0,6 % (soit, pour mémoire, le triple des 0,2 % attendu initialement le mois dernier), de sorte que l'orientation de la courbe en est transfigurée (ci-dessous)


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Source : Eurostat

Les révisions de fin d'année sont courantes, le trend de cette statistique 'en dur' colle enfin aux indicateurs avancés mais dans un contexte où les conditions climatiques de cet hiver peuvent perturber la publication du mois prochain, il convient de comprendre plus largement ce qui se passe.

Pour cela, nous allons conserver les mêmes données provenant d'Eurostat mais en les observant depuis leur tout début et en utilisant le filtre de Hodrick-Prescott (HP Filter). Très très rapidement, il s'agit d'un modèle de traitement de séries de données couramment utilisé en macro-économie, qui porte le nom de ses inventeurs dont Prescott -prix nobel d'économie en 2004-qui vise à isoler les signaux cycliques temporaires des tendances lourdes (trend) pour assister notamment les décideurs dans leurs prises de décisions.
Ci-dessous donc nous retrouvons la production industrielle de l'Euroland (EA IPI, Industrial Production Index.L'EU IPI correspond à l'Europe des 27) présentée sur la 1ère courbe mais en distinguant bien les oscillations temporaires du cycle de production et la tendance profonde lissée (données à fin 2009)

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Conclusion : la révision du jour a son importance mais pas la puissance de remettre en cause le 'trend'.

  Aux USA, les 2 chiffres portant sur la consommation se sont révélés par ailleurs contradictoires.

D'un côté les ventes au détail pour février sont ressorties en hausse de 0,3 % contre - 0,2 attendu, dans un contexte là aussi de révision assez importante puisque le chiffre pour janvier a été abaissé de 0,5 % à 0,1 %. D'un autre côté, le sentiment du consommateur selon l'Université du Michigan / Reuters est ressorti plus d'un point sous le chiffre de février alors que le marché attendait une légère progression. En cause ? la faiblesse des anticipations des ménages pour les mois à venir dont la composante repasse sous le niveau de décembre 2009.


  Psychologie du marché en légère évolution :

Sur un horizon de très court terme, la formation graphique en élargissement (principe en blanc ci-dessous) rencontrée sur le CAC 40 malgré un nouveau plus haut réalisé à la suite de la publications des ventes au détail traduit un changement de psychologie depuis plus de 10 séances et dénote une certaine dérive du marché.
L'orientation reste haussière avec la validation en intraday d'un canal ascendant à suivre dès lundi, qui précise enfin la configuration au sein de cette zone correspondant à l'ancien gap d'octobre 2008, vue ces derniers jours en données journalières.

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Concernant l'environnement et la configuration d'ensemble des marchés, en complément du suivi des marchés américains, le cuivre est une donnée à remettre au premier plan des indicateurs à suivre.
Contrairement aux 2 situations vécues antérieurement (flèches sur le dernier graphe) au cours desquelles le cuivre avait été cité ici pour 'amoindrir' et re-situer la portée réelle du bruit médiatique et émotionnel concernant la Chine et la bourse de Shanghaï vis à vis des bourses occidentales (une baisse simultanée de Shanghaï et du cuivre offre une probabilité de répercussion bien supérieure à celle de la seule baisse de la bourse chinoise), la courbe plaide actuellement pour une vigilance un peu accrue. Nulle alerte en l'état, mais à garder au coin de l'oeil.

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               . Article à paraître ce week-end : Tout savoir (ou presque...) sur les bandes de Bollinger]]>
Fri, 12 Mar 2010 23:48:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-marche-actions-en-proie-avec-des-donnees-un-peu-perturbantes-46582544.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-marche-actions-en-proie-avec-des-donnees-un-peu-perturbantes-46582544-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Economie : baisse inattendue du déficit commercial américain]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-economie-baisse-inattendue-du-deficit-commercial-americain-46504645.html USA-flag.jpgLe déficit commercial américain est ressorti à 37,3 milliards $ en janvier contre 39,9 Mds$ en décembre 2009 alors que le marché attendait en moyenne 41 milliards $.

La surprise est assez importante  et remet un peu en cause la position de l'évolution du commerce extérieur US parmi les indices plaidant positivement vis à vis du rythme de croissance actuel :

- si les exportations n'ont pas subi de variation significative, en revanche les importations ont reculé de près de 3 milliards $, ce qui soulève quelques questions sur la demande interne.

- de plus dans un contexte d'accroissement du prix du pétrole de 6 à 8%, la facture énergétique s'est au contraire réduite de près de 11 % en un mois. Celle-ci représente peu ou prou 50 % du déficit total mensuel et la consommation de pétrole, comme celle d'électricité, hors effets climatiques, constitue un indicateur de la réalité de l'évolution économique sur le terrain.

- Enfin, comme le montre l'illustration ci-dessous ce chiffre est sur le point de rompre avec la tendance lissée sur 3 mois, actuellement à 37,8 Mds$ (rose), or historiquement les contractions de déficit riment avec ralentissement et récession.

Bref, c'est un peu plus l'indécision ce soir pour un indicateur qui était vu jusqu'ici plutôt comme un élément attestant de la reprise de la demande.

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                             Source : US Census Bureau

A la bourse de Paris, le CAC 40 cède 0,37 % avec la formation d'un doji, marque même de l'indécision actuelle, reportant l'issue du rapport acheteurs / vendeurs sur les extrêmes du jour qui collent avec l'ancien gap d'octobre 2008 (Rappel : cas antérieur d'une séance indécise avec formation d'un doji)


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Mais, l'essentiel comme signalé hier se situe sur les marchés américains. Après le Russel 2000, le S&P500 en hausse de 0,40 % sur la séance retrouve ses plus hauts à 1150 points, cap important donc, qui se réalise dans un contexte de retour du VIX sur ses plus bas. 

Après avoir signalé un cap décisif pour les acheteurs le 2 mars, les graphes laissent augurer maintenant un nouveau mouvement à suivre prochainement avec en première ligne demain, la publication des ventes au détail US pour février à 14 heures 30 attendue en baisse de 0,2 % et le sentiment du consommateur pour mars à 15 heures 55 après l'ouverture de la bourse de New York anticipé en moyenne à 74.


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                      √ Compléments :


Contenu de la vidéo :

. Politique monétaire américaine : Quelle normalisation?
. Retour en force des pays émergents
. Etats-Unis : finances publiques, une préoccupation transatlantique
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Thu, 11 Mar 2010 23:30:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-economie-baisse-inattendue-du-deficit-commercial-americain-46504645.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-economie-baisse-inattendue-du-deficit-commercial-americain-46504645-comments.html#anchorComment
<![CDATA[CAC 40 : les acheteurs se remettent en position]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-les-acheteurs-se-remettent-en-position-46450946.html 31309a-le_cac_40_gagne_4_68_pourcent.jpgLa bourse de Paris reprend 0,86 % sur la séance menée par les valeurs financières qui avait un peu souffert hier des propos des agences de notations sur les notations du Royaume-Uni, de l'Espagne et de la France, engageant ces pays à tenir des politiques budgétaires plus fermes.

Le courant actuel du marché reste cependant le même, dominé par le rattrapage des places boursières les plus touchées ces dernières semaines 
 avec un grand écart une nouvelle fois entre la bourse de Madrid qui regagne 1,07 % (Athènes + 2,62 %) et Zurich à + 0,08 % dans une forme de recouplage de l'ensemble des indices actions (Cf.  Europe - Comparatif des performances boursières )

Les acheteurs ont cependant repris l'initiative dans l'après-midi soutenus par la baisse assez inattendue de 0,2 % des stocks des grossistes américains en janvier contre une hausse du même ordre escompté et après une révision à la baisse de -0,8 % à - 1 % du chiffre de décembre.

→ En conséquence, le ratio stocks / ventes atteint un record de faiblesse sur 10 ans, alors que les ventes en gros ont dans le même temps progressé de 1,3 % sur le mois considéré, soit le 10ème mois de hausse consécutif.


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                        Source : US Census Bureau

Sur un plan strictement graphique, le CAC 40 se repositionne donc en clôture juste sur 3940 points, prenant une petite option sur un possible nouveau dégagement à la hausse avant la fin de semaine dont l'agenda économique est beaucoup plus fourni, notamment vendredi avec 2 chiffres sur la consommation Outre-Atlantique.

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Avec le recouplage à l'oeuvre depuis plusieurs séances entre indices action en zone euro et hors zone euro en Europe d'une part et avec leurs cousins américains d'autre part, cette phase de hausse (qui reste à valider) est susceptible de devoir s'appuyer sur un regain plus général et donc sur les indices américains. Ceux-ci sont un peu sortis de notre champ de vision ces derniers temps compte tenu des évènements mais ils arrivent maintenant sur des résistances majeures, notamment concernant le Dow Jones qui plafonne sous 10 600 points depuis le début de semaine, et qui nécessitent donc pour l'avenir une attention à nouveau plus soutenue.

Vous pouvez retrouver ces éléments dans notre analyse de la mi-décembre 2009
Dow Jones - Analyse graphique : 3 ème charnière entre 10500 et 10800 qui sera remise à jour en temps opportun. Le point essentiel pour l'heure est constitué par l'indice des petites valeurs US, le Russel 2 000, qui clôture ce soir à 674 en hausse de près de 15 % sur un mois (+ 0,78 % ce jour / graphe ci-dessous), les acheteurs tentant une remise en cause du trend baissier entamé en 2008. A suivre en parallèle des grands indices.

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. A noter après clôture : le déficit budgétaire américain s'est élevé à 220,9 millliards $ en janvier en ligne avec les attentes et filant tout droit vers le record annuel prévu aux alentours de 1 500 milliards $ pour cette année, et toujours sans amélioration notable du côté des recettes fiscales encaissées par le gouvernement alors que les dépenses s'allègent avec la réduction des programmes de soutien à l'économie.

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Wed, 10 Mar 2010 22:25:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-les-acheteurs-se-remettent-en-position-46450946.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-les-acheteurs-se-remettent-en-position-46450946-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Europe - Comparatif des performances boursières]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-europe-comparatif-des-performances-boursieres-46368001.html europe_flag_large.jpg
Les places boursières des pays membres de la zone euro ont été assez durement touché en ce début d'année principalement pour les pays de l'Europe du Sud, Grèce en tête. 



 → Un graphique valant mille mots, voici tout d'abord les évolutions sur 3 mois glissants :

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Sur plus longue période, il convient de noter toutefois que ces dégagements tiennent lieu beaucoup plus de prises de bénéfices (ou de retour à la moyenne) après des performances particulièrement favorables depuis le rebond débuté l'an dernier. Madrid n'a fait que revenir dans le peloton.

  → Voici les performances depuis le creux de début mars 2009, soit un an tout juste aujourd'hui :

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 → Enfin, depuis les plus hauts de 2007, pour les places boursières de l'Europe du sud (des pays du Club Med selon le surnom des anglo-saxons) la faiblesse apparaît plus structurelle :

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 √  Concernant le CAC 40 en ce début de semaine, la bourse de Paris temporise entre la zone de résistance correspondant à l'ancien gap d'octobre 2008 et le support à 3 875 points où les acheteurs se sont manifestés à nouveau ce jour.

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Tue, 09 Mar 2010 20:54:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-europe-comparatif-des-performances-boursieres-46368001.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-europe-comparatif-des-performances-boursieres-46368001-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Les sociétés notées AAA surperforment-elles leur indice de référence ?]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-les-societes-notees-aaa-surperforment-elles-leur-indice-de-reference-46293590.html RatingAAALes performances des actions cotées suivent-elles l'évolution des notations de crédit des sociétés ? La notation de crédit est-elle un critère capable de permettre de dégager une sur-performance pour son portefeuille ? Existe-t-il une corrélation ? Quelles sont les valeurs qui résistent le mieux aux crises ? Etc...

Pour répondre à ces questions, S&P Credit Research avait en octobre 2008 réalisé une étude qui vient d'être remise à jour en ce début mars avec des données actualisées jusqu'au 31.12.2009 et ayant pour point de départ le 1er janvier 1990.

Les résultats portent donc sur 2 décennies mais ne prennent en compte que les notations d'une des 3 agences de notation. La méthode utilisée consiste à créer différents paniers de valeurs appartenant à l'indice S&P500 et à les classer selon des fourchettes de notation (ou credit ratings)

En considérant les 2 grands niveaux (Pour mémoire : tableau des notations de crédit), c'est à dire 'investment grade' (les meilleures) et 'speculative grade' (les moins bonnes) par rapport au benchmark, c'est à dire le S&P500 pris en tant qu'indice de référence, les premières sur-performent l'indice et largement le second niveau.

En prenant les catégories inférieures du niveau 'investment grade', c'est à dire de la note à A à BBB-, soit la note située juste avant le niveau inférieur 'speculative grade', les notations AAA et AA depuis la crise financière ont tendance à sous-performer très légèrement leurs consoeurs.

5521978.gifSource : S&P Research


En affinant via le regroupement des sociétés selon 5 différentes fourchettes de notations, l'étude montre que les mieux notées (AAA et AA) ont perdu leur sur-performance depuis 2003 et sont passées sous le benchmark depuis 2005 avec une accentuation du phénomène depuis l'an dernier, incapables de profiter du rebond des indices.

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Les performances sur 20 ans sont en fait assez similaires à celles réalisées par les moins bonnes notations allant de B+ à B-.


   → Article paru ce week-end : 

         . PIIGS : Prétexte ou réel danger pour les marchés ?  


  → "De retour de week-end" :     Les finances publiques grecques

. A découvrir : très belle infographie avec explications audio.
"Du déficit au défaut de paiement, comment la Grèce peut faire sombrer la zone euro". Source : Le Monde  (Cliquer ci-dessous pour démarrer)


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 . Les obligations grecques toujours en zone sensible.

080310n                                                 Source : Bloomberg
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Mon, 08 Mar 2010 19:36:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-les-societes-notees-aaa-surperforment-elles-leur-indice-de-reference-46293590.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-les-societes-notees-aaa-surperforment-elles-leur-indice-de-reference-46293590-comments.html#anchorComment
<![CDATA[PIIGS : Prétexte ou réel danger pour les marchés ?]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-pigs-pretexte-ou-reel-danger-pour-les-marches-45887789.html fotolia_d--cider-757896.jpg

Il y a quelques semaines, lors du repli des marchés suite au discours d’Obama, nous avions évoqué l’hypothèse d’un moyen de pression contre le gouvernement américain de la part des banques d’affaires, opposées aux mesures prises.


S’en est suivi une nouvelle vague de défiance sur les marchés avec l’affaire de l’endettement de la Grèce, rapidement étendu à ce que l’on a appelé les PIIGS, à savoir le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce et l’Espagne (Spain).

L’endettement des états européens au cœur de l’actualité

Au delà de la signification pour le moins douteuse de cette appellation qui est peut être très révélatrice du but recherché (Pigs = Cochons pour ceux qui auraient quelques lacunes en anglais), j’aimerais m’appuyer sur l’article de Gilles Caye du 11 février dernier, et notamment sur son rappel très important des principes fondateurs de la zone euro et du pacte de stabilité, à savoir un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB annuel, et un endettement limité à 60% de ce même PIB.

Si ces critères ont clairement volé en éclat avec la crise, c’est notamment sur l’endettement record de la Grèce, qui se monterait actuellement à 125% du PIB pour un déficit budgétaire de l’ordre de 13% du PIB que s’est subitement focalisé le marché ! Des chiffres qui ont conduit certains analystes à annoncer que la Grèce était au bord de la faillite.

Au delà de chiffres effectivement inquiétants, et d’une situation qui ne pourra durer éternellement ainsi et nécessitera des mesures draconiennes, on est en droit de se demander pourquoi ces inquiétudes arrivent maintenant sur la table, et quel peut d’ailleurs bien être leur impact réel à terme sur les marchés financiers.

Et pourquoi un effet sur les marchés maintenant, alors que l’alerte avait déjà été donnée le 9 décembre dernier, quelques jours seulement après l’épisode Dubaï, avec une dégradation de la note de la Grèce par l’agence de notation Fitch, suivie quelques jours plus tard par Standard and Poor’s puis Moody’s, ce qui n’avait pas empêché les marchés de terminer l’année en trombe.

L’endettement exagéré de la Grèce n’est en effet pas arrivé subitement à de telles proportions. Ainsi, en 2007, il se montait déjà à 97% du PIB, et personne à l’époque ne semblait réellement se soucier d’un tel niveau.

Mais comme si cela ne suffisait pas, et n’avait pas suffisamment fait baisser les marchés, voilà que des analystes se sont mis à évoquer le cas des fameux PIIGS, les mauvais élèves de la zone euro. Si l’Irlande et l’Italie sont eux aussi clairement dans une situation délicate d’un point de vue endettement (mais ce n’est là non plus pas nouveau), le cas de l’Espagne est un peu plus suspect.

L’endettement de l’Espagne a certes presque doublé depuis 2007, mais il ne devrait atteindre qu’environ 66% du PIB à la fin de l’année, soit un niveau très inférieur à la moyenne européenne, et très loin du niveau de l’endettement Grec en 2007 par exemple, qui ne semblait gêner personne.

En 2008 d’ailleurs, l’endettement de la France, jugée par beaucoup comme plus sérieuse et plus sûre que l’Espagne, se montait déjà près de 70% du PIB, et devrait atteindre près de 80% du PIB fin 2009, tandis que celui de l’Allemagne est légèrement inférieur.

Un simple prétexte ?

Cette « crise de l’endettement », qui a fait plonger l’euro et les marchés actions européens, a donc de quoi susciter quelques interrogations.

Ne serait-ce tout simplement pas un os à ronger qu’ont trouvé les investisseurs pour provoquer une saine pause dans l’évolution des marchés, et permettre au dollar de retrouver quelques couleurs face à l’euro ? Si on peut bien entendu considérer qu’un trop fort endettement est un problème à terme pour l’économie européenne, avec une pression fiscale supplémentaire sur les particuliers et les entreprises qui finira par peser sur les bénéfices, justifiant donc un certain repli sur l’euro et les marchés actions, il faut aussi noter que ces replis tombent à point nommé. Il permettent en effet aux marchés action de souffler après le fort rebond enregistré depuis mars 2009, tandis que l’euro avait bien besoin de retrouver quelques arguments baissiers face au dollar.

Mais encore une fois, ce problème n’est pas nouveau pour les professionnels du marché, et si on peut se demander dans quelle mesure il n’est pas déjà au moins en partie intégré par les marchés, l’impact global sur les résultats des entreprises pourrait ne pas être si important, pour autant que le problème reste relativement circonscrit à quelques pays comme la Grèce. Le risque principal réside bien sûr dans un phénomène de propagation à l’ensemble des autres pays.

Bref, si l’endettement de bon nombre de pays européens (mais pas uniquement, loin de là) est un problème que l’on ne peut prendre à la légère et écarter d’un revers de la main, force est de constater qu’il existe dans le timing et la façon dont les choses ont été présentées des éléments troublants, et qu’il pourrait bien ne s’agir que de prétextes pour provoquer quelques dégagements sur les marchés, ces risques n’étant pas nouveaux et sans doute globalement déjà intégrés dans les cours.

Et je n’évoquerai volontairement pas l’affaire Goldman Sachs, soupçonnée d’avoir aider la Grèce à maquiller ses comptes et spéculé ensuite sur sa déconfiture, ce qui fera peut-être l’objet d’un autre article.

Quant à l’impact sur l’euro, on pourra le relativiser également en se tournant du côté de l’endettement des Etats-Unis, qui se sont montés bien discrets ces derniers temps. Un endettement qui ne se monte « qu’à » environ 65% du PIB (pour un déficit public de l’ordre de 11%), soit tout de même un niveau équivalent à celui de l’Espagne, décrié ces derniers temps, et surtout en valeur absolue des montants qui n’ont rien à voir avec ceux de la Grèce ou de l’Espagne. De quoi tempérer donc le récent repli de l’euro.

Mais au fait, pourquoi se focaliser sur l’endettement des états par rapport au PIB ? Est-ce réellement judicieux et cela n’est-il pas un peu réducteur ?


Quel importance accorder au ratio dette / PIB ?

Loin de moi l’idée de vouloir minimiser ce ratio, retenu par le pacte de stabilité européen comme un des critères principaux de « convergence » entre les états.

Mais que signifie comparer l’endettement d’un état par rapport au PIB annuel ? La dette d’Etat représente ce que doit l’état. Quant au PIB, il correspond au revenu généré par le pays.

On pourrait faire un peu la comparaison avec votre emprunt immobilier, que vous devez rembourser à votre banquier, et vos revenus annuels.

Même si cette comparaison a ses limites, sachant que le PIB ne correspond pas aux revenus de l’Etat, mais bien aux revenus du pays, on relèvera que ce n’est pas parce que vos revenus annuels sont inférieurs au montant de votre endettement que vous devez être déclarés en faillite.

Le plus important reste le coût de votre endettement, qui pourra alors être mis en rapport avec vos revenus.

Il en est de même avec la dette des Etats, pour lesquels il me semble bien plus intéressant de se focaliser sur le poids de cette dette par rapport aux recettes.

C’est ce que propose le tableau ci-dessous :

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Si on note que la Grèce est particulièrement mal placée (et justifie sans doute que l’on se soit focalisé dessus), on notera que l’Inde ou le Brésil ne sont pas mieux placés, même si leur croissance n’est bien évidemment pas la même que celle de la Grèce, et permet donc de tempérer le poids de leurs dettes respectives.


Quant au coût pour la France, il faut aller bien plus bas dans le tableau, autour des 6%, tandis que pour l’Espagne, on n’est à peine à plus de 3%…


Pourquoi l’avoir intégrée dans les fameux PIIGS alors, si ce n’est pour essayer d’apporter un peu plus de poids à dossier qui n’avait peut-être pas fait plonger les marchés assez loin ? On notera en tout cas que le paroxysme de la récente baisse des marchés action européens est intervenu au moment du plongeon du marché espagnol, les 4 et 5 février...

Je terminerai enfin par une dernière considération, à savoir qui est le détenteur de la dette de ces fameux états en difficultés. C’est un paramètre qui est sûrement bien plus délicat que les autres à obtenir.

Mais je ne pense pas qu’on puisse comparer un pays dont la dette est détenue essentiellement par ses concitoyens ou pays alliés, et un pays dont la dette est détenue majoritairement par des acteurs étrangers.

En effet, dans le second cas, les risques de cession des titres de dette, et de la monnaie associée sont bien plus importants en cas de défiance envers les capacités de l’Etat à faire face à son endettement.

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Sun, 07 Mar 2010 08:00:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-pigs-pretexte-ou-reel-danger-pour-les-marches-45887789.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-pigs-pretexte-ou-reel-danger-pour-les-marches-45887789-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Hausse des destructions d'emplois mais coup de corne des bulls]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-hausse-des-destructions-d-emplois-mais-coup-de-corne-des-bulls-46076961.html 091020_wall_st_bull_ap_350.jpg
Le CAC 40 gagne 2,14 % lors d'une séance où le chiffre le plus attendu de la semaine voire du mois, à savoir les créations d'emplois aux USA pour le mois précédent, est en dégradation par rapport au mois antérieur. Décryptage d'une situation qui nécessite quelques éléments pour bien l'apprécier :

Les chiffres :

L'économie américaine a détruit 36 000 postes en février après 26 000 en janvier (revu à la baisse contre 20 000 initialement annoncé) Le taux de chômage reste stable à 9,7 % contre une dégradation attendue.

Le contexte :

Déjà signalé ici en début de semaine, le consensus des économistes était très éclaté et s'est réajusté de - 20 000/- 50 000 à - 50 000/- 68 000 ce jour avant la publication. Dans les faits il y a plusieurs consensus en réalité, c'est à dire plusieurs sociétés qui recueillent les prévisions des économistes et toutes n'interrogent pas les mêmes économistes ni au même moment (Barron's, Briefing, Thomson Financial du groupe Reuters pour les plus connus, etc..) En général assez resserré, la disparité constatée en l'occurrence trouve sa source en partie dans les prévisions divergentes sur l'impact des tempêtes de neige historiques de la cote Est vécues dernièrement.

Voici donc un chiffre en dégradation mais meilleur qu'attendu et appelant sans doute un ajustement climatique en mars. A suivre.


L'environnement et les aspects techniques :

L'engouement des places européennes sur la nouvelle est à replacer :

A/ une nouvelle fois dans le mouvement de balancier favorable à la zone euro depuis que la problématique grecque s'est un peu assagie. Zurich (+0,63%)  reste ainsi assez impassible à nouveau et la bourse de New York est plus timorée malgré un gain du S&P500 qui grimpe de 1,40%. Madrid s'envole de 2,55 % et monte sur le podium des performances du jour. Le marché joue toujours le rattrapage beaucoup plus nettement que la publication du jour.

B/ Spécifiquement sur le CAC 40, s'il est indéniable que la nouvelle aura joué au moment de sa publication (flèche verte en gras) le marché avait en fait déjà pris une belle option à la hausse.

En effet face au sommet en pince mis en avant hier qui alerte de manière générale sur un possible retournement, les points hauts font figures de résistance susceptible en pareil cas d'inverser la polarité entre haussiers et baissiers comme nous l'avons vu à plusieurs reprises ces derniers mois.

En invalidant le sommet au point noté 1 en blanc ci-dessous, le rapport de force avait déjà basculé 'poussant à la faute' les vendeurs. A partir de là, le reste de la séance a été une succession d' ordres stop qui sautent (2 et 3 etc..) et où les vendeurs à découvert sont obligés de se racheter pour couper leur pertes amplifiant le mouvement.


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Pourquoi en cet endroit ?

Lors de la cassure du canal haussier, un grand nombre d'opérateurs avaient coupé leurs positions accentuant le mouvement, ce au début du mois de février, tout autant qu'un signal de prises de position à la baisse était envoyé par ce fait même. Parmi ces positions, certains ont pû initier le plan de trade typique suivant : "je coupe mes positions à la baisse (pour limiter les pertes et protéger mon capital) si le scénario baissier est invalidé", par exemple lors d'un éventuel retour dans le canal, auxquels se joignent ceux ayant choisi leur point d'entrée à la baisse lors du pull-back contre le canal.

En tournant court, mais avec une position qui laissait encore hier soir une place au doute vis à vis d'un éventuel faux retour dans le canal, ce scénario a perdu grandement en probabilités lors de l'invalidation du sommet en pince amenant de nouvelles positions à la hausse sur signal (rupture de résistance) et un rachat des vendeurs à découvert devenant bien malgré eux acheteurs pour déboucler leurs positions. Le souci n'est plus dès lors tant l'analyse de la statistique qui vient de sortir que de se dépêcher de couper ses pertes dans l'urgence.

Ce n'est que l'énoncé d'un type de motivations (il y en a d'autres et même sous d'autres formes non directement émotionnelles comme l'envoi sur le marché d'ordres pré-programmés en cas de rupture de tel ou tel niveau qui alimente le courant sans le moindre état d'âme) mais qui illustre à nouveau l'importance des graphiques et de comprendre où peuvent se faire les changements et d'être préparé en conséquence.

Quelles informations pouvons nous obtenir pour la suite ?

Le chandelier du jour (dénommé marubozu) symbolise une prise en main des bulls (bull = taureau, le symbole des haussiers par opposition aux bears = ours, animal symbolique des baissiers) avec une clôture sur les plus hauts, signe de force. Nous ne sommes cependant pas en face d'un marubozu complet ou total (c'est à dire avec une absence de mèches à la fois haute et basse)


La double difficulté est que ce chandelier n'est pas à lui seul un signe de continuation haussière, certaines structures de retournement formées de plusieurs chandeliers l'intégrant de manière classique et, d'autre part, une séance a elle seule doit être replacée dans sa configuration globale. Le meilleur exemple est tout simplement la séance du 5 février dernier qui s'est soldée par un marubozu rouge et un creux en clôture à partir duquel s'est opéré dès le lundi suivant le retournement que nous avons découvert ensemble et qui s'est poursuivi jusqu'à aujourd'hui.

A cet égard, le gap d'octobre 2008 (gris) comblé il y des semaines en arrière pourrait encore jouer son rôle au retour d'un week-end toujours largement marqué par la question grecque en Europe avec la visite du Premier Ministre grec en Allemagne ce jour, puis en France dimanche.



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Fri, 05 Mar 2010 23:45:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-hausse-des-destructions-d-emplois-mais-coup-de-corne-des-bulls-46076961.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-hausse-des-destructions-d-emplois-mais-coup-de-corne-des-bulls-46076961-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Une pièce d'or à 1000 euros]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-une-piece-d-or-a-1000-euros-46036854.html
La pièce de 50 Pesos a atteint aujourd'hui la cotation de 1 000 € chez CPRor, un des grands intervenants sur le marché de l'or en France qui assure les transactions entre les banques, la cotation de l'or à la bourse de Paris ayant été stoppée en 2004.

Surnommée le 'lingot du pauvre', il s'agit de la plus grosse pièce titrant 37,5 grammes d'or (soit une once de 31,1 g + 1 napoléon ou 6 napoléons et demi)

Pour symbolique que soit la nouvelle, elle n'en représente pas moins la très grande fermeté de l'or en euro depuis les assauts qu'a subi la monnaie unique avec donc de nouveaux records pour une pièce qui valait 500 € environ au 1 er janvier 2006.


    √  Ci-dessous historique du parcours du napoléon (pièce de 20 francs or) ces derniers mois :

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Source : Les Echos



  
  Bourse de Paris :

La séance a confirmé les bonnes dispositions du marché soutenues par une nouvelle progression de la productivité américaine au 4 ème trimestre de 6,9 % dépassant les attentes comme les inscriptions au chômage la semaine passée.

Les commandes à l'industrie en progression de 1,7 % très légèrement sous les attentes en janvier (mais décembre a été révisé favorablement de 1 à 1,5 %) et surtout les promesses de ventes dans l'immobilier (indice PHSI) ont affecté la tendance avec une baisse de 7,6 % très nettement sous les attentes situées à 1 % de progression à l'inverse pour janvier. Le chiffre du mois précédent a par ailleurs été revu à 0,8 % contre 1 % publié initialement.


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Le CAC 40 cède 0,37 % à  3 828,41 points avec la formation d'un sommet en pince (Cliquer sur le lien pour avoir un rappel sur un cas d'espèce sur le Dow Jones à la mi-octobre 2009)

Wall Street est en 'roue libre' depuis 3 séances dans l'attente des chiffres de l'emploi demain à 14 heures 30 (heure de Paris)

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Thu, 04 Mar 2010 18:51:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-une-piece-d-or-a-1000-euros-46036854.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-une-piece-d-or-a-1000-euros-46036854-comments.html#anchorComment