<![CDATA[APPRENDRE LA BOURSE]]> http://www.apprendrelabourse.org/ Une formation progressive et complete pour apprendre la bourse, devenir autonome, comprendre, agir avec succès et plaisir. Un maximum de connaissances et des outils pour décrypter les informations bourse. fr http://fdata.over-blog.net/0/40/52/94/avatar-blog-5341924-tmpphp0MbaOG.jpg <![CDATA[APPRENDRE LA BOURSE]]> http://www.apprendrelabourse.org/ Thu, 11 Mar 2010 17:55:26 +0100 Thu, 11 Mar 2010 17:55:26 +0100 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Copyright 2010, Gilles CAYE Pro http://www.rssboard.org/rss-specification/ <![CDATA[CAC 40 : les acheteurs se remettent en position]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-les-acheteurs-se-remettent-en-position-46450946.html 31309a-le_cac_40_gagne_4_68_pourcent.jpgLa bourse de Paris reprend 0,86 % sur la séance menée par les valeurs financières qui avait un peu souffert hier des propos des agences de notations sur les notations du Royaume-Uni, de l'Espagne et de la France, engageant ces pays à tenir des politiques budgétaires plus fermes.

Le courant actuel du marché reste cependant le même, dominé par le rattrapage des places boursières les plus touchées ces dernières semaines 
 avec un grand écart une nouvelle fois entre la bourse de Madrid qui regagne 1,07 % (Athènes + 2,62 %) et Zurich à + 0,08 % dans une forme de recouplage de l'ensemble des indices actions (Cf.  Europe - Comparatif des performances boursières )

Les acheteurs ont cependant repris l'initiative dans l'après-midi soutenus par la baisse assez inattendue de 0,2 % des stocks des grossistes américains en janvier contre une hausse du même ordre escompté et après une révision à la baisse de -0,8 % à - 1 % du chiffre de décembre.

→ En conséquence, le ratio stocks / ventes atteint un record de faiblesse sur 10 ans, alors que les ventes en gros ont dans le même temps progressé de 1,3 % sur le mois considéré, soit le 10ème mois de hausse consécutif.


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                        Source : US Census Bureau

Sur un plan strictement graphique, le CAC 40 se repositionne donc en clôture juste sur 3940 points, prenant une petite option sur un possible nouveau dégagement à la hausse avant la fin de semaine dont l'agenda économique est beaucoup plus fourni, notamment vendredi avec 2 chiffres sur la consommation Outre-Atlantique.

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Avec le recouplage à l'oeuvre depuis plusieurs séances entre indices action en zone euro et hors zone euro en Europe d'une part et avec leurs cousins américains d'autre part, cette phase de hausse (qui reste à valider) est susceptible de devoir s'appuyer sur un regain plus général et donc sur les indices américains. Ceux-ci sont un peu sortis de notre champ de vision ces derniers temps compte tenu des évènements mais ils arrivent maintenant sur des résistances majeures, notamment concernant le Dow Jones qui plafonne sous 10 600 points depuis le début de semaine, et qui nécessitent donc pour l'avenir une attention à nouveau plus soutenue.

Vous pouvez retrouver ces éléments dans notre analyse de la mi-décembre 2009
Dow Jones - Analyse graphique : 3 ème charnière entre 10500 et 10800 qui sera remise à jour en temps opportun. Le point essentiel pour l'heure est constitué par l'indice des petites valeurs US, le Russel 2 000, qui clôture ce soir à 674 en hausse de près de 15 % sur un mois (+ 0,78 % ce jour / graphe ci-dessous), les acheteurs tentant une remise en cause du trend baissier entamé en 2008. A suivre en parallèle des grands indices.

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. A noter après clôture : le déficit budgétaire américain s'est élevé à 220,9 millliards $ en janvier en ligne avec les attentes et filant tout droit vers le record annuel prévu aux alentours de 1 500 milliards $ pour cette année, et toujours sans amélioration notable du côté des recettes fiscales encaissées par le gouvernement alors que les dépenses s'allègent avec la réduction des programmes de soutien à l'économie.

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Wed, 10 Mar 2010 22:25:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-les-acheteurs-se-remettent-en-position-46450946.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-les-acheteurs-se-remettent-en-position-46450946-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Europe - Comparatif des performances boursières]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-europe-comparatif-des-performances-boursieres-46368001.html europe_flag_large.jpg
Les places boursières des pays membres de la zone euro ont été assez durement touché en ce début d'année principalement pour les pays de l'Europe du Sud, Grèce en tête. 



 → Un graphique valant mille mots, voici tout d'abord les évolutions sur 3 mois glissants :

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Sur plus longue période, il convient de noter toutefois que ces dégagements tiennent lieu beaucoup plus de prises de bénéfices (ou de retour à la moyenne) après des performances particulièrement favorables depuis le rebond débuté l'an dernier. Madrid n'a fait que revenir dans le peloton.

  → Voici les performances depuis le creux de début mars 2009, soit un an tout juste aujourd'hui :

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 → Enfin, depuis les plus hauts de 2007, pour les places boursières de l'Europe du sud (des pays du Club Med selon le surnom des anglo-saxons) la faiblesse apparaît plus structurelle :

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 √  Concernant le CAC 40 en ce début de semaine, la bourse de Paris temporise entre la zone de résistance correspondant à l'ancien gap d'octobre 2008 et le support à 3 875 points où les acheteurs se sont manifestés à nouveau ce jour.

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Tue, 09 Mar 2010 20:54:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-europe-comparatif-des-performances-boursieres-46368001.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-europe-comparatif-des-performances-boursieres-46368001-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Les sociétés notées AAA surperforment-elles leur indice de référence ?]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-les-societes-notees-aaa-surperforment-elles-leur-indice-de-reference-46293590.html RatingAAALes performances des actions cotées suivent-elles l'évolution des notations de crédit des sociétés ? La notation de crédit est-elle un critère capable de permettre de dégager une sur-performance pour son portefeuille ? Existe-t-il une corrélation ? Quelles sont les valeurs qui résistent le mieux aux crises ? Etc...

Pour répondre à ces questions, S&P Credit Research avait en octobre 2008 réalisé une étude qui vient d'être remise à jour en ce début mars avec des données actualisées jusqu'au 31.12.2009 et ayant pour point de départ le 1er janvier 1990.

Les résultats portent donc sur 2 décennies mais ne prennent en compte que les notations d'une des 3 agences de notation. La méthode utilisée consiste à créer différents paniers de valeurs appartenant à l'indice S&P500 et à les classer selon des fourchettes de notation (ou credit ratings)

En considérant les 2 grands niveaux (Pour mémoire : tableau des notations de crédit), c'est à dire 'investment grade' (les meilleures) et 'speculative grade' (les moins bonnes) par rapport au benchmark, c'est à dire le S&P500 pris en tant qu'indice de référence, les premières sur-performent l'indice et largement le second niveau.

En prenant les catégories inférieures du niveau 'investment grade', c'est à dire de la note à A à BBB-, soit la note située juste avant le niveau inférieur 'speculative grade', les notations AAA et AA depuis la crise financière ont tendance à sous-performer très légèrement leurs consoeurs.

5521978.gifSource : S&P Research


En affinant via le regroupement des sociétés selon 5 différentes fourchettes de notations, l'étude montre que les mieux notées (AAA et AA) ont perdu leur sur-performance depuis 2003 et sont passées sous le benchmark depuis 2005 avec une accentuation du phénomène depuis l'an dernier, incapables de profiter du rebond des indices.

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Les performances sur 20 ans sont en fait assez similaires à celles réalisées par les moins bonnes notations allant de B+ à B-.


   → Article paru ce week-end : 

         . PIIGS : Prétexte ou réel danger pour les marchés ?  


  → "De retour de week-end" :     Les finances publiques grecques

. A découvrir : très belle infographie avec explications audio.
"Du déficit au défaut de paiement, comment la Grèce peut faire sombrer la zone euro". Source : Le Monde  (Cliquer ci-dessous pour démarrer)


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 . Les obligations grecques toujours en zone sensible.

080310n                                                 Source : Bloomberg
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Mon, 08 Mar 2010 19:36:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-les-societes-notees-aaa-surperforment-elles-leur-indice-de-reference-46293590.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-les-societes-notees-aaa-surperforment-elles-leur-indice-de-reference-46293590-comments.html#anchorComment
<![CDATA[PIIGS : Prétexte ou réel danger pour les marchés ?]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-pigs-pretexte-ou-reel-danger-pour-les-marches-45887789.html fotolia_d--cider-757896.jpg

Il y a quelques semaines, lors du repli des marchés suite au discours d’Obama, nous avions évoqué l’hypothèse d’un moyen de pression contre le gouvernement américain de la part des banques d’affaires, opposées aux mesures prises.


S’en est suivi une nouvelle vague de défiance sur les marchés avec l’affaire de l’endettement de la Grèce, rapidement étendu à ce que l’on a appelé les PIIGS, à savoir le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce et l’Espagne (Spain).

L’endettement des états européens au cœur de l’actualité

Au delà de la signification pour le moins douteuse de cette appellation qui est peut être très révélatrice du but recherché (Pigs = Cochons pour ceux qui auraient quelques lacunes en anglais), j’aimerais m’appuyer sur l’article de Gilles Caye du 11 février dernier, et notamment sur son rappel très important des principes fondateurs de la zone euro et du pacte de stabilité, à savoir un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB annuel, et un endettement limité à 60% de ce même PIB.

Si ces critères ont clairement volé en éclat avec la crise, c’est notamment sur l’endettement record de la Grèce, qui se monterait actuellement à 125% du PIB pour un déficit budgétaire de l’ordre de 13% du PIB que s’est subitement focalisé le marché ! Des chiffres qui ont conduit certains analystes à annoncer que la Grèce était au bord de la faillite.

Au delà de chiffres effectivement inquiétants, et d’une situation qui ne pourra durer éternellement ainsi et nécessitera des mesures draconiennes, on est en droit de se demander pourquoi ces inquiétudes arrivent maintenant sur la table, et quel peut d’ailleurs bien être leur impact réel à terme sur les marchés financiers.

Et pourquoi un effet sur les marchés maintenant, alors que l’alerte avait déjà été donnée le 9 décembre dernier, quelques jours seulement après l’épisode Dubaï, avec une dégradation de la note de la Grèce par l’agence de notation Fitch, suivie quelques jours plus tard par Standard and Poor’s puis Moody’s, ce qui n’avait pas empêché les marchés de terminer l’année en trombe.

L’endettement exagéré de la Grèce n’est en effet pas arrivé subitement à de telles proportions. Ainsi, en 2007, il se montait déjà à 97% du PIB, et personne à l’époque ne semblait réellement se soucier d’un tel niveau.

Mais comme si cela ne suffisait pas, et n’avait pas suffisamment fait baisser les marchés, voilà que des analystes se sont mis à évoquer le cas des fameux PIIGS, les mauvais élèves de la zone euro. Si l’Irlande et l’Italie sont eux aussi clairement dans une situation délicate d’un point de vue endettement (mais ce n’est là non plus pas nouveau), le cas de l’Espagne est un peu plus suspect.

L’endettement de l’Espagne a certes presque doublé depuis 2007, mais il ne devrait atteindre qu’environ 66% du PIB à la fin de l’année, soit un niveau très inférieur à la moyenne européenne, et très loin du niveau de l’endettement Grec en 2007 par exemple, qui ne semblait gêner personne.

En 2008 d’ailleurs, l’endettement de la France, jugée par beaucoup comme plus sérieuse et plus sûre que l’Espagne, se montait déjà près de 70% du PIB, et devrait atteindre près de 80% du PIB fin 2009, tandis que celui de l’Allemagne est légèrement inférieur.

Un simple prétexte ?

Cette « crise de l’endettement », qui a fait plonger l’euro et les marchés actions européens, a donc de quoi susciter quelques interrogations.

Ne serait-ce tout simplement pas un os à ronger qu’ont trouvé les investisseurs pour provoquer une saine pause dans l’évolution des marchés, et permettre au dollar de retrouver quelques couleurs face à l’euro ? Si on peut bien entendu considérer qu’un trop fort endettement est un problème à terme pour l’économie européenne, avec une pression fiscale supplémentaire sur les particuliers et les entreprises qui finira par peser sur les bénéfices, justifiant donc un certain repli sur l’euro et les marchés actions, il faut aussi noter que ces replis tombent à point nommé. Il permettent en effet aux marchés action de souffler après le fort rebond enregistré depuis mars 2009, tandis que l’euro avait bien besoin de retrouver quelques arguments baissiers face au dollar.

Mais encore une fois, ce problème n’est pas nouveau pour les professionnels du marché, et si on peut se demander dans quelle mesure il n’est pas déjà au moins en partie intégré par les marchés, l’impact global sur les résultats des entreprises pourrait ne pas être si important, pour autant que le problème reste relativement circonscrit à quelques pays comme la Grèce. Le risque principal réside bien sûr dans un phénomène de propagation à l’ensemble des autres pays.

Bref, si l’endettement de bon nombre de pays européens (mais pas uniquement, loin de là) est un problème que l’on ne peut prendre à la légère et écarter d’un revers de la main, force est de constater qu’il existe dans le timing et la façon dont les choses ont été présentées des éléments troublants, et qu’il pourrait bien ne s’agir que de prétextes pour provoquer quelques dégagements sur les marchés, ces risques n’étant pas nouveaux et sans doute globalement déjà intégrés dans les cours.

Et je n’évoquerai volontairement pas l’affaire Goldman Sachs, soupçonnée d’avoir aider la Grèce à maquiller ses comptes et spéculé ensuite sur sa déconfiture, ce qui fera peut-être l’objet d’un autre article.

Quant à l’impact sur l’euro, on pourra le relativiser également en se tournant du côté de l’endettement des Etats-Unis, qui se sont montés bien discrets ces derniers temps. Un endettement qui ne se monte « qu’à » environ 65% du PIB (pour un déficit public de l’ordre de 11%), soit tout de même un niveau équivalent à celui de l’Espagne, décrié ces derniers temps, et surtout en valeur absolue des montants qui n’ont rien à voir avec ceux de la Grèce ou de l’Espagne. De quoi tempérer donc le récent repli de l’euro.

Mais au fait, pourquoi se focaliser sur l’endettement des états par rapport au PIB ? Est-ce réellement judicieux et cela n’est-il pas un peu réducteur ?


Quel importance accorder au ratio dette / PIB ?

Loin de moi l’idée de vouloir minimiser ce ratio, retenu par le pacte de stabilité européen comme un des critères principaux de « convergence » entre les états.

Mais que signifie comparer l’endettement d’un état par rapport au PIB annuel ? La dette d’Etat représente ce que doit l’état. Quant au PIB, il correspond au revenu généré par le pays.

On pourrait faire un peu la comparaison avec votre emprunt immobilier, que vous devez rembourser à votre banquier, et vos revenus annuels.

Même si cette comparaison a ses limites, sachant que le PIB ne correspond pas aux revenus de l’Etat, mais bien aux revenus du pays, on relèvera que ce n’est pas parce que vos revenus annuels sont inférieurs au montant de votre endettement que vous devez être déclarés en faillite.

Le plus important reste le coût de votre endettement, qui pourra alors être mis en rapport avec vos revenus.

Il en est de même avec la dette des Etats, pour lesquels il me semble bien plus intéressant de se focaliser sur le poids de cette dette par rapport aux recettes.

C’est ce que propose le tableau ci-dessous :

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Si on note que la Grèce est particulièrement mal placée (et justifie sans doute que l’on se soit focalisé dessus), on notera que l’Inde ou le Brésil ne sont pas mieux placés, même si leur croissance n’est bien évidemment pas la même que celle de la Grèce, et permet donc de tempérer le poids de leurs dettes respectives.


Quant au coût pour la France, il faut aller bien plus bas dans le tableau, autour des 6%, tandis que pour l’Espagne, on n’est à peine à plus de 3%…


Pourquoi l’avoir intégrée dans les fameux PIIGS alors, si ce n’est pour essayer d’apporter un peu plus de poids à dossier qui n’avait peut-être pas fait plonger les marchés assez loin ? On notera en tout cas que le paroxysme de la récente baisse des marchés action européens est intervenu au moment du plongeon du marché espagnol, les 4 et 5 février...

Je terminerai enfin par une dernière considération, à savoir qui est le détenteur de la dette de ces fameux états en difficultés. C’est un paramètre qui est sûrement bien plus délicat que les autres à obtenir.

Mais je ne pense pas qu’on puisse comparer un pays dont la dette est détenue essentiellement par ses concitoyens ou pays alliés, et un pays dont la dette est détenue majoritairement par des acteurs étrangers.

En effet, dans le second cas, les risques de cession des titres de dette, et de la monnaie associée sont bien plus importants en cas de défiance envers les capacités de l’Etat à faire face à son endettement.

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Sun, 07 Mar 2010 08:00:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-pigs-pretexte-ou-reel-danger-pour-les-marches-45887789.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-pigs-pretexte-ou-reel-danger-pour-les-marches-45887789-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Hausse des destructions d'emplois mais coup de corne des bulls]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-hausse-des-destructions-d-emplois-mais-coup-de-corne-des-bulls-46076961.html 091020_wall_st_bull_ap_350.jpg
Le CAC 40 gagne 2,14 % lors d'une séance où le chiffre le plus attendu de la semaine voire du mois, à savoir les créations d'emplois aux USA pour le mois précédent, est en dégradation par rapport au mois antérieur. Décryptage d'une situation qui nécessite quelques éléments pour bien l'apprécier :

Les chiffres :

L'économie américaine a détruit 36 000 postes en février après 26 000 en janvier (revu à la baisse contre 20 000 initialement annoncé) Le taux de chômage reste stable à 9,7 % contre une dégradation attendue.

Le contexte :

Déjà signalé ici en début de semaine, le consensus des économistes était très éclaté et s'est réajusté de - 20 000/- 50 000 à - 50 000/- 68 000 ce jour avant la publication. Dans les faits il y a plusieurs consensus en réalité, c'est à dire plusieurs sociétés qui recueillent les prévisions des économistes et toutes n'interrogent pas les mêmes économistes ni au même moment (Barron's, Briefing, Thomson Financial du groupe Reuters pour les plus connus, etc..) En général assez resserré, la disparité constatée en l'occurrence trouve sa source en partie dans les prévisions divergentes sur l'impact des tempêtes de neige historiques de la cote Est vécues dernièrement.

Voici donc un chiffre en dégradation mais meilleur qu'attendu et appelant sans doute un ajustement climatique en mars. A suivre.


L'environnement et les aspects techniques :

L'engouement des places européennes sur la nouvelle est à replacer :

A/ une nouvelle fois dans le mouvement de balancier favorable à la zone euro depuis que la problématique grecque s'est un peu assagie. Zurich (+0,63%)  reste ainsi assez impassible à nouveau et la bourse de New York est plus timorée malgré un gain du S&P500 qui grimpe de 1,40%. Madrid s'envole de 2,55 % et monte sur le podium des performances du jour. Le marché joue toujours le rattrapage beaucoup plus nettement que la publication du jour.

B/ Spécifiquement sur le CAC 40, s'il est indéniable que la nouvelle aura joué au moment de sa publication (flèche verte en gras) le marché avait en fait déjà pris une belle option à la hausse.

En effet face au sommet en pince mis en avant hier qui alerte de manière générale sur un possible retournement, les points hauts font figures de résistance susceptible en pareil cas d'inverser la polarité entre haussiers et baissiers comme nous l'avons vu à plusieurs reprises ces derniers mois.

En invalidant le sommet au point noté 1 en blanc ci-dessous, le rapport de force avait déjà basculé 'poussant à la faute' les vendeurs. A partir de là, le reste de la séance a été une succession d' ordres stop qui sautent (2 et 3 etc..) et où les vendeurs à découvert sont obligés de se racheter pour couper leur pertes amplifiant le mouvement.


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Pourquoi en cet endroit ?

Lors de la cassure du canal haussier, un grand nombre d'opérateurs avaient coupé leurs positions accentuant le mouvement, ce au début du mois de février, tout autant qu'un signal de prises de position à la baisse était envoyé par ce fait même. Parmi ces positions, certains ont pû initier le plan de trade typique suivant : "je coupe mes positions à la baisse (pour limiter les pertes et protéger mon capital) si le scénario baissier est invalidé", par exemple lors d'un éventuel retour dans le canal, auxquels se joignent ceux ayant choisi leur point d'entrée à la baisse lors du pull-back contre le canal.

En tournant court, mais avec une position qui laissait encore hier soir une place au doute vis à vis d'un éventuel faux retour dans le canal, ce scénario a perdu grandement en probabilités lors de l'invalidation du sommet en pince amenant de nouvelles positions à la hausse sur signal (rupture de résistance) et un rachat des vendeurs à découvert devenant bien malgré eux acheteurs pour déboucler leurs positions. Le souci n'est plus dès lors tant l'analyse de la statistique qui vient de sortir que de se dépêcher de couper ses pertes dans l'urgence.

Ce n'est que l'énoncé d'un type de motivations (il y en a d'autres et même sous d'autres formes non directement émotionnelles comme l'envoi sur le marché d'ordres pré-programmés en cas de rupture de tel ou tel niveau qui alimente le courant sans le moindre état d'âme) mais qui illustre à nouveau l'importance des graphiques et de comprendre où peuvent se faire les changements et d'être préparé en conséquence.

Quelles informations pouvons nous obtenir pour la suite ?

Le chandelier du jour (dénommé marubozu) symbolise une prise en main des bulls (bull = taureau, le symbole des haussiers par opposition aux bears = ours, animal symbolique des baissiers) avec une clôture sur les plus hauts, signe de force. Nous ne sommes cependant pas en face d'un marubozu complet ou total (c'est à dire avec une absence de mèches à la fois haute et basse)


La double difficulté est que ce chandelier n'est pas à lui seul un signe de continuation haussière, certaines structures de retournement formées de plusieurs chandeliers l'intégrant de manière classique et, d'autre part, une séance a elle seule doit être replacée dans sa configuration globale. Le meilleur exemple est tout simplement la séance du 5 février dernier qui s'est soldée par un marubozu rouge et un creux en clôture à partir duquel s'est opéré dès le lundi suivant le retournement que nous avons découvert ensemble et qui s'est poursuivi jusqu'à aujourd'hui.

A cet égard, le gap d'octobre 2008 (gris) comblé il y des semaines en arrière pourrait encore jouer son rôle au retour d'un week-end toujours largement marqué par la question grecque en Europe avec la visite du Premier Ministre grec en Allemagne ce jour, puis en France dimanche.



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Fri, 05 Mar 2010 23:45:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-hausse-des-destructions-d-emplois-mais-coup-de-corne-des-bulls-46076961.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-hausse-des-destructions-d-emplois-mais-coup-de-corne-des-bulls-46076961-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Une pièce d'or à 1000 euros]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-une-piece-d-or-a-1000-euros-46036854.html
La pièce de 50 Pesos a atteint aujourd'hui la cotation de 1 000 € chez CPRor, un des grands intervenants sur le marché de l'or en France qui assure les transactions entre les banques, la cotation de l'or à la bourse de Paris ayant été stoppée en 2004.

Surnommée le 'lingot du pauvre', il s'agit de la plus grosse pièce titrant 37,5 grammes d'or (soit une once de 31,1 g + 1 napoléon ou 6 napoléons et demi)

Pour symbolique que soit la nouvelle, elle n'en représente pas moins la très grande fermeté de l'or en euro depuis les assauts qu'a subi la monnaie unique avec donc de nouveaux records pour une pièce qui valait 500 € environ au 1 er janvier 2006.


    √  Ci-dessous historique du parcours du napoléon (pièce de 20 francs or) ces derniers mois :

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Source : Les Echos



  
  Bourse de Paris :

La séance a confirmé les bonnes dispositions du marché soutenues par une nouvelle progression de la productivité américaine au 4 ème trimestre de 6,9 % dépassant les attentes comme les inscriptions au chômage la semaine passée.

Les commandes à l'industrie en progression de 1,7 % très légèrement sous les attentes en janvier (mais décembre a été révisé favorablement de 1 à 1,5 %) et surtout les promesses de ventes dans l'immobilier (indice PHSI) ont affecté la tendance avec une baisse de 7,6 % très nettement sous les attentes situées à 1 % de progression à l'inverse pour janvier. Le chiffre du mois précédent a par ailleurs été revu à 0,8 % contre 1 % publié initialement.


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Le CAC 40 cède 0,37 % à  3 828,41 points avec la formation d'un sommet en pince (Cliquer sur le lien pour avoir un rappel sur un cas d'espèce sur le Dow Jones à la mi-octobre 2009)

Wall Street est en 'roue libre' depuis 3 séances dans l'attente des chiffres de l'emploi demain à 14 heures 30 (heure de Paris)

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Thu, 04 Mar 2010 18:51:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-une-piece-d-or-a-1000-euros-46036854.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-une-piece-d-or-a-1000-euros-46036854-comments.html#anchorComment
<![CDATA[CAC 40 : les acheteurs se dévoilent un peu plus]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-les-acheteurs-se-devoilent-un-peu-plus-45974844.html tyui.jpgLe marché action poursuit sa progression en Europe alors que la bourse de New York évolue pour la seconde séance dans des scores étriqués. Le rebond opère à l'inverse des dégagements antérieurs propres au Continent selon une orchestration où les opérateurs jouent les places les plus touchées (La bourse de Madrid gagne ainsi 1,36 %) alors que Zurich est la seule à clore dans le rouge (-0,10 %)

Retour sur les plus bas de l'indice de la peur (VIX) et normalisation de l'indice des semi-conducteurs US forment à nouveau avec cette thématique 'Europe' le triptyque maintes fois constaté mais dans un mouvement de balancier qui se déroule en sens inverse.

Concernant la Grèce, les taux continuent à refluer passant légèrement sous le seuil symbolique des 6 % alors que l'évocation de mesures concrètes est entamée pour réduire le déficit (hausse de la TVA, gel de retraites, réduction de primes pour les fonctionnaires, etc..) La détente sur les taux ne connaît cependant pas d'évolution très significative 48 heures avant la rencontre entre Merkel et le Premier Ministre grec qui sera suivie 4 jours après par un entretien avec Obama.

Le retour à la "normale" ou à la situation observée avant cette purge des marchés se prolonge avec une réactivité un peu plus forte sur les publications statistiques.

L'enquête ADP sur l'emploi privé est ressortie conforme aux attentes à - 20 000 destructions de postes en février mais avec une révision défavorable du chiffre de janvier qui est revu de - 22 000 à - 60 000.


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L'indice d'activité du secteur des services rompt par ailleurs avec la zone de stabilité (aux alentours de 50 ci-dessous) et affiche une certaine fermeté selon l'enquête ISM à 53 en février contre 51 anticipé et après 50,5 le mois précédent. La composante de l'activité actuelle comme celle des nouvelles commandes est en progression. L'emploi progresse également de 2,2 points à 48,6.

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Dans la zone euro, l'indice PMI des services ressort à 51,8 sous la 1ère estimation à 52 et contre 52,5 en janvier (Allemagne : 51,9 contre 52,2 / France : 54,6 après 56,3) Au Royaume-Uni, l'indice grimpe par contre fortement à 58,4 après 54,5 en janvier.

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Le CAC 40 termine en hausse de 0,80% à 3 842,52 points avec un retour dans le cadre du canal ascendant qui n'appelle pas de nouveaux commentaires par rapport aux éléments évoqués dans les articles précédents si ce n'est le retour en terrain connu en données intraday (dernier graphe) sur les seuils des séances du 16 et 17 septembre 2009, seuils quasi inamovibles pour les traders depuis 6 mois, rajoutant au sentiment d'un marché retrouvant un peu ses marques depuis lundi.

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Wed, 03 Mar 2010 23:57:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-les-acheteurs-se-devoilent-un-peu-plus-45974844.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-cac-40-les-acheteurs-se-devoilent-un-peu-plus-45974844-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Bourse : Paris et Francfort dans l'antichambre]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-bourse-paris-et-francfort-dans-l-antichambre-45922524.html blog_projekt_093_deutsche_boer.jpgLa détente des taux grecs s'est poursuivie sur la séance donnant un peu d'air au marché actions. La légère glissade observée hier en direction du Royaume-Uni sur la problématique de l'endettement et des finances publiques, aiguillon actuel des marchés, s'est dissipée. La bourse de Londres rattrappe le retard accusé hier et mène les grandes places européennes avec un gain de 1,45 %.

Après plusieurs semaines d'un marché un peu complexe, où la réalité des justifications médiatiques avancées (Chine, mesure d'OBAMA vis à vis des banques etc..) s'est vue disputée de manière factuelle par un accroissement de la peur (mesurée via le VIX), l'importance du compartiment des semi-conducteurs en pointe du secteur technologique, avant-garde des anticipations sur la croissance économique en général, et les dégagements appuyés sur l'Europe, la séance du jour fait presque figure d'un retour à la normale sur fond de stabilisation de l'euro et de corrélation retrouvée entre le CAC 40 et le DAX 30.

La bourse de Zurich qui établit un nouveau record à 6820 points pour le SMI, bien loin des autres indices, est là pour rappeler qu'en Europe, c'est bien la zone euro qui aura été attaquée et que la thématique bancaire est dans le mouvement actuel assez peu centrale (hors conséquences indirectes de leurs engagements sur les Etats)

→ Les gains du jour (+ 1,12 % pour le CAC 40 et + 1,10 à Francfort à 5 776 pts) nécessitent de faire un bilan d'étape graphique un peu plus large avant les publications sur les créations d'emplois à paraître demain et vendredi pour lesquelles les économistes sont plutôt divisés. Le consensus attend 20 000 destructions de postes mais avec un coeur de fourchette qui se situe plutôt entre - 20 et - 50 000 et offrant des extrêmes éloignées entre - 150 000 et + 30 000.

Après avoir été chercher à la racine même, les 8 et 9 février avec des données intraday, la reprise en main des acheteurs (Cf. Bourse de Paris : les acheteurs se montrent timidement & CAC 40 : figure de creux en formation ? )les données journalières sont actuellement les plus explicites avec un second dégagement à la hausse aujourd'hui qui forme une ETEI (Epaule-Tête-Epaule inversée en pointillés)

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Cette figure classique en théorie n'en est pas moins conditionnée en pratique dans le cas d'espèce par l'environnement -ou la configuration d'ensemble- qui montre tant à la bourse de Paris (1er graphe) qu'à la bourse de Francfort (2nd graphique) que les acheteurs sont encore en délicatesse sous la résistance même si le DAX matérialise un support plus profond.


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Le regroupement des moyennes mobiles sur les différents horizons (cercles vert clair) est là pour rappeler que les prochaines séances sont susceptibles en s'en dégageant de donner le tempo pour la suite. Cap décisif pour les acheteurs.

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Tue, 02 Mar 2010 22:18:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-bourse-paris-et-francfort-dans-l-antichambre-45922524.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-bourse-paris-et-francfort-dans-l-antichambre-45922524-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Finance - Le mal glisse de la Grèce à l'Angleterre]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-finance-le-mal-glisse-de-la-grece-a-l-angleterre-45883182.html fotolia-actualit---675198-copie-1.jpgCette première séance de la semaine s'est réalisée à la suite d'un week-end très disputé concernant "la question grecque" entre information du Wall Street Journal sur de possibles aides groupées de la France et de l'Allemagne, confirmées par la Ministre des Finances française comme étant "à l'étude" mais démenties fermement par Angela Merkel lors de son interview dimanche sur la télévision ARD.

Le Commissaire Européen Rehn aux affaires économiques et monétaires a maintenu la pression pour obtenir de nouvelles mesures devant permettre à la Grèce de réduire de 4 % son déficit budgétaire sur 2010 conformément au plan à remettre d'ici le 16 mars prochain.

Entre mille et une spéculations
quel est le verdict du marché ?

Les taux grecs refluent (ci-dessous)

010310bisSource : Bloomberg

Concernant le marché des CDS (assurance contre les défauts de paiements), les primes se sont réduites légèrement sur l'ensemble de la zone euro, Grèce comprise.

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Source : CMA

Le CAC 40 s'est dès l'ouverture porté à la hausse formant un nouveau gap entre 3 710,31 et 3 724,84 points et une prise d'appui sur l'important seuil à court terme aux environs de 3 737 (blanc)

L'îlot de retournement contrairement au précédent a vu sa portée limitée à un simple pull-back contre l'ancien support du canal ascendant (vert foncé) L'essentiel maintenant à très court terme réside dans une configuration en triangle (bleu) dont les cours tentent de s'extirper une nouvelle fois à la hausse mais sans réel champ de perspective à plus long terme pour l'heure.

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A contre-courant, l'Angleterre est la seule nation a voir ses primes de CDS augmenter très légèrement sur la séance, le principal touché étant le marché des changes avec la Livre Sterling (ci-dessous) qui décale à la baisse et repasse le cap des 0,90 contre euro sur fond de doutes sur les finances publiques et la gestion fiscale de manière générale alors que la bourse de Londres réalise le plus faible score en Europe (+ 0,96 % contre plus du double pour Francfort)

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Semaine placée sous le signe d'importantes publications macro-économiques, cette première séance aura fait passer un peu au second plan les annonces au programme du jour comme l'indice d'activité du secteur manufacturier dont la croissance se poursuit mais à un rythme moindre aux USA (56,5 en février contre 58,4 en janvier) En zone euro, l'indice PMI de ce secteur traduit à l'inverse une accélération de la croissance du secteur en février avec un indice total s'affichant à 54,2 après 52,4 le mois précédent (Espagne toujours en zone de contraction malgré un gain en 1 mois de 3,8 points à 49,1, soit le 22 ème mois consécutif sous la ligne de flottaison. Grèce : rechute de 2,6 points à 44,2)

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Mon, 01 Mar 2010 23:47:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-finance-le-mal-glisse-de-la-grece-a-l-angleterre-45883182.html S'INFORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-finance-le-mal-glisse-de-la-grece-a-l-angleterre-45883182-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Dis au fait... c'est quoi une récession ?]]> http://www.apprendrelabourse.org/article-dis-au-fait-c-est-quoi-une-recession-22181438.html se-former.jpgDis, au fait... c'est quoi une récession ? L'information arrive souvent en décalage : d'abord, les milieux boursiers et financiers commencent à sentir le vent frais, puis l'information arrive progressivement aux oreilles du grand public. Tandis que les spécialistes se basent sur de multiples critères pour proposer des évaluations sujettes à révisions à un instant 't', le politique se borne à dire par exemple « attention, pour l'heure nous n'avons qu'un trimestre négatif ».


Bref, quand tout le monde a apposé son tampon « récession », elle est historiquement assez souvent déjà loin et l'économie est en redressement.

Pour le non initié, la notion est assez floue, son évaluation un peu inquiétante, et l'émotion prend parfois le dessus, réduisant la compréhension du phénomène. Une des raisons pour lesquelles on s'y perd un peu et qu'en fait il y a des définitions distinctes :

 

1 Définition française

La croissance de l'économie d'un pays se mesure à l'aide du PIB, Produit Intérieur Brut, c'est à dire la somme totale des richesses créées sur son sol ou plus précisément, la production totale de biens et services d'un pays donné durant une année. Lorsque le PIB progresse, on parle de croissance. A l'inverse, lorsque l'activité économique ainsi mesurée se contracte, la notion de récession apparaît.


De manière générale, l'appellation « récession » est pour les économistes mise en avant à partir du moment où le PIB régresse durant 2 trimestres consécutifs. C'est la « définition technique » de la récession, largement la plus connue.

rec.pngSource : données Insee

Il y a donc eu 3 récessions depuis la guerre en France : en 1975, en 1993 et en 2009.

 

→ Simple en l'état, les choses sont un peu plus complexes que cela et c'est ce qui crée pour partie la difficulté pour le public à cerner cette notion et surtout à se situer vis à vis d'elle.
 


2 Définition américaine

 

Fondamentalement, cette première définition, qui est en fait une contraction de six mois, s'oppose un peu à celle de « croissance diminuée » ou « en diminution », telle qu'elle est définie par les économistes US et que suivent les marchés financiers en constante anticipation sur l'activité.


En effet, la première économie au monde, les Etats-Unis, qui ont une influence sur la marche de l'ensemble de l'économie mondiale définissent via le « NBER », National Bureau of Economic Research (organisation non gouvernementale réunissant plus de 500 économistes) une période de récession comme étant un déclin significatif de l'activité économique pendant plusieurs mois. Ce déclin est constaté sur les indicateurs mensuels suivants :

          - des revenus réels des ménages (revenus moins inflation)
          - de l'emploi
          - de la production industrielle
          - du commerce de gros et de détail


On dénombre ainsi 11 périodes de récession aux USA depuis la guerre suivant détail ci-dessous (en noir, variation trimestrielle du PIB en taux annualisé) :

g8501700830171093539364397238842248.gifSource : economagic



Avec la définition française, quand on y est, nul ne peut la valider réellement puisque la définition technique nécessite d'avoir 6 mois de données chiffrées sur le PIB derrière soi, et ce, avec des valeurs révisées et définitives pour poser un constat sûr.

Bref, quand elle est là, personne ne peut la valider techniquement et sa datation prend du temps. Idem en sortie de récession.

Avec la définition du NBER, on a une définition plus fine. Mais avec les révisions de données qui ne manquent pas de prendre également plusieurs mois, la datation peut prendre parfois encore plus de temps, sans compter les éventuels changements de méthodologie (procédure de datation des récessions par le NBER). Au final, les chiffres définitifs n'arrivent habituellement que 6 à 18 mois après l'apparition de la récession.

Voilà pourquoi le public s'y perd un peu :

- chacun subit un décalage dans le temps vis à vis de la perception par les entités la mesurant et venant en parler au public à différentes séquences de ce phénomène économique suivant qu'il s'agisse d'un financier rivé aux indicateurs avancés pour juger des 4 données statistiques citées plus haut et raisonnant par anticipation en mode "dynamique" ou un intervenant centré sur la définition "statique" nationale, par exemple.

- il y a également un décalage lié à la place prépondérante des USA et à l'effet de transmission souvent retardé à d'autres pays.


→ Un français n'a ainsi en 60 ans connu que 3 périodes ayant reçu le sceau officiel de "récession" dans son pays mais il aura été bel et bien confronté à la notion de récession et à ses conséquences à 11 reprises, particulièrement s'il est investisseur, emprunteur ou épargnant.

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Mon, 22 Feb 2010 08:45:00 +0100 http://www.apprendrelabourse.org/article-dis-au-fait-c-est-quoi-une-recession-22181438.html SE FORMER http://www.apprendrelabourse.org/article-dis-au-fait-c-est-quoi-une-recession-22181438-comments.html#anchorComment