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Dimanche 11 mai 2008
Voici la suite de l'article d'hier consacré au cuivre, 2nd ressource naturelle la plus échangée au monde après le pétrole et un des éléments d'appréciation traditionnels de la conjoncture globale pour de nombreux investisseurs. Reflet du cycle économique, le cuivre est sorti à la hausse en 2005 d'une tendance de plusieurs décennies qui remontaient aux années 60. Nous allons voir ici précisément la configuration actuelle soit sa zone de consolidation qui dure depuis 2 ans après l'en-volée visualisable sur le 2nd graphique de l'article d'hier. Les stocks étaient évalués en tonnes. Les cotations sont ici exprimées en livres.

La devise de cotations est bien sûr comme pour les autres matières premières le dollar US (graphe 1) Les cours consolident au sein d'un triangle ascendant (vert). Cette figure montre une indécision, une pause ou une respiration pour imager mais théoriquement à l'usage, il s'agit d'une figure dite de 'continuation haussière'.


Dans le cas présent, les indicateurs confirment à leur base cette tendance. On observe  une divergence baissière d'ensemble sur les plus hauts (orange) et une plus récente et plus nette depuis février (droite fine en rouge). Le cuivre réalise des tops (sommets) les uns derrière les autres depuis 2 ans avec un double top*en 2008 à 400. L'alternative ici à ce grand triangle ascendant est donc la réalisation d'un double top historique "2nd trimestre 06 - 2nd trim 08". Réponse d'ici peu avec l'éventuelle cassure d'une droite oblique haussière en vert clair qui libérerait l'objectif des 300.


En neutralisant l'effet $ sur cette matière première et en utilisant la seconde monnaie au monde l'euro (graphe 2) , on voit d'ailleurs que nous sommes toujours dans une forme de consolidation mais le triangle ascendant a fait place à un triangle asymétrique (comme pour les indicateurs de la courbe en $). Il s'agit aussi habituellement d'une figure de continuation mais moins marquée que la précédente. Les plus hauts des cours sont de plus en plus bas et la base de nos indicateurs (en gris) sont parfaitement à plat, ceux-ci décrivant même un triangle descendant avec leur résistance en orange.


Là aussi on perçoit qu'une sortie est imminente (quelques semaines à quelques mois, une unité de temps courte pour des évaluations de conjoncture) après une première cassure sans doute courant d'été.


Bilan des courses : avantage à la hausse mais l'indécision grandit et quelques éléments de fragilité sont présents. Les choses vont être bientôt tranchées.  Avec un RSI en zone de neutralité complète (soit à 50 'pile' / < 30 : sur-vendu / > 70 : sur-acheté) et une MACD à O (indicateur de tendance) l'incertitude est totale.

Mon avis personnel maintenant : nous avons une courbe tout à fait intéressante montrant que le ralentissement US ne pèse pas encore trop, les pays émergents ayant pris en partie le relais (ou 'compensant') alors que cet élément était moins consistant lors des crises précédentes. C'est grosso modo à l'image de ce que nous avons constaté jour après jour ces derniers temps. On a également un tracé qui semble avoir relativement peu réagi à la crise du crédit sans reports haussiers 'visibles' depuis l'été a priori.
Si au contraire, la part des reports spéculatifs a compensé et masqué en quelque sorte la faiblesse du cuivre, la surprise à la baisse pourrait être 'grande à très grande' avec le débouclage de ces positions assez récentes.


         * Apprendre la bourse en temps réel : le double Top ou double sommet (Partie 1) 

   → Articles liés : 

   . 
Apprendre et comprendre la bourse en temps réel : Comment suivre les matières premières ? 
   . Apprendre et comprendre la bourse en temps réel : Bien suivre les matières premières (Partie 1)
   . Apprendre et comprendre la bourse en temps réel : Bien suivre les matières premières (Partie 2)

par Gilles Caye publié dans : S'INFORMER
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Samedi 10 mai 2008
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Tout d'abord faisons les présentations pour les non initiés afin qu'ils puissent comprendre ce titre aux allures saugrenues en apparence.

'Copper' signifie 'cuivre' en anglais et le titre de Docteur (Dr.) qui lui est souvent associé pour les financiers a trait à sa capacité supposée d'être un indicateur avancé de l'évolution de l'économie dans son ensemble.

La raison réside dans l'utilisation qui est faite sur l'ensemble de la planète de ce métal pour des applications résidentielles et immobilières (plomberie, chauffage, climatisation) pour environ 1/4 de la demande mondiale mais surtout en tant que 2nd meilleur métal conducteur d'électricité après l'argent et dont l'utilisation est accaparée aux 2/3 par les secteurs de l'électricité et de l'électronique. Enfin viennent les applications dans les systèmes de transport et l'engineering et certains process industriels et tous composés nécessitant ce métal pour divers alliages.

Alors que la production est concentrée sur quelques pays (Chili, USA, Indonésie et Pérou) 75 % des exportations sont réalisées par le Chili, le Pérou, l'australie et l'indonésie rencontrant au premier chef l'énorme demande chinoise qui est passée en un peu plus de 10 ans de moins de 10 % de la demande mondiale à près du quart.

Si les prix peuvent varier lors d'une rupture d'approvisionnement due à cette concentration de la production et encore plus des exportations, on voit qu'avec les secteurs cités plus haut, que l'utilisation finale est en corrélation avec le cycle économique puisque les activités sont avant tout 'cycliques". Suivre les cours du cuivre permet de cerner un peu en avance la conjoncture globale sur la planète. Ce métal est par ailleurs la ressource naturelle qui enregistre le 2 nd montant le plus élevé en terme d 'échanges après le pétrole.

Bref, si on s'échange du cuivre, l'activité sur la planète a des chances de connaître une croissance alors qu'une régression de sa demande peut alerter sur une décroissance de l'activité générale. Évidemment, le signal n'est pas 'pur' à 100 % puisque l'installation par exemple de climatisations peut se faire en période de ralentissement immobilier et une part de la consommation répond à des besoins en infrastructures à très long terme surtout dans les pays émergents.
 
Enfin, la production qui a augmenté plus rapidement depuis le milieu des années 90 pour répondre à une demande en accélération trouvent leur point de rencontre dans l'état des stocks qui forment les prix dans une large mesure (stocks : LME : marché de Londres/ Comex : N-Y: SHFE : Shanghaï / En rouge : producteurs / En jaune : consommateurs et grossistes / en  bleu foncé : le cours du cuivre / échelle de gauche : stocks en semaine de consommation / éch. droite : prix en $ par tonne)

Stocks en hausse, prix en baisse, nous avons là la formation des prix classique lors d'un rapport offre / demande. Et ceci est fonction des cycles de l'économie : les 2 récessions américaines du début des années 80 comme celle du début des années 91/92 ont eu leurs effets dépressifs sur les prix. La chose est moins nette pour celle de 2001/2002 car le mouvement s'est réalisé dès 95 à un moment où une récession était anticipée qui ne s'est en fait pas matérialisée complètement in fine. Au redémarrage du cycle en 2003... c'est reparti.

Demande en hausse, stocks en baisse, prix en hausse. Nous avons donc bien là une corrélation intéressante à suivre et la base du suivi réalisé par de très nombreux investisseurs à travers la planète.

Si je suis rentré dans le détail de ses données fondamentales, c'est avant tout pour vous montrer la qualité de cet indicateur et non pour vous donner en tant que tel 'les explications rationnelles' telles qu'on a l'habitude de vouloir les poser. Comme pour le pétrole traité le week-end dernier, nous allons orienter notre regard sur les orientations possibles à venir et leurs significations en tant que conséquences potentielles plus que sur l'explication directe de l'état actuel. Pourquoi ?

• Tout d'abord à court terme, les prix ont connu une baisse nette dernièrement avec des stocks  en hausse de + 10 % jeudi pour Shanghaï et de 11 150 tonnes à Londres les portant à 121 275 tonnes. Une hausse certes mais ce dernier chiffre correspond à seulement 2 jours de consommation globale. Une grève dans une mine au Chili peut également avoir des interactions franches. Le but ici n'est pas de faire du trading sur des contrats cuivre (des sites entiers y sont consacrés) mais de s'en servir comme indicateur pour le plus grand nombre.

• A plus long terme, alors que vous êtes pris sans doute lors de vos investigations entre différents experts qui vous expliquent que la hausse est due à un cycle de long à très long terme de hausse des matières premières, cuivre compris, d'autres analysent la hausse depuis 2005 comme un excès qui a touché tous les actifs parlant de 'bulle' prête à se dégonfler à tout moment. L'approche ici est de vous permettre d'utiliser ces données pour fonder votre propre jugement :

- Si les convictions sont nécessaires pour investir en bourse, disposer d'un plan B ou d'une porte de sortie n'enlève rien à la force de vos engagements et peut vous rendre plus libre vis à vis des émotions qui peuvent résulter d'argumentations ou d'explications mentales internes ou en groupe. 

- Le 2 ème enseignement dans le rapport 'explications' / 'cours' est par ailleurs très souvent inversé car ce sont les cours qui vont départager ceux pris dans le train se protégeant par exemple de l'inflation en y investissant de ceux à l'écart jugeant ici une surévaluation. Il n'y a jamais personne même de sur-diplômé ou d'hyper expérimenté qui sort de sa boîte
pour vous dire "t'as raison". Ce sont les cours qui départagent les experts.

- A un moment où des signaux  ne vont pas tarder à se déclencher dans un sens où dans un autre, cela ne va rien changer pour ceux qui se sont déjà inscrits dans la hausse mais comme sur tout autre support, soit vous faîtes un pari aujourd'hui, soit vous attendez un signal. Je n'ai rien à dire sur l'une ou sur l'autre façon de faire, il faut simplement en avoir conscience. Dans un cas vous prenez plus de risque et donc de gains ou de pertes potentielles ou vous attendez un signal, une cassure, pour vous engager.

- Qui préférez vous suivre, l'avis du meilleur spécialiste dans le domaine (qui accessoirement gère des fonds investis sur le support) ou la courbe issue de toutes les interactions concrètes ?

- Enfin, retenez que les cours se font 'à la marge'. Si vous avez un restaurant et qu'il vous faut 100 couverts par jour pour équilibrer vos comptes, c'est le client en moins ou en plus, la tablée de 10 qui se décommande à la dernière minute qui fera basculer les choses. Ici c'est pareil. Est-ce qu'être 'exhaustif' est d'un quelconque secours ici ? Avez vous plus besoin d'une étude complète sur les 100 ou sur les 10 qui arriveront peut être à l'improviste ?... Est-ce seulement réalisable ? Quelques 'spéculateurs' en plus ou en moins ...

 

Comme pour le pétrole, sur ce dernier graphe, on voit qu'après un long périple dans un canal à la base légèrement haussier, le cuivre s'inscrit dans un 2 ème mouvement historique depuis 2005. La hausse des cours s'est réalisée avec une baisse des volumes alors que ceux-ci ont augmenté récemment mais les cours sont restés dans cet espace supérieur assez étroit.

Demain, nous zoomerons sur le haut de ce thermomètre pour comprendre un peu mieux la configuration dans laquelle nous sommes. Nous verrons que les cours vont sans doute nous parler d'ici peu. En fonction de la sortie, certains investisseurs changeront de toute façon de scénario ou l'infléchiront et ceci aura des conséquences potentielles sur un grand nombre d'éléments, renforçant d'ailleurs le plus souvent le nouveau mouvement. Soyez en éveil et ne restez pas (trop) accrochés à vos anciennes explications si les cours vous en donnent une autre.

par Gilles Caye publié dans : DECIDER
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Vendredi 9 mai 2008

Après avoir hésité, marqué le pas et dansé d'un pied sur l'autre depuis le début de semaine, le CAC 40 a chuté assez lourdement en cours de séance jusqu'à 4925 points et laisse derrière lui ce soir un îlot de retournement avec les 5 séances précédentes d'un point de vue graphique. Le cours de clôture s'est réalisé à 4 960,56 points en baisse de - 1,88 %, le plus bas score en Europe, Francfort laissant 0,97 % sur la séance.

Une grande part de ce score assez sévère est due à la baisse de - 5,85 % de Sanofi qui dispose d'une pondération élevée dans l'indice et qui fait suite à un risque de voir un médicament générique être commercialisé par un de ses concurrents en Allemagne mettant en péril les retours sur investissements de son médicament vedette, le Plavix.

Par ailleurs, d'un point de vue technique, en cette période d'assemblées générales des sociétés et de versement de dividendes sur les résultats de l'an passé, 2 sociétés ont détaché leur coupon représentant le dividende par action qui sera mis en paiement aux actionnaires d'ici quelques jours. Les 2 autres tenant du podium des plus grosses pertes du jour derrière Sanofi, Vivendi et Suez ont ainsi détaché 1,30 et 1,36 €, ce jour, qui explique largement la baisse de - 5,81 % du 1er et les - 4,46 % du second pour des cours de clôture à 24,96 et 44,33 € respectivement. Le cours d'ouverture du jour a tenu compte de cet ajustement mais les actionnaires qui détenaient hier les titres se verront créditer mi-mai des montants cités.

En 4 ème position, Air France-KLM fait les frais de coûts en hausse constants concernant le pétrole.

L'inflexion baissière trouve pourtant sa source dans les financières avec quelques nouvelles de nature monumentales concernant les montants en cause qui font réapparaître le spectre des difficultés issues des marchés du crédit. La résistance des marchés actions est cependant toujours importante :

- AIG (USA), N°1 mondial de l'assurance a en effet annoncé les pires pertes de son histoire et fera un appel au marché pour lever 12,5 Milliards $.

- Allianz, (Allemagne), voit par ailleurs son résultat trimestriel perdre - 65 % d'une année sur l'autre avec la plus grosse part liée à des dépréciations à hauteur de 845 millions € sur des créances titrisées pour sa filiale Dresdner Bank. Le titre ne perd que - 1,1 % à Francfort mais les perspectives à moyen terme sont de plus en plus menacées.

- enfin, Citigroup a confirmer les éléments dévoilés par le Financial Times un peu plus tôt qu'elle souhaitait procéder dans les 2 à 3 ans à la vente de 400 milliards $ d'actifs (quatre cent milliards)  sur un total de 2 200 milliards.


La crise du crédit continue donc via les assureurs et les montants cités montrent désormais après les multiples recapitalisations de Citigroup pour plusieurs dizaines de milliards, des orientations stratégiques et drastiques pour préserver le développement. Le titre ne perd qu'un peu plus de 2 % à New York.

Wall Street termine en baisse : l'indice Dow Jones perd - 0,94% à 12.745,88  mais le S&P 500 - 0,67% et le Nasdaq seulement - 0,23%.

Le pire est-il derrière nous ? Les éléments du jour donnent une autre tonalité à la réponse timide mais plutôt favorable qui tendait à germer chez les opérateurs ces derniers jours. Depuis le sauvetage de Bear Stearns et le soutien de la Fed soit depuis le 17 mars, les réactions aux mêmes informations n'ont de toute façon plus la même résonance et le même impact sur les cours qu'avant la survenance de cette évènement.

Une grande part de la psychologie de soutien au-delà du soulagement que cela a pu susciter (et compte tenu d'une économie résistante comme les résultats des sociétés non financières) se fonde sur le sentiment qu'elle sera là pour pallier à tout problème d'importance.

Une autre partie des analystes pourtant, très minoritaires encore mais en progression pose cependant dorénavant pour les perspectives à moyen terme la question des capacités intrinsèques et usuelles de la Fed à faire face aux problèmes si les choses continuent à grossir comme elles le font dans le secteur financier.
Elle a adopté des mesures extraordinaires à la mesure de la situation mais comme toute entité, ses moyens conventionnels ou statutaires ont une limite.
En terme de montants, cela s'exprime par le total de son bilan qui représente entre 800 et 900 milliards $.

D'autres articles sont à suivre lors du week-end.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Jeudi 8 mai 2008

Volumes toujours faibles, scores étriqués et peu de nouvelles déterminantes... tel est la mouture de la séance du jour.
Le CAC 40 régresse légèrement de - 0,39 % à 5 055,58 points alourdi par les financières comme à New york.

La BCE poursuit son statu quo en matière de taux et de politique monétaire, une décision prise à l'unaminité des gouverneurs de la banque centrale européenne. Aucun élément évoqué pendant la conférence de presse de son Président ne permet de donner un pronostic sérieux sur l'inflexion qui sera donné tôt ou tard à cette stabilité qui prévaut depuis le 6 juin 2007. Les anticipations d'une frange d'analystes concernant une baisse de taux au cours de l'été sont ainsi un peu battues en brèche. Une économie relativement résistante et une inflation qui reste à surveiller au-delà des objectifs (< 2 %) ne permettent pas en l'état de motiver un quelconque changement et l'attentisme reste l'axe central de l'institution.

Si la stabilité des prix à moyen terme fait partie du mandat donné à la BCE, mandat pour lequel le niveau des taux actuels lui semble approprié pour le mener à bien, il est aussi dans la nature des banques centrales d'éviter tout changement en période chahutée comme actuellement qui comporterait le risque de donner lieu à 'des décalages' dans les anticipations (taux et devises essentiellement) et qui puissent alimenter l'instabilité ambiante.

Aus USA, les stocks de grossistes ont baissé de - 0,1% sur un mois alors que les ventes ont progressé de + 1,6%.
Le ratio stocks / ventes redescend ainsi à 1,09 militant toujours pour une économie qui 'accuse un choc mais résiste'. Le même ratio était de 1,15 il y a un an.
Cet élément habituellement assez peu regardé (ou important sur l'évolution des marchés) est ce mois-ci assez intéressant en ce qu'il montre une réduction des stocks alors que la statistique semaine dernière concernant la 1ère estimation du PIB au 1er trimestre à + 0,6 % faisait ressortir un tel chiffre en raison notamment de la hausse des stocks avec donc le risque de voir la croissance le trimestre prochain être réduite par un phénomène inverse de déstockage. Notez que ce ratio est en baisse depuis la fin 2001 mais la qualité de la gestion des stocks est ici un aspect très difficilement quatifiable pour pouvoir en tirer un quelconque enseignement plus global.

Au chapitre de l'emploi, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé plus que prévu semaine dernière à 365.000 contre 383.000 la semaine précédente et 370.000 attendues. Ce chiffre s'inscrit sous sa moyenne mobile à 4 semaines mais cette moyenne mobile est toujours orientée à la hausse.

Le Dow Jones grapille + 0,41 % à 12 866,78 points dans un contexte de pétrole toujours en hausse, notamment à Londres où le Brent a passé la barre des 123 $ le baril.

Depuis vendredi dernier la hausse domine très largement les volontés de consolidation avec une augmentation des volumes, le tout dans un contexte qui défie largement les explications usuelles sur le sujet. Les opérateurs sont d'ailleurs nettement plus tournés sur les conséquences de cette envolée et la menace en terme d'inflation. Si le suivi de cette matière première n'est pas dans 'vos papiers' habituellement, c'est l'occasion de vous y 'pencher' → Un pétrole cher ?... et quelques symboles


Quelque chose se passe et sur des niveaux importants. Fin d'un mouvement cumulatif récent poussé à son paroxysme après un mouvement historique de hausse remarquable ou début d'une période de pétrole durablement cher ? C'est toute l'étendue du questionnement et des incertitudes sur le sujet qui taraude les investisseurs.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Jeudi 8 mai 2008
 



Contenu de la vidéo (durée : 13' 17")

Pourquoi les prix alimentaires flambent-ils ?

. Euro, dollar et prix du pétrole

. Afrique du Sud - Turquie : secousses financières

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Mercredi 7 mai 2008

Le CAC 40 termine la séance en hausse de + 0,68 % à 5 075,31 points mais 'bute' à nouveau sur les 5 100 points. Lafarge, grâce à de très bons résultats trimestriels prend la tête du jour avec un gain de + 5,06 % à 120,50 € et constitue l'image du jour concernant des publications plutôt satisfaisantes pour les sociétés (AXA publie des résultats conformes aux attentes)

Les ventes au détail ont baissé de  -0,4% en mars dans l'euroland, après - 0,2% (révisé de -0,5%) en février, alors que l'inflation a atteint un record ce même mois à 3,6 %. Le recul annuel des ventes s'élève à - 1,6 %.

Aux USA, le coût unitaire du travail  a progressé de 2,2% en 1ère estimation sur les trois premiers mois de 2008 contre + 2,5% attendus. En rythme annuel, la hausse n'est plus que de + 0,2 % contre + 0,9 au 4 ème trimestre, 2,8 % au 3ème et 4,3 % pour les 2 premiers de 2007. L'inflation par les coûts du travail n'est donc pas une piste à suivre pour l'heure, au contraire...

La productivité a progressé en conséquence de 2,2%  au-delà des attentes situées à + 1,8%. Sa hausse annuelle s'élève à + 3,2 % en progression constante depuis début 2007.

Les promesses de ventes de logements dans l'ancien sont ressorties à 83 en mars,  en repli de 1% sur un mois et en chute de - 20,1 % sur un an (indice à 103,9) Si le chiffre est conforme aux attentes, celui de février a été révisé à la baisse de - 1,9 % à - 2,8 %. Toujours pas de répit.


Alors que les stocks de pétrole brut ont progressé de 5,7 millions de barils semaine dernière contre un consensus qui tablait sur une hausse de 1,6 million de barils seulement, les prix continuent leur ascension (indépendamment par ailleurs de la hausse du dollar) Situation à suivre comme vu dans nos 2 articles de ce week-end. Les statistiques du jour permettent très difficilement d'expliquer le mouvement : des stocks en hausse font chuter habituellement les cours et l'effet refuge dans les matières premières pour contrer la baisse du dollar est ici totalement inopérant...

Le dow Jones perd - 1,59 % à 12 814,35 points après avoir passé 4 jours à tenter de franchir sa moyenne mobile à 200 jours, signalée comme point de passage essentiel dans
notre dernière analyse graphique
et revient donc une nouvelle fois sur son support à 12 800.

Le compartiment des financières, toujours très instable, rechute assez lourdement avec Fannie Mae (-5,71%), Merrill Lynch (-5,59 %) ou Citigroup (-5,37 %) à la veille de l'allocution du Président de la BCE concernant sa politique de taux pour l'euro. Très largement attendu en statu quo à nouveau, son discours sera disséqué par les analystes pour tenter de déceler des inflexions éventuelles dans un sens ou dans un autre.

Le dollar profite des bons chiffres de la productivité et continue son retournement haussier court terme en hausse de + 0,80 % contre euro → Taux et euro / dollar : une liaison critique

Demain les bourses sont ouvertes.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mardi 6 mai 2008

Le CAC 40 s'érode à nouveau de quelques - 0,44 % à 5040,92 dans des volumes en hausse par rapport à hier mais toujours assez faibles avec le comblement partiel du gap (ou trou de cotations) du 2 mai qui reste ouvert désormais entre 5 006 et 5011 points.

Les marchés ont fait part d'une grande hésitation avec :

- Fannie Mae qui a fait paraître un troisième trimestre d'affilée dans le rouge et aura commencé par plongeravant de se retourner de façon très importante pour finir en hausse de + 8,91 %. Le géant du refinancement immobilierva devoir procéderà une augmentation de capital à hauteur de 6 milliards $ pour combler la perte à hauteur de 2,5 Mds $ de ce trimestre et les 3,6 Mds $ du trimestre précédent. Les perspectives évoquées par la société font part de 2 années difficiles à venir et de réduction de son dividende.

- le sort de Countrywide Financial repris par Bank of America fait toujours l'objet de très nombreuses rumeurs diverses et variées alors que la validité du rachat a été confirmée par les intéressés, sa finalisation devant intervenir au courant de l'été prochain.

- une instabilité encore accrue par la relance du mariage entre Yahoo! et Microsoft pourtant annulé hier, certains misant sur les possibilités de renouement d'un dialogue entre les 2 groupes.

En France, comme attendu Suez et Veolia Environnement auront fait l'actualité. Le premier progresse de + 2,76 % à 48,85 € suite à des chiffres d'activité sur le 1er trimestre supérieurs aux attentes et porté également par la fusion avec GDF à venir à mi-année dans un contexte de hausse des prix du gaz alors que Veoliaenvironnement plonge de - 6,30 % en queue de palmarès. Le chiffre d'affaires s'est révélé inférieur aux attentes, pourtant en hausse de + 17 % (réalisé à 56,4 % à l'étranger) et la marge opérationnelle a déçu avec un taux de 7 % au lieu des 7,7 % attendus. 


→ Cette journée n'a pas vu de statistiques majeures paraître aux USA. Profitons en pour faire un point justement sur la situation des profits annoncés par les 500 plus grosses sociétés cotées US de l'indice 'large' S&P 500 (le Dow Jones n'en intègre que 30) alors que la saison des résultats commence à toucher à sa fin progressivement.

Les profits sont en baisse de - 16,5 % sur un an mais ceux du secteur financier ressortent en baisse de - 76 %. En conséquence, hors ce secteur en pleine tourmente, les profits sont toujours en progression de + 7,1 % annuellement, grâce au secteur de l'énergie qui voit les siens s'envoler de + 26 %.
Si ces chiffres sont en baisse par rapport aux attentes qui prévalaient il y a encore peu (+ 14 % attendus par exemple pour les techno au 1er janvier, + 7 % aujourd'hui)  ils montrent à nouveau qu'en dehors des secteurs immobiliers et financiers (surtout bancaire), les compagnies résistent. Cela en tenant compte du fait bien sûr que près de 50 % de l'activité de ces sociétés est réalisé en moyenne en dehors du territoire national américain.

 Ceci montre néanmoins 'la saignée' subie par les banques en pleines restructurations appelant vers elles une part des capitaux sans garantie que cela suffise à maintenir leur capacité à financer l'économie comme elles pouvaient le faire jusqu'ici.

Quoiqu'il en soit, globalement, le S&P 500 est en chemin pour établir un 3 ème trimestre de baisse d'affilée des bénéfices globaux issus des sociétés qui le compose avec une baisse de l'ordre de - 15 %.


En Europe UBS a fait part, sans surprise, de nouvelles pertes à hauteur de 11,53 milliards de francs suisses. L'action perd - 4,50 % pour cette banque en pointe dans cette crise avec Citigroup qui aligne les recapitalisations les unes derrières les autres (7 depuis novembre pour plus de 30 milliards $)

L'indice d'activité dans le secteur des services de la zone euro a augmenté à 52 en avril, contre 51,6 en mars, soit légèrement au-delà des estimations précédentes 

En Allemagne, l'indice grimpe à 54,9 en avril après 51,8 en mars au-delà des attentes à 54,6. En France, celui-ci chute à 52,8 après 57,3 en mars sous les anticipations moyennes qui se situaient à 54.
Au-delà 'des 50', l'expansion reste donc de mise dans l'Euroland pour ce secteur, soit des chiffres plus rassurants que les données concernant l'indice d'activité du secteur industriel, vu vendredi, à la limite du point mort à 50,7.

Le Dow Jones termine en hausse de + 0,40 % à 13 020,83 points.
Demain, les chiffres de la productivité US au 1er trimestre avec les promesses de vente dans l'immobilier animeront la séance avec le secteur du crédit à l'arrière-plan au côté d'un pétrole toujours en progression et soumis à une statistique de stocks le concernant à 16h30.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Lundi 5 mai 2008
Le CAC 40 termine en très légère baisse de - 0,13 % à 5 63,36 points une séance à l'encéphalogramme pratiquement plat mis à part lors de la parution de l'indice d'activité des services aux USA et dans des volumes d'une extrême faiblesse.

Wall Street recule sous les 13 000 points 1 heure avant la clôture avec le retrait de l'offre de rachat de Yahoo! par Microsoft. Si ce dernier progresse légèrement l'annonce fait perdre près de - 14 % au premier sur le Nasdaq. L'action Yahoo! oscille entre 23 et 25 $ contre 28,67 vendredi soir. Pour mémoire, l'action cotait 19,18 le 31 janvier avant de s'envoler à 28,38 $ le lendemain sous le coup de l'annonce de cette opération aujourd'hui annulée.

Par ailleurs si les bancaires ont bien tenu en Europe à l'image d'UBS (+ 0,22 %), les titres du secteur Outre- Atlantique connaissent ce soir à nouveau un repli nettement plus marqué (Fannie MAe - 4,71 % et Citigroup - 1,63 %) en raison de la chute de Countrywide Financial (- 15 %), la société de crédit immobilier rachetée par Bank of America pour 4 milliards $ en janvier compte tenu de la détérioration du portefeuille de prêts qui a amené une agence de notation internationale à dégrader significativement sa note de crédit. Bank of America cherche par ailleurs à diminuer son coût d'acquisition pourtant réalisé à une valeur 'à la casse' il y a quelques mois.

Le scénario d'un rebond économique s'est à nouveau matérialisé avec l'indice ISM des services pour avril qui repasse au-dessus des 50 à 52 soit en zone d'expansion après la chute sévère de janvier à 44,6 contre 53,2 en décembre (49,3 et 49, 6 en février et mars respectivement) Les nouvelles commandes baissent néanmoins de 50,2 à 50,1 et l'activité de 52,2 à 50,1. Comme le montre l'historique de cette donnée statistique, le différentiel entre les prix payés à 72,1 contre 70,8 en mars et le niveau de l'indice global reste important.


Le week-end aura été marqué par la création d'un fonds commun de réserves en devises en Asie à hauteur de 80 milliards $ dans le but de se prémunir d'une éventuelle crise financière au niveau régional.

Le baril de pétrole "crude" a battu un nouveau record à 120,36 dollars à N-Y, le Brent à Londres progresse à 118,5 $.  Demain à Paris, les groupes Suez et Veolia publieront avant bourse leurs chiffres d'affaires pour le 1er trimestre.

        → Articles parus ce week-end :

                 . Un pétrole cher ?... et quelques symboles
                 . Pétrole - Analyse graphique en dollar et en euro

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Dimanche 4 mai 2008
Hier dans Un pétrole cher ?... et quelques symboles  nous avons approché l'évolution de l'or noir sur longue période depuis les chocs pétroliers des années 70 jusqu'à nos jours et remis en perspectives différents éléments le concernant.

En complément, on reprend ici un suivi plus classique que nous avions fait à quelques reprises pour comprendre un peu mieux la configuration actuelle qui est tout à fait essentielle après la sortie il y a 4 ans du long canal horizontal dans lequel le pétrole évoluait depuis le millieu des 70's... soit peut être d'ici quelques semaines ou mois le 3 ème moment capital du point de vue des cours... en presque 40 ans.

Pourquoi ?

En vert est repris le biseau ascendant qui a pris racine en 1986 , une figure habituelle d'épuisement qui, comme vous le savez maintenant, débouche dans la plupart des cas sur une sortie baissière mais amène aussi à constater avant de rompre parfois un dernier mouvement final en dehors de la figure mais de même tendance (en fait intégrant les derniers investisseurs séduits par les annonces de la hausse très largement répandues) Les phases "d'impulsion" se réduisent au sein de la figure montrant l'épuisement et parfois donc, en fait de sortie haussière, les cours font un dernier mouvement au "paroxysme" de la tendance et de la figure graphique avant de retomber.

Est-ce le cas ? Nul ne le sait encore mais il faut avoir cette donnée à  l'esprit les cours étant par ailleurs arrivés à un point de croisement de la résistance en bleu qui prend sa source début 2007 et celle en jaune donnant au biseau une alternative avec un mouvement depuis 2001 au sein d'un canal haussier.

La cassure sur le graphe d'hier reste encore potentiellement une fausse cassure ou l'expression d'un dernier mouvement haussier final comme décrit plus haut si on prend toute la mesure du mouvement historique. La continuation dans ce fin canal en bleu et le sort qui sera réservé à cette première résistance en jaune est essentielle car en cas de franchissement débuterait alors réellement un nouveau mouvement dans le cadre du canal représenté hier par la droite en pointillé et, avec non plus un resserrement comme pour un biseau mais un mouvement d'ouverture et d'augmentation des amplitudes avec la seconde résistance.




Voyons maintenant en euros la configuration :

Pour la 2nd fois en 3 ans, le pétrole en Euro décrit un mouvement de hausse qui n'est pas confirmé par les indicateurs (nous avons 2 divergences : les cours montent mais les indicateurs de tendance et de force interne baissent) La hausse est donc moins 'saine' que si ces derniers confirmaient le sens des cours. Le mouvement sous-jacent est donc plutôt affaibli. La réponse des cours la dernière fois a été claire avec une correction.

Pour la situation actuelle, il ne vous aura pas échappé que la divergence a été brisée à la fois sur le RSI et la MACD. Toutefois ceci avait déjà été le cas la fois précédente et quoi qu'il en soit la position actuelle de nos 2 indicateurs reste inférieure à leur plus haut.



Les divergences subsistent donc et constituent des faiblesses.

Si les cours devaient franchir les zones indiquées, l'inflation initiée par le pétrole et son installation à haut niveau auront des conséquences globales alors que la hausse des prix reste encore localisée sur l'énergie et l'alimentation jusqu'ici, tout ceci pouvant engendrer un risque d'étouffement progressif de l'économie et du consommateur sans parler d'effets en ricochets sur les prix.

D'un point de vue technique, il reste quelques pas à franchir et il faut encore 'lever l'hypothèque' des divergences en euro pour affirmer que l'ère du pétrole cher s'est installée.

par Gilles Caye publié dans : DECIDER
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Samedi 3 mai 2008
copyright: © Chappatte - www.globecartoon.com/dessin
Le pétrole a passé la barre symbolique des 100 $ il y a quelques semaines et constitue un des sujets de l'actualité économique les plus vifs du moment sur lesquel se figent toutes sortes "d'explications", d'espoirs, d'attentes dans une raisonnance psychologique globale exacerbée pour un particulier essentiellement par sa position à la pompe et celle de son porte-monnaie ou à l'échelle de pays par des angoisses vis à vis de recherches de sources d'approvisionnement durablement stables menant à des guerrillas voire à des guerres. En résulte toute une panoplie de justifications de hausse quasi sans fin ou de chute des prix à venir reposant sur l'épuisement des ressources et le ralentissement de l'économie pour ne prendre que ces 2 exemples. Entre ... une ribambelle de graduations diverses.

Posons les choses à plat et prenons un peu de recul avec quelques données historiques, celles-ci représentant le 'vote' de millions et de millions d'investisseurs et d'utilisateurs finaux à travers le temps avec sans doute une part très marginale mais certaine tenant compte de vos propres pleins d'essence ou de cuves pour votre chauffage.

La finance est un combat permanent entre information et désinformation, lutte de pouvoirs et lobbying, tout s'y exprime, rumeurs surtout ici noeud d'enjeux géo-politiques stratégiques. La confrontation des avis, anticipations ou faits quels qu'ils soient et provenant de qui que ce soit  forment  les cours, c'est justement l'expression de leurs points de rencontre, une source d'information totalement unique qui vaut mille analyses, opinions, rapports. 
Explication ne vaut pas compréhension. Faire ce distinguo est essentiel pour la progression de tout un chacun. Il y a les avis qui font plaisir, qui vous apporte succès et vous coïnce à devoir satisfaire un public, une logique d'intérêt parfois, une erreur de raisonnement, un oubli, une omission de parfaite bonne foi, des différences culturelles qui mettent l'accent sur un aspect moins sur un autres etc.... La courbe au contraire "ne ment pas", elle intègre les discours de l'opep, la demande des pays émergents en hausse, la spéculation, la baisse du dollar etc...

Le pétrole est sans doute à cet égard le symbole classique des différences entre les énoncés verbaux ou écrits et les énoncés graphiques. 'ça monte parce que'... et 'comprendre la hausse' sont 2 choses distinctes. Utilisez les deux mais sachez faire la différence et n'allez pas vous étouffer dans les premiers en justifications à l'image du dessin ci-contre...

Alors où en est-on ?

- depuis les plus bas au tournant du siècle la hausse est presque comparable à celle du 'choc pétrolier' des années 70. Si la hausse des matières premières est sur le devant de la scène, ce terme de 'choc' n'est encore qu'utilisé que très marginalement actuellement. Etonnant non ? La dépendance au pétrole a été considérablement réduite depuis les 30/ 40 ans mais elle reste essentielle dans les pays émergents. On le ressent moins car le coût supporté par les occidentaux a par ailleurs été affaibli par une mondialisation qui a compressé les prix pour un grand nombre de biens rendant l'économie plus insensible au phénomène. Ceci est une des explications.

 
- le changement réel de tendance pour la seconde fois en 40 ans a eu lieu en 2004/2005. A-t-on vu autant de grands titres sur le sujet alors ? L'évènement se situe pourtant à ce niveau. De même les 100 $ sont symboliques mais n'ont pas de signification particulière dans le parcours graphique.  Enfin, du moins pas au moment de leur franchissement.

- enfin, on voit qu'ici en matière financière et en l'appliquant à une ressource bien réelle, l'anticipation d'un baril à 120 $ quand il se situait à 10 $ aurait fait passer son initiateur pour un fou avec l'émergence de scénario catastrophiques éventuels. "L'auto-correction" ou modération voire censure écrite, verbale ou mentale de l'homme est un biais ou un travers dont un graphe se moque éperdument. Ici sans entrave émotionnelle et débat vain, nous traçons une droite qui nous mène à 200 $ (et +) et l'intégrons comme une potentialité graphique tout à fait valide. Ce n'est pas une prédiction mais une résistance. Un élément qui a du sens d'un point de vue des cours. Ceci amène déjà un peu plus de compréhension sur une alternative possible  et donne toute la mesure des amplitudes auxquelles vous êtes soumis lors de vos prises de position. Un graphe ne vous 'bride' ni vis à vis des gains, ni vis à vis des pertes. A partir de là, nous aurons l'occasion de détailler plus avant les fondamentaux essentiels et d'en synthétiser les aspects principaux vus pour certains dans les news quotidiennes.

Compte tenu de la durée parcourue depuis les 70's, qu'en est-il si on neutralise l'effet de l'inflation ? (en noir : cours / en rouge : cours ajustés)

  √ les cours du baril depuis la guerre ajustés à l'inflation 

  √
les cours du prix de l'essence à la pompe depuis 1918 ajustés à l'inflation  
           

On comprend dès lors un peu mieux où nous en sommes.

Demain, nous continuerons ensemble avec l'or noir en reprenant de manière plus usuelle le suivi en $ sur 10 ans et les dernières évolutions en € car si le pétrole est sorti il y a 4 ans de son couloir horizontal ou trading-range, il vient de s'extirper de ce long biseau ascendant en vert que nous explorerons plus précisément. On tentera alors de 'comprendre' un peu mieux où se situent les passages importants pour le futur... à la base de quelques 'explications' potentielles que ceux-ci ne manqueront pas d'avoir sur d'autres éléments aussi essentiels que l'inflation et la croisssance économique. Tout est interconnecté. Le pétrole en est à la croisée tout autant que le reflet partiel.
 

                   ---> la suite de cet article : Pétrole - Analyse graphique en dollar et en euro
par Gilles Caye publié dans : DECIDER
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Vendredi 2 mai 2008
Le CAC 40 termine la dernière séance de la semaine en hausse de + 1,46 % à 5 069,71 points avec le comblement du gap (ou trou de cotations) qui restait béant depuis la fin janvier → CAC 40 - Analyse Graphique : un trading-range entre 2 gap. Il reste cependant à l'issue de cette séance un gap entre 5006 et 5028 entre les séances d'hier et d'aujourd'hui faisant suite à l'impulsion dès l'ouverture pour s'ajuster à Wall Street car Paris était fermée hier. Les volumes retrouvent un niveau plus consistant au plus haut sur la semaine, laquelle se solde par un gain de + 2,84 %. Le score annuel reste négatif de - 9,70 % alors que le Dow Jones, à 13 050 environ, s'approche de l'équilibre depuis le 1 er janvier à un peu moins de - 2 %.

Dans la zone Euro, l'indice de l'activité industrielle selon l'enquête habituelle auprès des directeurs d'achat (PMI), a  été confirmé à 50,7 contre 50,8 en première estimation en Avril. L'Espagne et l'Italie sont à la peine en zone de contraction (sous les 50) à 45,2 après 46,4 et 48,2 après 49,4 le mois précédent, respectivement.
La France voit sa croissance décélérer à 51,1 après 51,9 en mars et l'Allemagne domine toujours bien qu'également en ralentissement à 53,6 après 55,1, donc encore toutes 2 en zone d'expansion de l'activité. Seule l'Allemagne voit ses nouvelles commandes toujours progresser mais à un ryhtme moindre (52,5 après 54,7 en mars) alors que globalement elles passent en zone de contraction à 48,6 après 50,9 au plus bas en 3 ans. La baisse est assez faible pour la France et dans la moyenne (48,6 après 50,1) mais l'Italie et l'Espagne voient leurs entrées de nouvelles commandes atteindre des plus bas en plus de 6 ans.

Visiblement, l'idée d'un découplage écononomique entre USA et Europe pourra difficilement se fonder sur cette statistique  (L'Allemagne a vu, en outre, ses ventes au détail baisser de - 0,1 % en mars ce qui porte le repli à - 6,3 % sur un an. La consommation reste un sinon le point faible de la 1ère économie européenne à l'inverse de son voisin français dont c'est le point fort)

En ce qui concerne les USA, la donnée très attendue concernait bien sûr les créations d'emplois qui ont été dévoilées à un niveau supérieur aux attentes avec 20 000 destructions en avril contre - 75 000 attendues et - 81 000 en mars, - 83 000 en février et - 76 000 en janvier. 

Les pertes sont à un record de - 61 000 dans la construction portant le niveau des emplois dans la production en baisse de plus de - 100 000 à - 110000. Le gain se situe dans les services avec 90 000 créations  (même dans la finance : + 3 000) mais 79 000 postes concernent soit l'éducation, la santé, les loisirs ou sont issus du gouvernement (+ 9 000)

Bref, voici un chiffrage qui montre l'absence de dégradation ultérieure de la crise sur le terrain de l'emploi et un niveau de résistance supérieure aux attentes assez durement négatives exprimées par le consensus des analystes. Pour autant, il s'agit tout de même du 4 ème mois d'affilée en zone 'rouge'.

Enfin, les commandes à l'industrie ont pris + 1,4%  en mars bien au-delà des 0,2 % attendus. D'autres nouvelles rassurantes en arrière-plan se sont également inscrites sous les yeux des opérateurs avec une révision du chiffre de février à - 0,9% contre -1,3% en première estimation et une révision à la hausse de + 0,1 % contre - 0,3 % des commandes de biens durables. Cependant les stocks ont augmenté sur un mois de + 0,9 % à leur plus haut depuis 1992 (date du début de la stat)

    Si la récession dans le secteur de l'immobilier est très vive, les investisseurs ont à nouveau    la confirmation comme hier de la ''résistance' de l'économie, les aspects bancaires et immobiliers lui ayant donné une tonalité peut être un peu trop 'dépressive' comparativement aux chiffres dévoilés ici. Le Dow Jones a ainsi passé sa moyenne mobile à 200 jours, point capital de notre dernière analyse graphique, pour culminer à 13 131,72 points avant de se replier à la manière de mercredi sur les niveaux de la veille à 13 000 points et terminer en hausse de + 0,37 % à 13 058,20.

    L'autre aspect qui continue à s'ancrer dans les esprits et l'effet de ciseaux entre des doutes accrus sur l'Europe et une forme de soulagement  qui gagne concernant les USA. L'Euro poursuit ainsi son repli à 1,54 $.

Pour votre parfaite information, les américains seraient entrain de recevoir leurs premiers chèques dans le cadre du plan de relance annoncé par G.W. BUSH plus tôt dans l'année.
Enfin, les marchés du crédit restent, toujours très dégradés. Si la Fed se dit moins sollicitée par les entreprises d'investissement (type Bear Stearns), les banques semblent avoir toujours des besoins lourds. Ainsi quelques instants avant la grande statistique du jour, la Réserve Fédérale a annoncé que ces injections (sous le sigle TAF - Term Auction Facility) augmenteraient de 50 à 75 milliards $ lundi et que les opérations coordonnées avec la BCE passeront à 50 au lieu de 30 Mds $, celles avec la Banque Nationale Suisse (BNS) de 6 à 12 Mds $. Les facilités de crédit sont également ouvertes dorénavant aux courtiers et banques en échange de titres adossés à des encours de cartes-bleues ou à des prêts-autos.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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