Dans l'attente du communiqué de la Fed...

Publié le par Apprendrelabourse.org

Les volumes étaient à nouveau anémiques à Paris ce jour. Le plan de soutien à l'automobile US est toujours en attente et a été remplacé dans les préoccupations de 'première ligne' par le scandale Madoff, du nom de l'ancien patron du Nasdaq qui a floué dans une escroquerie 'monstre' de grands noms de la Finance et pour laquelle, les banques continuent à payer un lourd tribut en fonction de leur exposition à cette fraude soit environ 10 milliards $ pour les banques européennes (BNP perd - 10,06 % à 36,40 € / SG moins engagée lâche - 2,40 %)

L'attention s'est également focalisée sur la réunion de 2 jours qui vient de débuter à la Fed et qui se terminera par un communiqué demain à 20 heures 15 et une baisse de taux dont l'ampleur est difficilement anticipée d'autant que des mesures hors 'politique de taux' pourraient être annoncées (Paraîtront également demain les permis de construire pour novembre et l'inflation des prix à la consommation)

En ce qui concerne les données du jour, l'indice manufacturier pour la région de N-Y reste toujours très faible à - 25,76  en décembre après 25,43 en novembre et légèrement sous les attentes. La production industrielle nationale est par contre ressortie en baisse de - 0,6 % contre - 0,8 % attendu.

Le moral des promoteurs immobiliers reste toujours 'cloué au sol' à son plus bas historique à 9 en décembre ('50' représentant la borne d'équilibre entre situation favorable et défavorable) Les perspectives pour les 6 prochains mois baissent même encore de 18 à 16.

La situation technique d'ensemble n'a pas beaucoup évolué. Londres (Footsie 100) reste positionnée au-delà de l'ensemble de ses moyennes mobiles courtes (à 10,20 et 50 jours) De même, en zone euro, Francfort et Madrid restent en 'pointe' juste sous celle à 50 jours. Quant au CAC 40, ce dernier a comblé la partie du gap resté ouvert vendredi et clôture en baisse de - 0,87 % à 3 185,66 points. Le Dow Jones perd - 0,75 % à 8 564,53.
 
La grande variable du marché du moment reste la parité € / $. L'euro continue son échappée à plus de 1,37 $ en hausse de + 2 % à nouveau.


     → Article paru ce week-end :

      .
Marché des changes : Insaisissable dollar ... (Suite) 



     → "De retour de week-end" :

      . Mise à jour du point mort d'inflation à fin novembre, notion vue le week-end précédent dans
Apprendre et comprendre la finance : comment approcher l'inflation via le marché obligataire ?


     . Quelques évolutions et remarques également depuis le second article sur les obligations du week-end précédent Zone Euro : entre éclatement et attraction

- Les emprunts d'Etat pourraient ne plus faire recette (Le monde) Extrait : "A l'avenir, pour séduire les investisseurs, les rendements offerts vont sans doute augmenter. Personne ne sait de combien mais une chose est sûre. Les pays comme la Grèce ou l'Italie, jugés plus à risque et qui s'endettent déjà aujourd'hui à des taux de l'ordre de 4,5 %, contre 2,5 % en Allemagne, seront parmi les plus pénalisés."

- «La BCE devra prendre des dispositions parallèles à celles de la FED» (Le Figaro)

Extrait : "Hier, une adjudication d'obligations de l'Etat allemand à deux ans a tout juste trouvé preneur. Est-ce un signal pour les Etats qui font appel à l'emprunt sur les marchés?

Oui, c'est un signal et il n'est pas isolé. C'est au moins le quatrième pays qui est confronté à ce problème. Le fait que cette fois-ci cela touche l'Allemagne, la meilleure signature européenne, est particulièrement préoccupant."


Remarque : déjà l'an dernier, l'Allemagne qui détient le plus gros marché européen obligataire, via les covered bonds (obligations sécurisées très bien cotées de type immobilières, publiques ou parapubliques) dont nous avons déjà parlé avait connu un soubresaut à pareille époque, les fins de trimestre ou d'année pouvant être de manière classique un peu plus tendues.

Un moindre attrait pour les titres US à 3 ans a par ailleurs été constaté tout récemment. Notons que cette échéance a été réactivée dernièrement et n'entre pas vraiment dans la pratique habituelle du marché.


La durée est devenue essentielle quoiqu'il en soit. On se rue sur le court et le très court. Le moyen terme est moins attractif. Déjà observé avant que les taux ne tombent (Cf.
Marchés obligataires : une double 'trouille') En panique extrême, le marché cherche des liquidités et les obligations à terme même les plus sûres s'en éloignent. Relire à ce sujet l'extrait sur la faillite de LTCM en 98 (du signe à la conclusion) dans Apprendre et comprendre la finance : évolution de la courbe des taux US

Et pour la France ? Prochaine émission d'une obligation de l'Etat : le 3 janvier 2009 via une OAT (Obligation assimilable du Trésor)

A suivre.

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