Les grands travaux d'Obama

Publié le par Apprendrelabourse.org

Le CAC 40 réussit à aligner une 5 ème séance de hausse consécutive de + 0,31 % à 3 359,92 points dans des volumes très menus. Le Dow Jones cède en revanche -0,91 % à 8 952,89 points.

Les principaux mouvements ont eu lieu sur les marchés des changes qui ont la réunion de la BCE du 15 janvier prochain en ligne de mire. Les anticipations de différentiel en terme de taux d'intérêt ont basculé un peu plus en défaveur de l'euro (Pour mémoire :
Marché des changes : Insaisissable dollar ... (Suite)) d'autant que le vice-président de la BCE et le gouverneur de la Banque du Portugal, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, ont clairement laissé entendre que des ajustements à la baisse des taux auraient lieu si besoin. Ces propos ne concernaient pas directement la réunion à venir mais étaient centrés sur le risque de voir le taux d'inflation plonger un peu trop bas sous l'objectif des 2 %.

L'euro chute de - 2,34 % à 1,3633 $ et de - 3,55 % à 0,9267 £.

→ Plus à l'arrière-plan de l'actualité, sont parues les dépenses de constructions privées aux USA pour octobre en baisse de - 0,6 % sur un mois et de - 3,3 % sur un an.

Parallèlement, le nouveau Président américain a fait également un nouveau pas vers son entrée officielle  le 20 janvier prochain en présentant un peu plus précisément les modalités de son plan de relance. Entre réductions d'impôts et diverses mesures qui ne seront pas votées et appliquées avant début à mi-février, la statistique du jour est l'occasion de percer un peu plus un des aspects importants de ce plan concernant les mesures prises pour réaliser de grands travaux d'infrastructures, de rénovation de routes, écoles et autres hôpitaux. Chacun cherchant à savoir quels effets de telles mesures vont avoir, voici quelques éléments pour vous forger votre opinion :

La situation de la construction est extrêmement déprimée pour la construction résidentielle - plus personne n'en doute - mais l'activité non-résidentielle (usines, bureaux, centres commerciaux etc...), au sujet de laquelle différents éléments au printemps dernier nous alertaient sur le changement de tendance est entrain également de commencer à donner de grands signes de faiblesse
 :


En complément voici un indice d'activité des architectes qui montre un indicateur sur des plus bas records.

√ Les dépenses totales de construction représentent 1000 / 1100 milliards $ annuellement soit environ 7 % du PIB américain mais surtout engendrent des besoins connexes importants pour le reste de l'économie (financement, assurance, aménagements, mobilier, etc...)

- la construction privée représente 70 % qui se répartissent ainsi :
   . 30 % pour le résidentiel
   . 40 % pour le non-résidentiel

- Construction publique : 30 % qui se répartit ainsi :

    . 27 % par les états et au niveau local
    . 3 % seulement par le budget fédéral

Sur un an la construction privée chute de - 7,4 % alors que la construction publique grimpe de + 7,9 %.

La situation est assez simple : la construction publique n'arrive pas à compenser celle d'ordre privée compte tenu de son importance et le moteur du 'non résidentiel', le plus important, menace désormais de passer en zone négative.
Plus difficile encore, les états américains et les collectivités locales dont une partie des financements provient des taxes et impôts sur la construction et l'immobilier rencontrent des difficultés accrues à boucler leur budget. Ce sont autant de problèmes pour initier de nouveaux projets et même lancer ceux déjà décidés.

Exemple le plus connu : c'est l'E
tat d'urgence fiscale en Californie, état dans lequel 235 000 fonctionnaires sont menacés d'être licenciés selon les indications du Gouverneur délivrées peu avant Noël. Tout récemment il est fait état de coupures budgétaires dans les remboursements et couvertures de santé.

1 moteur a lâché, les 2 autres sont à la peine et représentent les 2/3 des dépenses de construction, le budget fédéral reste là aussi le dernier à pouvoir initier encore une quelconque poussée.

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