Les profits des entreprises américaines au plus haut depuis la guerre

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Chaque trimestre paraît avec les chiffres du PIB américain, le total des profits des entreprises. Il ne s'agit pas là des profits des plus grandes sociétés cotées américaines qui composent le S&P500 sur lesquels nous revenons 4 fois par an à propos des attentes et des réactions sur les publications réelles dans le suivi boursier habituel mais d'une publication 'retardée' issue des comptes nationaux (NIPA) et qui dépendent de la croissance comme par exemple les dépenses et revenus des ménages.

Pour les premiers résultats du 4ème trimestre, il faudra attendre le 10 janvier prochain en ce qui concerne les résultats d'Alcoa qui lancera la saison des publications trimestrielles avec des incidences directes sur les cours de bourse. Ici, il s'agit des profits générés par l'ensemble des entreprises pour le 3ème trimestre afin de dresser un panorama macro-économique en cette fin d'année sur des données et des angles de vue assez peu traités.

En considérant les bénéfices des entreprises après paiement des taxes, la crise a engendré une variation annuelle ci-dessous tout à fait hors normes tant lors du plongeon au début de la crise que lors du redressement de la profitabilité.

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La réactivité des entreprises plusieurs fois soulignée en matière de préservation de leur marges est tout à fait remarquable pour une tendance qui désormais se normalise et décélère maintenant fortement vers des taux de progression moyen sur le plan historique ( + 27 % du 3ème trimestre 2009 au 3ème trimestre 2010)

En termes absolus, les profits atteignent 1 416,3 milliards de dollars après 1 382 et 1 369 milliards lors des 2 premiers trimestres.

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Compte tenu d'un précédent sommet à 1 368 milliards au 3ème trimestre 2006, 2010 devrait dépasser les précédents records annuels d'il y a 4 ans.

Les profits augmentent, les cours des sociétés cotées augmentent, mais pourquoi personne ne semble embaucher ou presque dans un pays où le taux de chômage officiel reste collé aux alentours de 10 % depuis 18 mois ? Les profits ne se traduisent pas en nouveaux emplois.

La production horaire pour le personnel employé (dernière courbe) a connu une accélération au plus fort de la récession qui correspond au rythme de progression le plus élevé jamais atteint jusqu'ici. Celle-ci est néanmoins aujourd'hui pratiquement à l'arrêt aux alentours de 111 (100 en 2005)

 

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Lelievremilou 30/12/2010 13:36



oui c'est ça ! mais dans le pays concerné les entreprises, via, la distribution se trouvent confrontées à une perte de consommateurs. Un bon chômeur en fin de droits n'est pas un bon
consommateur, à mon avis.



Lelievremilou 30/12/2010 11:41



Bonjour Gilles


" pourquoi personne ne semble embaucher ou presque dans un pays où le taux de chômage officiel reste collé aux alentours de 10
% depuis 18 mois ?"


à mon avis pour conserver cette rentabilité 


R.Schiller n'est pas très positif par contre
:


 


http://www.businessinsider.com/robert-shiller-if-house-prices-keep-falling-this-fast-the-economy-is-screwed-2010-12



Apprendrelabourse.org 30/12/2010 12:23



... Parce que la productivité a beaucoup augmenté sous le poids de la contrainte économique en période de forte récession. Le coût unitaire du travail a fortement baissé augmentant la
productivité.


 


Autrement dit, parce qu'il est possible de produire plus avec une même quantité de personnel et donc d'avoir de meilleures marges (3ème graphique)


 


Bonne journée,