Actualité - Bourse - Finance : Les anciens soucis réapparaissent

Publié le par Gilles Caye

Après un record en séance hier soir à Wall Street, le Dow Jones s'est replié sur les chifffres de General Motors qui a indiqué hier voir ses ventes baisser en raison de la crise de l'immobilier et du taux de défaillances en hausse sur les prêts immobiliers qui se répercutent sur l'activité automobile actuelle. Déjà alourdie par la hausse du pétrole et la baisse du N°1 mondial automobile qui perdit hier soir plus de 3 %, l'inclinaison baissière pour la journée d'aujourd'hui était donnée, les mots de "problèmes immobiliers" refaisant surface et en évoquant au plus mauvais endroit des conséquences : la consommation des ménages.


Je rappelle que GM est par ailleurs engagé directement et même 'enlisé' dans les prêts à risque immobiliers via une de ses filiales GMAC nécessitant une provision de l'ordre du milliard de dollars pour couvrir les défaillances en cours. L'Amérique et l'emblème General Motors a d'ailleurs été destitué de sa place de N°1 mondial aujourd'hui, Toyota lui ravissant la place avec le chiffre des ventes du 1er trimestre 2007.

Pour l'Europe, le retour de l'immobilier et des craintes liées maintes fois détaillées ici sont venus par un chemin passant par la péninsule ibérique peu étonnant compte tenu des niveaux de progression enregistrés dans ce pays concernant la construction et la hausse des prix ces 10 dernières années et eu égard au ralentissement du secteur évoqué il y a quelques jours.


Madrid perd ainsi - 2,73 %, le promoteur Astroc lachant encore à l'instant - 11,69 % après une chute libre de - 37 % hier. Si le mouvement commencé le 18.4 était resté jusque là isolé ( cotée 45 € le 17.4, Astrocc cote aux alentours de 15 € aujourd'hui) et les craintes diffuses, aujourd'hui c'est l'ensemble du secteur espagnol coté en bourse qui subit la contagion de plein fouet alourdissant le secteur immobilier dans toute l'Europe.

A l'ouverture de Wall Street, tout ceci a été encore alourdi avec :

  • -les reventes de logements anciens aux USA en baisse de - 8,4 % (plus forte baisse depuis 1989) en mars bien en dessous des attentes et du chiffre de février. Le prix médian des logements est ressorti à 217.000 dollars, soit une baisse de 0,3% sur un mois.

  • - L'indice de confiance des consommateurs US (indice du 'Conference Board' via une enquête auprès de 5000 foyers) en baisse à 104 en avril contre 108,2 (révisé de 107,2) en mars et 105 attendu par les économistes. Toutes les composantes de l'indice sont en baisse : la vision de la situation actuelle, la vision de l'avenir à plus long terme et la facilité à trouver un emploi sans compter les anticipations en hausse concernant l'inflation, ce qui n'était pas le cas le mois dernier, les composantes étant plus contradictoires les unes avec les autres.
Après la hausse quasi interrompue depuis la mi-mars, un tel environnement ne pouvait qu'orienter les indices à la baisse, le CAC 40 réussissant à rebondir par 2 fois entre 5860 et 5870 pour réduire la perte à la clôture à 5886,03 en baisse de - 0,53 % (Francfort a plié au plus fort de près de 1,70 %) et dans des volumes supérieurs à ceux d'hier pour l'indice phare parisien.

Si le Dow jones reste stoïque face à ces maussades statistiques en hausse de + 0,13 %, la chute de Madrid est supérieure au décrochage du 27 février, certes isolée mais marquant des soubresauts marqués dans l'immobilier pour la première fois en Europe indépendamment d'un mouvement sur les bancaires ou  de décrochages au sein des bourses américaines sur ce compartiment.

Publié dans ACTUALITES BOURSE

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