Actualité - Bourse : rebond très important en Europe

Publié le par Apprendrelabourse.org

fotolia_actualit---675198.jpgL'envolée de Wall Street à partir de plus bas près des 11 650  pour finir en  hausse à plus de 12 200 points se sera prolongée ce jour en dépit de l'information spectaculaire de la fraude supposée concernant la Société Générale, premier acteur mondial dans les dérivés actions avec une part de marché de 15 %. La banque finit seule dans le rouge (- 4,14 % à 75,81 €) sans emporter avec elle les bancaires puisque Dexia s'envole de + 9,47 % et BNP de + 6,84 %, cette dernière faisant état d'un communiqué indiquant que le contrôle des comptes en cours ne posait aucun problème et qu'un aperçu des comptes pour 2007 serait donné en avance semaine prochaine. La parution officielle est prévue fin février.

La Société Générale terminerait donc suivant les éléments préliminaires sur un léger bénéfice pour 2007 et lance une augmentation de capital de 5,5 milliard € pour maintenir son ratio de solvabilité. Le montant de l'augmentation de capital équivaut peu ou prou au bénéfice de 2006 alors que les capitaux propres de la banque étaient évalués à 30 MdS € à cette même date.

La cote a été soutenue par ailleurs par des chiffres encourageants à l'image de l'IFo, indice du sentiment des entreprises allemandes qui passe de 103,4 en janvier après 103 le mois dernier au-delà des attentes.

Les résultats des sociétés ont par ailleurs été un soutien avec les chiffres provisoires d'Allianz en hausse de + 14 % concernant son résultat net. Résultats définitifs également fin février. L'Oréal a confirmé sont objectif de croissance de son Bénéfice par action (BPA) à 2 chiffres et Saint-Gobain confirme ses objectifs financiers 2010.

Le CAC 40 termine en hausse de + 6,01 % à 4 915,29 points dans des volumes toujours énormes comme hier alors que Francfort retrouve les 6 800 points.

La Maison Blanche a par ailleurs annoncé avoir trouvé un terrain d'entente avec le Congrès pour mettre en place rapidement le plan de relance qui suivant les chiffres communiqués concernera 117 millions de ménages qui recevront une aide gouvernementale. Un plan de sauvetage des rehausseurs de crédit est par ailleurs en cours de finalisation a priori.

Dans le cadre de ces soubresauts intempestifs, nous avons continué à faire paraître en début d'après-midi un suivi graphique du CAC 40 qui montre l'importance des zones non traitées par les cours ces dernières heures, les cours étant pris entre un gap majeur en données quotidiennes au-delà des 5012 points et un gap en données horaires
(on parle aussi "d'UT : 1 heure" pour 'Unité de Temps 1 heure' ou de compression 'hourly') qu'il convient de conserver à l'esprit car étant un support important très travaillé ces derniers jours mais n'apparaissant pas aussi clairement sur les graphes traditionnels (en données quotidiennes ou compresssion 'daily') --> CAC 40 : en équilibre précaire entre de fortes émotions

Techniquement, le CAC 40 est entrain de sortir de sa zone de tension (sur-vendu) mais reste très instable avec un indicateur de volatilité qui retrouve les niveaux de 2003 et qui vient d'entrer dans une nouvelle zone que nous étudierons en détail ultérieurement. Ceci confirme les attentes en terme d'accélération de la dernière analyse alors que le Dow bute sur son plus haut en terme de volatilité réalisé à la fin novembre, ceci confirmant l'approche de notre dernière analyse axée plutôt sur une baisse en terme de 'continuation' vers des plus bas. En conséquence, il convient d'avoir en tête que l'accélération pourrait se produire pour l'indice phare mondial paradoxalement à partir de maintenant et donc trouver une  plus grande vélocité (détail à suivre prochainement également - pour mémoire : consulter le 1 er graphe de
De New York à Shanghaï : points de repères sur la volatilité et la tendance )

Le Dow Jones clôture en hausse de + 0,88 % à 12 378 points soutenu par des volumes en hausse en fin de séance alors que l'actualité spectaculaire du jour aura complètement eclipsé la baisse à nouveau de - 2,2 % des ventes de logements dans l'ancien en décembre aux USA portant la chute sur un an à - 22 % et à - 34 % depuis le pic de juin 2005. Le prix médian est en baisse de - 6 % d'une année sur l'autre, de - 9,4 % par rapport au plus haut atteint en juillet 2006 et jusqu'à - 11,1 % dans l'Ouest sur un an (meilleur score : le Midwest à - 3,9 %) Ces données de fond qui sont largement à la base de beaucoup des difficultés actuelles largement médiatisées par ailleurs indiquent que la tendance reste sur le terrain pleinement d'actualité, le seul élément positif étant la baisse des stocks d'invendus passant de 10,7 mois à 9,6 mois de ventes.

A trop regarder les symptômes, on finirait par en oublier le fond de la maladie.

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