CAC 40 : nouvelle poussée haussière avec l'emploi aux USA

Publié le par Apprendrelabourse.org

Après le décalage à la hausse assez vif d'hier réalisé dans de beaux volumes, le CAC 40 ré-édite la performance avec un score à la clôture de + 1,05 % à 6168,15 points soit un plus haut de près de 7 ans le tout dans un concert de publications statistiques aux USA qui aura soutenu la tendance ferme des bourses européennes.

Si le revenu des ménages en avril aux Etats-Unis aura fléchi de - 0,1 % contre + 0,8 % en mars  et contre + 0,3 attendu, les dépenses de consommation auront progressé de + 0,5 % contre + 0,4 % en avril (+ 0,2 % attendu) montrant toujours un certain ressort du consommateur US. Le différentiel se retrouve bien sûr dans un taux d'épargne toujours négatif les américains se rabattant sur le crédit pour soutenir ce rythme mais cela montre à l'inverse des chiffres de la distribution vu ici il y a peu que la consommation globale reste un soutien pour l'ensemble de l'économie interne et externe des USA à l'heure actuelle. En données mensuelles le taux d'épargne ressort donc à - 1,3 % contre - 0,7 % le mois précédent.

Le chiffre de l'inflation des prix à la consommation qui accompagne ces données (indice dit 'PCE') ressort en global à + 0,3 % contre + 0,4 % en mars, celui très regardé par la Fed pour juger de l'inflation et de sa politique de taux, l'indice de base (hors éléments volatils tels que l'énergie et l'alimentation) ressort même  à seulement 0,1 % sous les attentes (+ 0,2 %). Si cela est supérieur au chiffre de mars (resté inchangé), en glissement annuel l'inflation dite 'de base' revient de 2,3 à 2,2 % à fin avril soit toujours un niveau supérieur aux objectifs de la banque centrale ( 1 > % infl< 2 ).

Ces chiffres d'inflation entrain de se calmer auront été suivis par les bons chiffres de l'emploi permettant aux marchés actions en Europe de continuer à grimper jusqu'à la clôture. 157 000 nouveaux emplois ont été créés en mai au delà des 130/135 000 attendus et après les 80 000 du mois précédent.

Sur la base de ces chiffres, la 1ère économie mondiale serait en ralentissement comme vu hier avec le chiffre du PIB pour le 2nd semestre avec un secteur immobilier pesant de façon plus lourde et plus durable que prévu mais avec une inflation qui resterait sous contrôle comme la consommation et sans détérioration visible pour l'heure du marché du travail. Entre les visions optimistes et celles plus négatives, il se dessine cependant chez de plus en plus d'économistes des questionnements sur un marché du travail toujours très soutenu dans une économie connaissant un rythme de progression divisé par plus de 4 en un trimestre. Si le maintien de la consommation s'explique par l'endettement et la baisse de l'épargne, l'absence de signes visibles sur le marché du travail pourrait être due non seulement à un temps de latence notamment via les pertes du secteur immobilier mais aussi le fait d'une population active non déclarée de ce secteur qui passerait entre les mailles des filets statistiques. Nous n'avons aucun moyen de vérifier l'information mais force est de constater que ceci devient de plus en plus présent chez des intervenants de renom. A suivre...

Pour le reste, 'la musique' vous est maintenant connue, le consommateur achetant toujours et ne pesant pas sur la croissance mondiale élevée, les sociétés, les économies et les indices qui en tirent le plus partie sont donc celles affichant les meilleurs scores, à l'image de l'économie exportatrice allemande à nouveau sur le podium du jour avec Francfort en pleine aspiration haussière comme vu il y a quelques heures dans l'article La bourse de Francfort et le DAX s'envolent à l'assaut des 8000.

A ce rythme Francfort devrait semaine prochaine casser à la hausse son ancien record historique vieux de 7 ans...ce sera un cap à observer de près pour déceler une éventuelle nouvelle accélération haussière sur ces niveaux.

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