Bourse de Paris : petites et moyennes valeurs en tête

Publié le par Apprendrelabourse.org

Les marchés européens évoluaient seuls aujourd'hui compte tenu de la fermeture de Wall Street pour cause de jour férié pour le Labour Day.

En dépit de l'absence des opérateurs Outre-Altantique, les volumes sont restés tout de même assez élevés comme lors des 4 séances précédentes. Dans le sillage des marchés asiatiques assez fermes (Tokyo gagne 1,31 % pour le Nikkei à  10 320,94 points) l'ensemble des places européennes clôturent nettement dans le vert.

Le CAC 40 n'enregistre qu'une seule baisse (Air France-Klm) et termine à 3 652,83 points en hausse de 1,50 % avec l'ouverture d'un nouveau gap haussier entre 3603 et 3621. C'est un seuil à retenir pour demain qui pourrait exercer sa force de rappel, le marché n'ayant pas re-testé en cours de journée comme
le 20 août dernier ce niveau pour établir un support.

L'ensemble de la séance a été soutenue par la progression de 3,5 % des commandes à l'industrie en Allemagne pour le mois de juillet contre seulement 2 % attendu.
L'autre soutien est venu du rejet par Cadbury d'une OPA (Offre publique d'achat)initiée par Kraft Foods. Le titre s'envole de 37,85 % à Londres.

L'information centrale du jour se situe plus sur les indices des "small & mid caps" (petites et valeurs moyennes) qui enregistrent les meilleurs scores et réalisent en ce début de semaine de nouveaux records annuels (sauf SBF 80 et CAC Next 20) :

          CAC small 90 : + 2,47 %
          SBF 80 : + 2 %
          CAC Mid & Small 190 : + 1,94 % (cf. graphique ci-dessous)
          CAC MiD 100 : + 1,88 %
      et CAC Next 20 (les 20 valeurs derrière le CAC 40) : + 1,82 %




→ Article paru ce week-end :

 .
Or / Matières premières : un ratio au coeur de l'histoire de la Finance 


  → "De retour de week-end" :

 . A découvrir : éducatif & informatif, www.fenetre-sur-cours, le tout nouveau site de Michel Delobel


  . Les banquiers sortent-ils toujours autant leurs parapluies ? Suivant l'enquête de l'OCDE, les conditions d'octroi de crédit aux entreprises sont toujours restrictives aux USA d'un point de vue historique mais une assez nette amélioration est observée depuis le pic de la fin 2008.

Source : OCDE

  . A suivre: Le S&P500 poursuit sa tendance haussière mais des divergences sur les indicateurs ont pris forme comme au début de l'été. La hausse n'est pas confirmée par l'indicateur de tendance MACD.

Ceci ne remet pas en cause pour l'heure le trend mais signifie que la force sous-jacente inhérente au mouvement n'est pas aussi puissante qu'en avril par exemple ou qu'en juillet/août. On parle ici de "divergences" car la direction des cours (en vert) et celle des des indicateurs (en rouge ou orange) ne sont pas les mêmes.

Publié dans ACTUALITES BOURSE

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PF 08/09/2009 21:43

Bonsoir,Si je comprends bien votre dernière idée, tant que la Chine n'aura pas développé la consommation sur son marché domestique et sera uniquement tournée vers l'export, il est peu probable qu'émerge un indice hors USA, sur lequel les autres économies s'aligneraient. Faute d'alternative, c'est la coutume qui domine.Meilleures salutations,PF

Gilles Caye 08/09/2009 22:35



Oui on peut le voir un peu comme cela.

L'approche étant mondiale. Tant qu'il n'y aura pas d'autre baromètre vraiment pertinent pour en refléter la tendance, on restera sur celui-là (la zone euro pèse quand même mais on la regarde
beaucoup trop pays par pays pour que ce soit significatif)
Le moteur  tel qu'il est largement admis depuis  20 ans (je dis personnellement 30 ans et un peu +) a été celui du crédit et de la consommation (le premier prime
sur le second, car c'est lui qui a initié la grande vague d'expansion puis la brisure qu'on subit depuis 2007)

La Chine (et d'autres) doit non seulement comme vous le dîtes devenir une nation de consommateurs mais qui plus est de gros consommateurs. Développer son marché intérieur est une chose, le
transformer une autre. Car c'est une nation d'épargnants. La classe moyenne qui émerge n'a pas encore beaucoup de patrimoine, n'a pas vraiment de protection sociale, ni de système de
retraites. Toutes ces choses qui existent en Occident. La conséquence est que les chinois assez livrés à eux-mêmes épargnent et épargnent énormément pour ce faire.

Conséquence : il y a un frein naturel à la consommation des chinois. Le modèle est sur le mode "épargne - investissement - consommation", ce qui fait plusieurs choses à renverser.

D'une part que le lieu de consommation principal se déplace géographiquement, thème économique classique. La démographie y joue un grand rôle. Mais aussi et surtout que le modèle
de développement d'un point de vue cette fois financier se renverse sur un mode d'épargne de manière mondiale ou que la Chine adopte une structure qui permette aux chinois de se libérer de
contraintes pour dépenser et s'endetter en poursuivant le modèle actuel que nous connaissons par ici.

L'issue de la question de la dette/épargne est aussi important sinon plus que le déplacement en terme régional.

Bonne soirée,



PF 08/09/2009 09:03

Bonjour,J'apprends peu à peu à décortiquer la bourse grâce à votre blog. C'est la crise qui m'a donné envie de mieux connaître la façon de penser des professionnels de ce secteur.J'ai commencé avec un à priori assez simple "apparemment, bien que l'on présente les activités de bourse comme une science, parfois on se demande si les opérateurs n'attendent pas simplement le résultat US, en fin de journée, pour tout répercuter ici". Paf, la bourse est fermée aux US, et tout progresse ici. Certes, il y a eu de bonnes journées récemment, alors que la bourse était ouverte aux US, mais les raisons de se réjouir sont maigres aujourd'hui (infos en Allemagne, OPA...). Ne sommes-nous pas bêtement dépendants des indicateurs d'une économie US qui a perdu sa place depuis quelques temps ?Cordialement

Gilles Caye 08/09/2009 21:21



Bonsoir,

Effectivement si l'économie est présentée comme une science (en France on parle de Sciences Economiques & Sociales mais cela dépend en fait des cultures) le domaine boursier emprunte à
beaucoup d'autres domaines en fait... psychologie, comptabilité, analyse financière, modélisation mathématique, l'essentiel est de ne jamais trop perdre son bon sens et de développer ses
facultés d'observation au fil de l'eau.

Les 2 grands pilliers classiques du sujet sont l'analyse fondamentale (données économiques, bilan des sociétés, annonces diverses etc) et l'analyse graphique et technique (c'est à dire 
l'analyse des cours et de la psychologie des opérateurs...)

 La justification de mouvement par des données factuelles est parfois présente mais à d'autres moments totalement absente. Tout dépend de l'humeur du marché.

Nous sommes en tout état de cause en permanence avec un rapport acheteur / vendeur qui peut être approché ou décrypté via l'analyse graphique et les cours sont eux-mêmes une information à part
entière dont il faut tenir compte. Le 'vert' (clair) était mis dés la séance de vendredi confirmé par Tokyo etc.. l'essentiel de la hausse a eu lieu en tout début de journée.

La 'raison' si on veut l'appeler comme cela et qui transparaît via l'OPA et la hausse des small caps est un certain appétit pour le risque. Le seul jugement qui compte est celui du marché.


Le mimétisme vis à vis des marchés US est évident et il faut en tenir compte. C'est en suivant les USA que les tous premiers signes négatifs ont été décelés en amont de cette crise. La
monnaie US reste N°1 aujourd'hui dans les échanges et en tant que monnaie de réserve. Les 2 nations qui suivent, hors Chine, c'est à dire l'Allemagne et le Japon n'ont pas de
grande autonomie ni militaire, ni diplomatique. Les marchés US restent les plus "profonds" et les plus liquides pour l'heure.

En terme boursier, le S&P 500 est composé de sociétés dont le chiffre d'affaires se réalise plus en dehors des USA maintenant que sur le territoire américain. Cela donne
l'impression de suivre une donnée américaine mais c'est en fait une donnée mondiale sur l'activité.  De même quand on parle de Caterpillar, la dimension est mondiale. Idem pour General
Electric, société américaine mais dont les activités multiples sont toujours l'occasion de prendre le pouls de multiples secteurs dans lesquels ce conglomérat a une activité à
travers le monde.

Il y a une perte d'influence américaine sans doute mais sur ce dernier paragraphe peu de choses ont changé en fait. Le marché a une approche mondiale. Pour approcher cette
dimension, ça passe encore très largement par les US. Regardez comme la bourse de Shanghaï a baissé sans grand impact depuis plusieurs semaines.

Mais ça évolue effectivement d'où l'intérêt de suivre des données comme le cuivre, le BDI par exemple ou encore la situation des pays de l'OCDE pour avoir une vue large.

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